| Sous le gouvernement Picqué III, Emir
Kir a poursuivi
la politique du classement des monuments remarquables de Bruxelles. |
| n° 40 place du Grand Sablon
ancienne manufacture de fourrures
Cet immeuble situé à l'angle de la place du Grand Sablon
et de la Petite rue des Minimes témoigne d'une architecture caractéristique
des années 20. Ce bâtiment de style « Beaux Arts »
est l'oeuvre des architecte Victor Diricks et Jacques Barbotin. La
façade soignée côté place du Sablon en brique
rose et pierre blanche d'Euville est principalement décorée
de cordons et corniches horizontales qui équilibrent harmonieusement
les colonnes verticales des premier et deuxième étages.
A l'origine, cet immeuble abritait la manufacture de fourrures Raymond
Mallien, rappelé par
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| « Après le quartier des squares, celui des
alentours du Parc de Forest et celui du boulevard Général
Jacques, c'est donc sur la commune de Saint-Gilles que notre attention
se porte dans le cadre d'une campagne de protection d'immeubles Art
Nouveau, a indiqué Emir Kir. Le patrimoine
Art Nouveau de grande qualité y est particulièrement riche
Cela s'explique par le fait que St-Gilles s'est fort développée
au niveau urbanistique à la charnière des XIX et XXe
siècles,
époque d'épanouissement du style Art Nouveau. »
Ces nouveaux classements s'inscrivent dans la campagne de protections des bâtiments de la seconde génération des architectes Art Nouveau. Les protections résultent de dossiers initiés en 2004, lors du lancement d'une campagne de protection spécifique de bâtiments de ce style particulier. En effet, si les principales réalisations des grands maîtres du style Art Nouveau sont aujourd'hui, pour la plupart, protégées – qu'il s'agisse des constructions de Victor Horta, Paul Hankar ou Henri Van de Velde – ce n'est pas encore le cas des constructions importantes de la génération suivante d'architectes de ce même mouvement, pourtant de grand talent. Toutes les maisons concernées ont des façades très
travaillées, jouant souvent sur le mélanges des couleurs
(pierre bleue, blanche et brique rouge ou jaune), exposant des ferronneries
finement ciselées et des vitraux traversés par des boiseries.
Les façades permettaient aux architectes de faire preuve d'audace
et aux propriétaires de montrer leur réussite sociale.
40 rue de Roumanie Cette maison fut construite en 1905 d'après les plans de l'architecte Paul Vizzanova, architecte français qui a travaillé dans l'atelier de Victor Horta, dont on retrouve l'influence dans le travail des ferronneries des balcons. La vitrine du rez-de-chaussée et les importantes baies vitrées témoignent de l'influence de Paul Hankar en allégeant la façade de briques blanches décorée de bandes de briques jaunes. n° 14 & 41 place Morichar Deux architectes sont mis à l'honneur sur cette place connue
pour les superbes maisons qui
n° 12 avenue Jef Lambeaux Même mariage de ces influences dans les pièces qui composent le Bel étage de cet l'immeuble. Construit et habité par les architectes Antoine et Georges Peereboom, ces derniers ont allié différents matériaux pour la construction de la façade où l'on remarque le travail des ferronneries et boiseries qui s'épanouissent en motifs végétaux. n° 18 & 20 avenue Ducpétiaux L'architecte Armand Van Waesberghe y allie le langage Art Nouveau au style néogothique ou néo renaissance flamande. Les matériaux polychromes des façades accentuent les éléments d'inspiration gothique. |
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| le Pont du Jubilé et le Passage Chambon
Décidée le 1er juin 2006, la procédure de classement permettra à ces deux ponts, véritables ouvrages d'art, de retrouver leur lustre d'antan. Elément central dans le quartier Maritime, le Pont du Jubilé attendait cette reconnaissance depuis de nombreuses années. Sa restauration participera au processus d'embellissement et de redéploiement de ce quartier.. |
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| Le « Luizenmolen »
rue des Papillons Anderlecht En 1955, le Luizenmolen, ce moulin datant de 1864 et classé une première fois en 1942, fut détruit en raison de son état de délabrement très avancé, après avoir été déclassé. Sa restauration avait pourtant été un temps envisagée, mais fut compromise avec la survenance du conflit 40-45. Ce moulin était cependant très présent dans l'esprit des Anderlechtois. Il doit son nom à la rue attenante qui s'appelait la rue des Poux (Luizenstraat) – renommée depuis rue des Papillons – une appellation qui s'expliquait par la présence d' « herbes à poux » (Luizenkruid) dans les champs avoisinants. En 1999, une réplique fidèle de ce moulin fut construite
