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| le nouvel aéroport |
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BRUSSELS EUROPEAN AIRPORT EUROPEAN INTERNATIONAL AIRPORT |
| PEUT-ON SE PASSER DE L’AVIATION CIVILE ? | NON |
| PEUT-ON METTRE EN BALANCE TRANQUILLITÉ ET EMPLOI ? | NON |
| PEUT-ON LAISSER A UNE SEULE RÉGION LA CHARGE DE NUISANCES DUES A L’INTÉRÊT COMMUN ? | NON |
| PEUT-ON CONCILIER LES INTÉRÊTS DES RIVERAINS ET LE DÉVELOPPEMENT ? | OUI |
En réponse aux craintes exprimées par certains de nos concitoyens concernant l'installation de l'aéroport civil international européen de Bruxelles, capitale de l'Europe, à Chièvres, nous voudrions réfuter certaines de ces appréhensions.
| NUISANCES | Toute activité humaine,
industrielle ou économique, engendre son lot de désagréments
divers dont les riverains des dites activités sont les premières
victimes. Tout bénéfice a un coût. L'important est
de minimiser l'impact de ces nuisances par des mesures adéquates
et, le cas échéant, indemniser et déplacer les personnes
dont l'existence serait malmenée par celles-ci.
a) le bruit C'est, à l'évidence,
la première objection opposable à l'installation d'un aéroport
au trafic important comportant un nombre conséquent de vols de nuit.
En matière de transport des personnes, nous faisons porter l'essentiel des exigences horaires sur les pays tiers sauf en ce qui concerne les vols charters au départ de notre pays. Comme il n'est pas réaliste d'imaginer une disparition de Bruxelles-National même en cas d'installation de l'aéroport principal puisqu'européen à Chièvres, on peut imaginer qu'une occupation résiduelle persistera sur l'actuel aéroport fédéral devenu régional, en l'occurrence les liaisons intra-européennes dues au fonctionnement des institutions, les vols charters et le cargo dont Vilvorde n'acceptera jamais le déménagement; les profits commerciaux et économiques en sont trop importants. Il s'agit donc de négocier une part raisonnable de bruit (DHL par exemple) en échange de l'obtention de la majorité des vols voyageurs internationaux et un statut haut de gamme pour l'aéroport de Chièvres. Les zones de la nuisance "bruit" sont réparties en quatre catégories par l'actuel gouvernement (cfr l'étude BIAC). Dans la zone 1, les propriétaires doivent réclamer l'expropriation et une indemnisation conséquente plutôt que de nuire à leur santé (seulement 340 maisons sont concernées dans l'environnement chièvrois). Dans la zone 2, le choix est laissé aux habitants d'obtenir une isolation totale, préalable et gratuite de leur habitation ou de céder celle-ci au pouvoir organisateur. Dans cette zone, la nuisance devient surtout imputable aux vols de nuit. Dans la zone 3, le pouvoir organisateur intervient dans la totalité des travaux d'isolation des chambres à coucher, il faudrait réclamer une isolation acoustique complète des habitations. Dans la zone 4, la nuisance devient plus psychologique mais les habitants doivent pouvoir réclamer une isolation gratuite des lieux de sommeil s'ils en ressentent le besoin. Les actions actuelles mettent
les riverains sous pression et même les conditionnent à un
point tel qu'elles risquent d'engendrer des psychoses et des fixations
sur le bruit; on entend plus le bruit quand on le guette (comme le temps
semble plus long dans l'attente). Ainsi, à Bruxelles, où
le bruit a diminué de moitié en dix ans selon M. Klees, président
de la BIAC, on est passé des plaintes d'un comité de riverains
à Au départ de l'aérodrome du NATO Support Group, de nombreux vols de nuit de gros porteurs ont été effectués sans que la population n'en ait été affectée ni même avertie. L'aviation civile développe
des gros porteurs de plus en plus silencieux et l'on sait déjà
que l'Airbus A 320 sera l'un des avions les plus silencieux du monde.
