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Square Ambiorix 50 (Bruxelles)
© 2004 photo Thierry Willemsen |
Il s’agit d’une exceptionnelle maison (connue sous le nom de «
Maison des Quakers ») construite vers 1899 par l’architecte Georges
Hobé (1854-1936) pour un agent de change, J.J. Van Stappen. Le schéma
de composition des façades de l’immeuble fait apparaître l’organisation
et la fonction de certains espaces intérieurs. Les façades
sont sobres et équilibrées, les matériaux constituant
la seule décoration (briques rouges rehaussées d’éléments
en pierre), et évoquent, à travers certains détails,
l’influence du cottage anglais tels la cheminée monumentale, les
toitures d’ardoises et surtout le bow-window. Dans la lignée du
style cottage et de la démarche de l’Art nouveau, l’immeuble se
distingue par la qualité de l’agencement de ses espaces intérieurs
qui, en répondant à une logique rationnelle, fut guidée
par un souci de confort, en adéquation avec le mode de vie et la
personnalité du commanditaire. |
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Rue de l’Abdication 4 (Bruxelles)
© 2004 photo Thierry Willemsen |
Cette habitation bourgeoise de style Art nouveau fut commandée
par les frères Van den Heede à l’architecte Gustave Strauven
et construite en1902. Animée par une succession irrégulière
de bandes en briques blanches et rouges, la façade de l’immeuble
de la rue de l’Abdication témoigne parfaitement de son style et
est remarquable par sa qualité esthétique. L’originalité
de Strauven s’exprime également dans le traitement de la lucarne
monumentale flanquée de deux arcs-boutants d’inspiration gothique
se rejoignant pour former un arc de cercle. Cette recherche décorative,
presque excessive et le vocabulaire architectural utilisé dans cet
immeuble trouvera sa plus parfaite expression dans la maison qu’il dessine
pour Georges de Saint-Cyr (square Ambiorix, 1900-1902). L’immeuble conserve
l’ensemble de sa menuiserie Art nouveau, indissociable des éléments
en métal qui contribuent à définir le caractère
de la façade, ainsi que, à l’intérieur, une remarquable
cage d’escalier d’inspiration Art nouveau. |
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Rue Saint-Quentin 32 (Bruxelles)
| Il s’agit d’une élégante maison bourgeoise conçue
par Gustave Strauven (1878-1919), l’un des principaux représentants
de la deuxième génération des architectes de l’Art
nouveau à Bruxelles. Cet architecte développa un style personnel
et original, tout en gardant les leçons de son maître, Victor
Horta. Contrairement à Horta, Strauven travailla pour la classe
moyenne, plus soucieuse d’effets de façade que de révolution
dans la manière d’habiter. C’est pourquoi l’architecte reprend en
général le plan traditionnel de l’habitation moyenne et recourt
rarement aux matériaux nobles, privilégiant la brique, moins
coûteuse. L’architecte compense largement cette économie des
matériaux par la richesse de la polychromie qui joue sur l’alternance
de la brique colorée. Cette maison témoigne remarquablement
du style de Strauven : les briques polychromes en bandes alternées
auxquelles il recourt sont dictées par le souci de créer
un tissu chromatique conférant à la façade une impression
de riche décoration. Il s’agit d’un immeuble que l’architecte conçut
en début de carrière mais déjà son originalité
s’exprime dans le traitement des éléments en pierre bleue
des balcons et du pignon, qui constituent en effet les motifs les plus
significatifs de la façade et témoignent d’une recherche
particulièrement esthétique. |
© 2004 photo Thierry Willemsen
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n° 57 de la même rue Saint-Quentin
© 2004 photo Thierry Willemsen |
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Rue des Eburons 52 (Bruxelles)
| Cette maison bourgeoise de style Art nouveau (1901), constitue un remarquable
témoin de la production architecturale de Léon Delune (1862-1941),
l’un des grands représentants de la seconde génération
des architectes de l’Art nouveau. La façade est une synthèse
originale et très personnelle de différents ingrédients
Art nouveau (on retrouve des éléments du vocabulaire de Horta,
l’arc outrepassé d’inspiration mauresque repris par Hankar, etc.)
