Dix-huit régions d'Europe ont annoncé vendredi à Bordeaux
la création d'une
"Association des Régions européennes pour les Productions
d'origine"
(AREPO) pour contrecarrer les effets de la mondialisation sur la production
agricole de terroir.
"Chaque région a un produit et un terroir à défendre,
le but est de créer un lobby
politique pour éviter que l'on copie au rabais les noms d'origine",
a expliqué
Dominique Graciet, qui représente les agriculteurs d'Aquitaine au
sein de
l'association, au cours d'une conférence de presse.
Le but de l'AREPO est de peser dans les négociations européennes
et mondiales
en vue de la reconnaissance des appellations d'origine, comme le pruneau
d'Agen,
le parmesan de Parme ou le turon d'Alicante.
Actuellement, près de 600 produits alimentaires ont obtenu de Bruxelles
une
indication géographique (AOP ou IGP) qui permet aux producteurs
de se protéger
contre un usage abusif des marques collectives et d'apporter aux consommateurs
une garantie d'origine, de qualité et de savoir-faire.
Actuellement, l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) ne reconnaît
pas les
noms d'origine, concept que refusent les pays du Nouveau monde, comme les
Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, qui préfèrent
s'en tenir à
la protection des marques déposées.
Avec à sa tête le président de la région Aquitaine
Alain Rousset, l'AREPO réunit
six régions françaises (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées,
Basse-Normandie,
Haute-Normandie et Corse), six espagnoles (Andalousie, Euskadi, Catalogne,
Valence, Navarre, Castilla y Leon), trois italiennes (Emilie-Romagne, Piémont,
Toscane), une allemande (Hesse), une portugaise (Açores) et une
polonaise
(Poméranie).
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