Lettre
"publique" du 26 juillet 2006 de M. Yvan
Vandenbergh
à
M. Charles Picqué, ministre-président
de la Région de Bruxelles-Capitale et à M. Guy
Vanhengel, ministre des Finances, du Budget et des Relations extérieures
Monsieur le Ministre Président,
Monsieur le Ministre du Budget,
A Bruxelles, toutes les personnes bien au fait de la localisation
catastrophique de l'aéroport fédéral, se réjouissent
de la
déclaration de Bert Anciaux à propos de la nécessité
de délocaliser
l'aéroport et de valoriser ses terrains. C'est la seule solution
rationnelle et durable.
Vos déclarations à TV Brussel ont valu une avalanche de
réactions de
la part de Bruxellois consternés. Ils se demandent pour qui
vous roulez ?
Au lieu de vous réjouir de cette éventualité, vous
plaidez finalement
pour le maintien d'un aéroport fédéral aux portes
de Bruxelles au
mépris de la santé de ses citoyens. Toutes les grandes
villes
modernes disposent d'un aéroport distant de 40 à 50 km.
Cela ne pose
aucun problème avec les liaisons rapides qu'il est possible
d'établir.
Merci de nous dire si ces propos reflètent réellement
votre point de
vue.
Voici deux messages à titre d'exemple, en voulez-vous davantage
?
Cordialement vôtre,
Yvan Vandenbergh
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Il est triste de voir que Picqué est tellement mal entouré
qu'il rétorque avec cette fable de la nécessité pour
Bruxelles d'avoir un grand aéroport à ses portes
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Bert Anciaux reprend différent arguments avancés par Bruxelles
Air Libre Brussel comme la proximité excessive de l'aéroport
à Bruxelles, la mauvaise implantation N-E avec vents dominants S-O,
dénonce la nécessité pour Bruxelles de maintenir un
aéroport urbain, etc... C'est naturellement assez paradoxal,
vu ses positions antérieures.
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Entretemps Landuyt a déjà précisé que les idées
d'Anciaux devaient être considéréees à long
terme et que le confort des habitants doit être réglé
d'urgence.
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Quand à Picqué et Van Hengel sur TV Brussel, c'était
consternant. Ils ont réagi comme des actionnaires de Biac ! Au lieu
de saluer la perspective des énormes investissements et de
la masse de main d'oeuvre et de travail requis pour réaliser
ce chantier extraordinaire.
-
Il faut écrire à Bert. Mais interrogé par TV Brussel
par téléphone en Crête, il a déjà dit
que c'était une idée de vacances. Sans doute le professeur
Vande Lanotte l'a-t-il déjà rappelé à l'ordre
?
-
Tout le monde est-il aux ordre de la société commerciale
BIAC, dont personne (?) ne connaît les termes du contrat de vente
?..
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Le
Ministre-président C. Picqué a répondu
à
M. Vandenbergh. Voici ce qu'il écrit:
| Cher Monsieur,
Votre mail du 26 juillet
m'est bien parvenu et a retenu ma meilleure
attention.
Comme la plupart des
observateurs attentifs dans ce dossier, ma réaction à chaud
aux propos de Bert Anciaux a simplement consisté à relever
leur caractère quelque peu fantaisiste.
Comprenez-moi bien,
j'ai depuis longtemps dénoncé les décisions contradictoires
et le manque de vision à long terme qui ont présidé
au développement de l'aéroport de Bruxelles-National et à
l'urbanisation des zones environnantes. L'absurdité du principe
de la dispersion tel que consacré par le Pan Anciaux n'est plus
à démontrer à mes yeux.
Cependant, je pense
que la gestion d'un dossier si délicat, qui touche à la qualité
de vie de tant de personnes, qui pose un débat fondamental en terme
de développement durable et qui a bien malheureusement pris une
connotation communautaire, nécessite un véritable franchise
à l'égard des citoyens.
Il est trop facile d'écrire
sur son site internet depuis son lieu de
vacances qu'il n'y
a qu'à fermer l'aéroport, y construire un village
Olympique, reconstruire
un autre aéroport ailleurs ainsi qu'une autoroute et les autres
voies d'accès nécessaires sans avoir le premier commencement
des moyens -politiques et financiers pour réaliser un tel
projet.
Une telle façon
d'agir pour un Ministre qui porte une lourde part de
responsabilité
dans la situation intenable que nous connaissons me semble non seulement
démagogique mais également à l'opposé
de la manière dont je conçois mon métier de décideur
politique.
Sur le fond du dossier,
j'ajouterais que je suis en faveur de toute solution qui permettrait de
désengorger l'aéroport de Bruxelles et reporter une partie
du trafic sur d'autres aéroports, en ce compris par la réalisation
d'investissements importants pour les développer. Malheureusement,
cette partie là de l'interview ne semble pas avoir été
diffusée sur les ondes de FM Brussel.
Je vous prie de croire,
Cher Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
C. Picqué |
-
Dont acte. Mais on reste pour le moins étonné de voir
que la Région de Bruxelles-Capitale ne met pas en oeuvre les astreintes
pour dépassement des normes de bruit (cfr décret Gosuin).
-
Il est clair que la Région de Bruxelles est et reste un nain politique.
La réponse de son ministre-président est minimaliste et donc
décevante. Oui, Bruxelles manque de femmes et d'hommes politiques
pour assurer l'avenir de cette Ville-Région au-delà de la
gestion des affaires courantes.
Peut-être faut-il attendre que la situation empire encore pour
que la révolte gronde et que les Bruxellois exigent enfin d'être
maîtres de leur destin... avec ou sans l'accord de la Flandre ou
de la Wallonie, qui se sont accordé des pouvoirs qu'ils refusent
à Bruxelles !
Anciaux reconnàit l'échec
Déménager l'aéroport de Bruxelles-National à
Beauvechain ? C'est la nouvelle idée lumineuse de Bert Anciaux.
Mais sur son blog, l'homme politique flamand a au moins le mérite
de nous donner quelques informations précieuses. Étant à
l'origine du plan actuel désastreux de concentration des nuisances
sonores sur les zones francophones, il reconnaît un certain échec
de la politique autour de l'aéroport. Il reconnaît que
cet aéroport est au-plus mal situé. Qu’il pourrit la vie
de milliers de personnes, de centaines de milliers même depuis son
plan! Des activités de fret et des vols « long courrier
» n'ont rien à faire à 15 km d'une capitale.
Le site de Chièvres pourrait accueillir quasi du jour au lendemain
de nombreux vols. Et il est bien mieux desservi que Beauvechain en
termes d'autoroutes, trains...
Pourquoi aller habiter tout près d'un aéroport ? me lanceront
certains. Eh bien justement non... j'habite à 40 km de Zaventern,
dans l'est du Brabant wallon, qui, avec les nouvelles routes aériennes,
est constamment survolé, à trop basse altitude, depuis 2004.
Que dire alors des Bruxellois ?
Louis Delorme
Une idée pas si insensée
Combien de mouvements aériens y a-t-il eu en 1950,1975, 2000,2005
? Où (et quand) s'arrêteront les possibilités physiques
de Zaventem ? Pourquoi les Français ont-ils dû construire
l'aéroport Charles de Gaulle ? L'idée de « Bertje »
n'est pas tout à fait insensée! Qu'on commence à
partager les « mouvements » entre Zaventem et par exemple Beauvechain
(ou Gosselies)
Antoon Arnold
publié
dans "Le Soir" du 31-08-2006
à vous !
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