et se distingue surtout par le travail formel extrêmement monumental
et plastique dont fait l’objet la travée principale : le balcon
et la logette située dans sa prolongation forment une structure
en soi, comme rajoutée à la composition de la façade
et leurs pierres bleues ne présentent quasiment pas de détails
ou de sculptures. L’immeuble constitue aussi un parfait témoin de
l’habitation bourgeoise traditionnelle au tournant des XIXe
et XXe siècles à Bruxelles par son agencement
intérieur. |
© 2004 photo Thierry Willemsen
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| Avenue Besme 103 ( Forest)
Cette villa est une des réalisations les plus caractéristiques
de l’œuvre de Alphonse Boelens. Opérant tant dans la sphère
publique, en tant qu’architecte communal d’Ixelles à partir de 1908,
que dans le domaine privé, il marie dans sa production les influences
éclectiques et l’Art nouveau comme en témoigne cette architecture.
Cette villa présente, essentiellement en façade avant un
vocabulaire proprement Art nouveau, notamment dans le mariage des matériaux,
le traitement de l’arrondi de la fenêtre du rez-de-chaussée
et les ornements des châssis et des balcons. Par ailleurs, elle présente
la particularité d’avoir conservé les éléments
de décoration propre à une classe sociale aisée qui
favorisait alors le mélange des influences |
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| Cette maison d’habitation (1903) est due à l’architecte Aimable
Delune, dont les trois frères, Léon, Ernest et Edmond, étaient
également architectes. La famille Delune s’est illustrée
dans la région bruxelloise par de nombreuses réalisations,
en particulier dans le quartier des étangs d’Ixelles. Cet immeuble
est la propre maison d’Aimable Delune qu’il habita jusqu’à sa mort
en 1923. La demande de permis de bâtir, conservée à
la commune d’Ixelles, date de 1902 et reprend également les maisons
attenantes aux n° 43 et 45. Le style de la façade s’apparente,
entre autres par le grand arc évasé, aux réalisations
de l’architecte Ernest Blérot, qui fut lui aussi très actif
à Ixelles. Delune crée des effets de surface par un dialogue
des matériaux caractéristique de l’Art nouveau, combinant
la pierre blanche et bleue, la brique blanche des étages avec bow-window,
balcon et triplet. |
Rue Van Elewijck 41
(Ixelles)
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Rue de Roumanie 40 (Saint-Gilles)
Cet immeuble à appartement Art nouveau est un témoin important
de l’œuvre de l’architecte Paul Vizzavona. Conçu en 1905, il est
plus que probablement le premier bâtiment qu’il réalisa de
façon autonome. L’influence de Victor Horta et Paul Hankar est encore
clairement visible. Dans ses projets postérieurs il trouvera l’équilibre
entre l’Art nouveau et le classicisme français.
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| Avenue du Panthéon 39 (Koekelberg)
Ce bâtiment est un témoin important et plutôt rare
de l’architecture Art Nouveau dans le nord-ouest de la Région de
Bruxelles-Capitale. L’élégant immeuble, conçu en 1913
par Fernand Lefever, était la maison de l’architecte. Un grand nombre
d’éléments Art nouveau, aussi bien en façade qu’à
l’intérieur, forment un échantillonnage des capacités
de l’auteur. Un bon nombre de projets postérieurs, réalisés
par Lefever dans les environs de l’avenue du Panthéon, montrent
une élévation semblable, dépourvues des décorations
impressionnantes de sa propre maison. |
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| Place Louis Morichar 14 (Saint-Gilles)
Cette très élégante maison conçue et élevée
en 1899 par Georges Delcoigne est contemporaine des premiers aménagements
urbanistiques de la place Morichar. C’est la seule réalisation Art
nouveau de cet architecte dont la production est plutôt néoclassique.