à l'initiative de l'a.s.b.l
Perché à une hauteur de 57 mètres, dominant la vallée de la Pede et du Broeck, ce qui lui permet de profiter au maximum de l'énergie éolienne, le Luizenmolen est un moulin à vent sur pivot et présente la spécificité d'avoir une cage qui peut entièrement pivoter autour d'un axe pour placer ses ailes face au vent. La cage du moulin est composée de deux greniers : le grenier à meule et le grenier à farine. Ce moulin de 35 tonnes possède une ossature en chêne, d'autres bois ayant été utilisés pour le revêtement des parois et les éléments mécaniques. Chacune de ses ailes mesure 12 m de long pour une envergure de 2,5 m. La reconstruction de ce moulin renforce le côté pittoresque
de la vallée de la Pede et contribue au
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le n° 74 boulecvard Général Jacques |
Les environs du boulevard Général Jacques
Ces immeubles ont été conçus par des architectes
Art Nouveau de la deuxième génération. Les classements
résultent de dossiers initiés en 2004, lors du lancement
d'une campagne de protection spécifique de bâtiments de ce
style particulier. En effet, si les principales réalisations des
grands maîtres du style Art Nouveau sont aujourd'hui, pour la plupart,
protégées – qu'il s'agisse des
Toutes les maisons concernées ont des façades très travaillées, jouant souvent sur le mélanges des couleurs (pierre bleue, blanche et brique rouge ou jaune), exposant des ferronneries finement ciselées et des vitraux insérés dans des boiseries. Les façades permettaient aux architectes de faire preuve d'audace et aux propriétaires de montrer leur réussite sociale. n° 206 avenue de la Couronne On retrouve ces caractéristiques dans la maison Watteyne de l'architecte Franz Tilley. Sa façade qui allie pierre bleue, brique jaune et pierre blanche, ferronneries et vitraux la singularise des autres maisons de cette avenue. La Région bruxelloise a classé les toitures, façades et quelques éléments intérieurs de cette maison où l'on ressent fortement l'inspiration de Victor Horta et Paul Hankar. n° 186 & 188 boulevard Général Jacques Ce sont également la façade et les toitures qui ont été classées dans ces immeubles oeuvres de l'architecte Benjamin de Lestré de Fabribeckers datant de 1903 & 1905. n° 19 rue Caroly C'est à l'architecte Henri Jacobs, qui s'est surtout distingué dans la conception d'écoles bruxelloises, que l'on doit la cage d'escalier monumentale et les trois pièces en enfilade du bel-étage traitées avec extrêmement de soin de l'hôtel du Baron Buffin. Elles sont classées, au même titre que les façades et la toiture de cette maison. Henri Jacobs a allié avec sobriété un répertoire formel typiquement Art Nouveau au schéma traditionnel de la maison bourgeoise bruxelloise. n° 97 boulevard Général Jacques Construit en 1898 par Ernest Blérot, architecte productif et
important pour l'Art Nouveau. On notera les trois baies du bel-étage
avec des dessins de châssis et insertions de vitraux aux motifs floraux
qui se fondent harmonieusement sur cette superbe façade à
l'aspect très
n° 74 boulevard Général Jacques Elle est l'oeuvre du pharmacien Max Blieck, familier du milieu artistique d'alors, qui a tenu à réaliser lui-même les plans de sa maison. Au rez-de-chaussée, se trouvaient sa pharmacie et son laboratoire. L'influence d'Hankar est très sensible, notamment dans la composition du dernier niveau, avec baies jumelées allongées, ou encore dans le dessin de la porte d'entrée. |
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| avenue Louis Bertrand - B-1040 Schaerbeek
53--55-57 61-63 63-65 Avenue dont le tracé date de 1898 et où la commune réalisera un concours de façades: douze maisons furent ainsi primées entre 1906 et 1911. Ils sont dus à un génie méconnu de l'Art nouveau, à savoir Gustave Strauwen, auteur d'une cinquantaine d'immeubles remarquables dans la Région de Bruxelles-Capitale. On envisage d'ailleurs de classer toute l'artère pour préserver
toute cette richesse patrimoniale !
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- la seconde génération Art Nouveau
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