Si du bruit il demeure, l'aviation civile profitant à tous, il est normal de le répartir équitablement sur tous les sites disponibles. De plus, la conception de l'aéroport selon des normes strictes et suffisantes à son développement futur devrait permettre de minimiser l'impact tant redouté. b) la pollution L'aviation représente le moyen de locomotion et de transport le plus sûr et le moins polluant, a fortiori si l'on tient compte de son efficacité et de sa rapidité. Quant à la pollution ambiante toutes causes réunies, pouvons-nous croire qu'un carré de pays vert pourrait-y échapper; elle est générale et ce n'est pas l'aéroport de Chièvres qui pourrait y changer quelque chose. Ne parlons pas des nouvelles techniques agricoles engendrées par les exigences de rendements croissants qui, elles, empoisonnent bel et bien lentement nos ressources en eau potable. Et pouvons-nous reprocher à nos agriculteurs de lutter ainsi pour leur survie ? c) la moins-value des investissements immobiliers De nombreux jeunes ménages
craignent fortement que la maison de leur rêve qu'ils viennent d'acquérir
ou de construire perde subitement de sa valeur.
Il est certain que la psychose actuellement entretenue peut provoquer un effet de bourse conjoncturel ou même un mouvement de panique conduisant à la baisse, mouvement dont pourraient tirer profit des investisseurs avertis. A plus long terme, la proximité d'un complexe économique et d'un pôle de développement tel que l'aéroport international ne pourra que provoquer à la hausse et l'on verra facilement les valeurs immobilières actuelles multipliées par trois ou quatre. Quant aux sites industriels affectés ou désaffectés existants, ils profiteront d'une plus value inespérée en notre époque de délocalisation mondiale et de récession. Des sites historiques tels les châteaux et demeures de standings trouveront en l'aéroport le stimulant financier nécessaire à leur entretien par leur transformation en divers lieux d'accueils engendrés par la demande d'une clientèle fortunée fréquentant assidûment les aéroports. On parle abusivement de la
situation du parc immobilier bruxellois si l'on fait référence
à quelques habitations situées dans l'axe des pistes à
Evere notamment.
d) l'incidence sur l'activité agricole On doit reconnaître à nos agriculteurs du pays vert un courage exemplaire dans la mise à niveau de leurs exploitations sur le plan concurrentiel. Endettements successifs ou rentes de situation fragilisées mettent ceux-ci à la merci du moindre changement qui pourrait intervenir au niveau des systèmes de primes et subventionnement ou au niveau de l'organisation du marché mondial. Or, que propose actuellement le président Bush sur le plan mondial : la disparition totale des interventions publiques et l'alignement des prix sur le cours mondial. Quant aux aides européennes, l'ouverture actuelle et future introduit dans l'Union des pays dont l'agriculture va réclamer la totalité des fonds disponibles pour les amener à s'aligner sur la politique agricole commune. L'agriculture qui réclame de plus en plus de terres ( quoique la multiplication des terrains à bâtir en bordure des exploitations puisse en faire douter) est de moins en moins pourvoyeuse d'emploi, a fortiori avec le système des jachères. Quand les prix seront alignés
et les primes supprimées, il faudra des exploitations colossales
pour résister et ce n'est pas quelques centaines d'hectares en plus
ou en moins qui y changeront quelque chose.