G. Delcoigne s’inscrit dans la lignée de Victor Horta avec des lignes
souples en façade, tant au niveau du profil des consoles que dans
le traitement des ferronneries ou du bois. Toutefois, l’architecte ne renonce
pas aux formes plus classiques qu’il retravaille pour les intégrer
à l’Art nouveau. C’est ainsi qu’une influence néo-gothique
se ressent, par exemple, au niveau des fenêtres à croisée
de meneaux ou encore dans le traitement des baies qui divisent l’oriel.
Outre sa façade, cette maison présente la particularité
d’avoir conservé en parfait état les éléments
de décoration propres à une classe sociale aisée qui
favorisait alors le mélange des influences. Ainsi, le style néo-Renaissance
de la pièce principale du rez-de-chaussée côtoie les
éléments de décor Art nouveau tels que les verrières
des annexes ainsi que les ornements du vestibule et de la cage d’escalier. |
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Place Louis Morichar 41
( Saint-Gilles)

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Cet immeuble de style Art nouveau est construit d’après les
plans de l’architecte Ernest Blérot en 1901, à la demande
de Monsieur Van Bellinghen-Tomberg. L’élévation se distingue
des maisons voisines par son ordonnance et sa décoration ; plusieurs
éléments caractéristiques de la main de Blérot
sont présentes, notamment le dessin de la fenêtre du bel-étage,
le soin apporté à l’ébénisterie des portes
et châssis, la mouluration saillante de l’extrados des arcs des différentes
baies, le dialogue des différents matériaux et teintes choisis
de manière subtile, l’implantation de l’oriel donnant du relief
à la façade, les motifs des fers forgés ou encore
le recours à la technique très picturale de la mosaïque.
Tous ces éléments sont utilisés de manière
récurrente dans l’architecture de Blérot et permettent de
situer l’immeuble sis place Morichar, 41 dans l’œuvre de cet architecte
au même niveau de qualité que les maisons du quartier Saint
Boniface ou de la rue Vanderschrick, déjà classées. |
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Avenue Jef Lambeaux 12 (Saint-Gilles)
Cette élégante maison individuelle a été
construite vers la fin du XIXe siècle par l’architecte
Antoine Peerebom. C’est un très bel exemple de l’architecture Art
nouveau, notamment par le soin apporté à la composition de
la façade, l’utilisation du fer et du bois comme ornements. Outre
le jeu des couleurs dû à l’utilisation de la pierre blanche
et bleue, la façade acquiert le raffinement et la légèreté
qui la caractérisent du fait de ses châssis et ferronneries
exceptionnels. Les espaces intérieurs ont conservé de très
nombreux éléments de décor Art nouveau : le vestibule
d’entrée, l’escalier, les radiateurs en fonte… La véranda
offre un grand intérêt artistique notamment du fait de la
verrière zénithale et des vitraux qui la décorent.
En outre, les peintures polychromes toujours présentes sont un témoignage
rare et précieux des intérieurs de style Art nouveau qu’il
importe de préserver. |
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| Avenue du Mont Kemmel 5 (Forest)
Cette maison unifamiliale de style Art nouveau située en face
du Parc de Forest était la maison personnelle d’Arthur Nelissen,
architecte d’origine néerlandaise, installé à Bruxelles
en 1879. L’architecte fait preuve ici d’une grande audace dans la
conception de la façade : particulièrement étroite,
celle-ci est ajourée d’un arc outrepassé, motif qui, repris
plusieurs fois, lui donne une certaine profondeur. Par ailleurs, le traitement
polychrome dont elle fait l’objet, dans les teintes vertes et blanches,
lui permet de s’intégrer parfaitement à son environnement
végétal. L’attention portée à la façade,
le jeu des couleurs, le soin apporté aux châssis et aux ferronneries,
fait de cette maison une œuvre-manifeste de l’architecte.
Outre sa façade, cette maison présente la particularité
d’avoir conservé, dans un parfait état, son organisation
spatiale initiale. Elle se différencie quelque peu de la typologie
traditionnelle et présente, du fait de l’importante cage d’escalier
centrale éclairée d’une verrière zénithale,
une organisation intérieure typique de l’Art nouveau. |
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| Avenue du Mont Kemmel 6 (Forest)
La proposition de classement concerne une maison unifamiliale de style
Art nouveau située également en face du Parc de Forest. Le
n° 6 de l’avenue du Mont Kemmel, dont l'architecte est inconnu, est
un très bel exemple de maison bourgeoise construite dans la veine
Art nouveau. Le décor de céramique de son élégante
façade est vraisemblablement l’œuvre du bruxellois Célestin
Helman. L’utilisation de ces frises polychromes comme élément
décoratif de la façade est symptomatique de la revalorisation
du travail artisanal prôné par les architectes au tournant
du XXe siècle. Outre sa façade, cette maison présente
la particularité d’avoir conservé, dans un parfait état,
d’intéressants éléments de décoration notamment
des vitraux de style néoclassique et néo-Renaissance ou des
cheminées parementées de céramiques à motifs
floraux stylisés. |
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Avenue Ducpétiaux 18 - 20
(Saint-Gilles)
Ce très bel ensemble de deux maisons a été édifié
en 1898 dans le style Art nouveau par l’architecte Armand Van Waesberghe.
L’oeuvre de cet architecte se caractérise par la rencontre des langages
gothique et Art nouveau.
Il favorise l’utilisation de matériaux polychromes qui animent
les façades et permettent d’accentuer les éléments
décoratifs d’inspiration gothique.
Ce sont surtout les encadrements des portes et des fenêtres qui
sont représentatifs de sa recherche plastique comme l’attestent
ces deux maisons. |
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| Avenue Louis Bertrand 43 (Schaerbeek)
L’immeuble est l’œuvre de l’architecte Gustave Strauven réalisée
pour le compte de M. Verhaege. Architecte Art nouveau « des pauvres
» ; Strauven développera des projets moins coûteux que
d’autres mais son souci d’économie dans les matériaux n’exclura
pas la recherche poétique de compositions harmonieuses : le travail
onéreux de la pierre de façade est ici remplacé par
une recherche dans le jeu de la polychromie des briques.
Cette maison révèle par ses caractéristiques une
conception très personnelle et particulièrement exubérante
du style nouveau demandé à cette époque et s’adaptant
bien à la clientèle d’artistes venant s’implanter avenue
Louis Bertrand. |
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Avenue Winston Churchill 8 (Uccle)
Réalisée en 1899, la Villa Elisa est l’œuvre de Victor
Taelemans (1864-1920) et constitue un bel exemple de raffinement Art nouveau.
Dès 1895, ce pionnier de l’Art nouveau introduisit des éléments
du nouveau style dans son œuvre. En 1899, année-clef de sa carrière,
Taelemans construit deux magnifiques habitations, dont celle-ci, l’autre
étant située au n° 80 de l’avenue Michel-Ange (Bruxelles).
C’est surtout dans la Villa Elisa que l’on remarque une audacieuse tendance
à la modération de l’Art nouveau : sobriété
de la décoration (bandes de briques rouges sur pierre naturelle),
souples encadrements de baies, garde-corps en ferronnerie, consoles en
coup de fouet sage. Les deux habitations avec atelier que l’architecte
se fit construire en 1901 et en 1907 prolongent cette tendance.
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Avenue Winston Churchill 90 (Uccle)
‘t Bieken est certainement l’une des plus belles réalisations
d’Ernest Delune (1859-1947). Cette maison d’allure classique est rehaussée
d’éléments Art nouveau résolument graphiques : motifs
à carreaux dans la frise, triglyphes, métopes incluant des
représentations d’abeilles, loggia et bow-window aux lignes strictes
surmontés d’un balcon finement réalisé.
L’ensemble forme un très bel exemple de pureté des lignes
dans l’architecture telle que préconisée par l’Ecole viennoise
au cours de la première décennie du XXe siècle.