e) intensification du trafic routier Chièvres se trouve être à l'épicentre d'un réseau serré de voies de communications routières et autoroutières performantes mais ne bénéficie d'aucune liaison valable avec ces infrastructures proches. Le cauchemar du navetteur pour gagner sa gare de départ et les heures de file dans le goulot de Hal. Et encore les longues minutes à suivre des convois agricoles ou sucriers dans le petit matin et le brouillard. Il est évident que l'installation de l'aéroport verrait préalablement le raccordement de Chièvres aux voies de communication rapides existantes. De surcroît, une gare TGV permettrait facilement à des navetteurs éventuels de travailler à Lille, Londres ou Paris sans la moindre fatigue. Bruxelles serait à quinze minutes de leur domicile. |
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| AVANTAGES | a)
l'emploi
Nul ne conteste la situation dramatique de l'emploi dans notre région au sens large et plus particulièrement encore dans les anciens bassins industriels proches comme le Borinage ( 35 %, une durée normale de 99 mois chez les femmes). On comprend mal le réflexe égoïste de quelques privilégiés qui bénéficient de deux emplois au sein du couple et de surcroît de revenus confortables pour revendiquer leur droit au sommeil paisible et à un environnement privilégié alors que les terrains à bâtir sont actuellement encore à des prix bas sans concurrence et que les communes s'évertuent à procurer des services de qualité. La plupart des réformes de la sécurité sociale en cours ou à venir vont dans le sens de restrictions qui précipiteront incessamment une quantité de sans emplois dans le giron des C.P.A.S et les revenus d'intégration sociale. Ces charges pour les communes
iront croissant. Or, si l'indemnisation du chômage apparaît
encore comme la conséquence d'une assurance-mutuelle à charge
des travailleurs, il n'en va pas de même des revenus d'intégration
qui devront être alimentés par des prélèvements
sur les contributions directes. Vu la charge fiscale déjà
lourde qui pèse sur les entreprises et les particuliers, peut-on
sereinement envisager d'aggraver encore la pression contributive des ménages
?
DHL créerait dans l'immédiat plus d'un millier d'emplois accessibles à tous, 10 000 à long terme, sans compter les travailleurs nécessaires aux entreprises chargées de réaliser l'inftrastrure pour un montant de un milliard et demi d'euros et ceux des infrastructures annexes. La proximité de l'aéroport et de ses facilités amènerait des entreprises à réoccuper des zonings désertés et des sites industriels comme Carbochimique. Mais l'aéroport international européen, c'est 50 000 emplois de toute qualification qui seraient créés, de quoi occuper tout le potentiel humain de notre région. Quant aux activités de service annexes, elles seraient démultipliées et nous connaîtrions une véritable relance de l'activité indépendante. L'aéroport constitue donc en soi un foisonnement de prospérité dont peu aujourd'hui prennent conscience. Signalons que le pays vert bénéficie encore par miracle actuellement de fonds structurels européens mais qu'il est temps d'en profiter puisque ces fonds iront bientôt alimenter les régions défavorisées d'Europe de l'Est. Or la création d'emplois est et reste une priorité pour tous, c'est la condition de la survie de notre État Providence. D'aucuns prônent des
emplois et pas d'avions, où ça ?
Quant aux craintes de devoir
partager la manne d’emplois avec des ressortissants d’autres régions
linguistiques ou autres, elles apparaissent comme la réminiscence
des infiltrations du droit germanique dans notre conception juridique issue
du droit romain.
Mais quoiqu’il en soit, la demande d’emploi serait si importante qu’elle se partagerait sans problème. L’exemple de Gosselies nous montre que la proximité de l’aéroport a engendré l’implantation d’entreprises de haute technologie, architecturalement intégrée, non polluante et s’inscrivant dans le développement durable. b) l’aménagement du territoire Quand on constate l’impact
de la construction du TGV sur l’aménagement des infrastructures
et du paysage, on ne peut que se féliciter de cette implantation
qui a soulagé financièrement régions et communes tout
en améliorant de façon substantielle l’environnement naturel
dans lequel nous vivons.
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| Contact : | Pierre
CARLIER
Porte-parole du mouvement citoyen ENVOL Chièvres Airport
Permanences,
tous les vendredis à 19 h. au
"Le Saint Christophe" Place 7950 Grosage (Chièvres) |
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