L’année précise de construction de ‘t Bieken n’est pas connue
mais par ses principes, cette habitation rejoint la sobriété
dans les formes à tendance fortement géométrique pratiquée
par Paul Hamesse, Jean-Baptiste Dewin et Léon Sneyers, architectes
de la deuxième génération de l’Art nouveau.
Pour échapper
à la reproduction routinière des éléments Art
nouveau, ceux-ci adoptèrent l’architecture disciplinée qui
se développait à cette époque à Vienne, tout
en restant fidèle aux principes de base de l’Art nouveau bruxellois.
La maison ‘t Bieken illustre cette synthèse unique de façon
remarquable.
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Avenue de Tervueren 305 (Woluwe-Saint-Pierre)
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Cette maison bourgeoise est érigée en 1909, d’après
les plans de N. Pourbaix pour le compte d’Henri Vanderborght. Fort diversifiées,
la répartition et la division des fenêtres empêchent
une répartition explicite en travées. L’architecte y a associé
de manière subtile les éléments de style Art nouveau
et Beaux-Arts et créé un bel exemple d’architecture de transition.
L’Art nouveau est reconnaissable par la dynamique de l’élévation
et son articulation verticale marquée par des décrochements
tant en façade avant qu’en façade arrière. Il est
également présent à l’intérieur de l’édifice
aux travers des portes et cheminées. Le style Beaux-Arts est plus
particulièrement perceptible dans l’élégance des baies
cintrées dont certaines sont traitées en cavet, le dessin
sobre des ferronneries, le choix des matériaux utilisés.
Les châssis animés par des petits-bois et largement vitrés
sont d’une qualité remarquable par la finesses des menuiseries et
la dimension des ouvrants. |
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| rue Haute 106-114 (Bruxelles)
Cet immeuble néoclassique est un témoin important
de l’œuvre de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar. Ce bâtiment, construit
d’après un projet de 1836, est probablement le premier immeuble
que l’architecte réalisa de manière autonome. Cluysenaar
acquit une grande renommée avec ses projets pour les Galeries Saint-Hubert
et le Marché de la Madeleine contigu à la Galerie Bortier.
La typologie est la même que celle des Galeries Saint-Hubert : magasins
avec entresol et appartements aux étages. La façade est travaillée
dens un esprit néoclassique sobre, caractérisé notamment
par le rythme des ouvertures des baies et par le balcon axial. |
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En 2006, Emir
Kir souhaite en effet travailler non plus au cas par cas, sur la seule
base d'un critère chronologique, mais bien par thèmes et
par quartiers, d'une façon cohérente. Il a voulu mettre l'accent
à la fois sur un thème (les architectes de la seconde génération
de l'Art Nouveau) et sur le quartier des Squares dont la valeur historique
et culturelle est indéniable. Alors qu'il recèle de nombreuses
merveilles, il n'avait pas assez été mis en valeur jusqu'ici.
C'est en effet dans ce quartier qu'a pu s'épanouir le style
d'avant-garde qu'était alors l'Art Nouveau.
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rue Le Corrège 35
Il s'agit de la Maison personnelle de l'architecte Edouard Ramaekers,
construite en 1899 dans le quartier des squares où il bâtit
une dizaine de maisons.
Cette maison bourgeoise, présentant une façade d’une
grande richesse, occupe une place particulière dans l’histoire de
l’Art nouveau : elle résulte en fait de l’assimilation parfaite
entre le néogothique, style historique et l’Art Nouveau, style d'avant-garde.
Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur,
la décoration (faïenceries, vitraux, ébénisterie,
sgraffites, etc.), d’une exceptionnelle qualité, résulte
de la parfaite maîtrise du travail artisanal. Façade et intérieur
forment un tout inséparable imaginé par l’architecte, chaque
élément décoratif contribuant individuellement et
collectivement à la richesse esthétique de cette remarquable
maison.
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sgraffites
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voir
aussi le 'vieux' Bruxelles
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