La Région
de Bruxelles-Capitale
possède
depuis 1987 deux incubateurs
de recherche sur
son territoire.
Ils seront bientôt
quatre en 2007.
| Un "incubateur", c'est une structure immobilière qui accueille
et qui encadre des sociétés "spin-off" à des conditions
locatives très favorables dans un environnement particulièrement
bien équipé en moyens de communications, en salles de réunion
et en personnel de secrétariat et de comptabilité.
Une "spin-off", c'est une jeune entreprise issue de travaux de recherche effectués au sein d'une institution universitaire. |
| Animé par l'ULB, près de l'hôpital Erasme |
| Piloté par l'UCL, sur le site de Woluwe, il abrite des sociétés médicales de recherche contre le cancer. C'est un "incubateur" très partiel. |
| Terrain de l'Arsenal à Etterbeek
Piloté par la VUB, il sera dévolu aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. |
| Supervisé par le CERIA (groupement qui comprend, notamment, l’Institut Meurice de la Haute Ecole Lucia de Brouckère et l’asbl Meurice Recherche et Développement), il sera installé sur le site Erasme à Anderlecht et concentrera ses activités sur le secteur des biotechnologies. |
L’existence d’incubateurs dans une ville comme Bruxelles est primordiale.
La capitale dispose en effet d’un environnement académique de haut
niveau qui contribue au renouveau du tissu industriel, entre autre par
l’organisation de transferts de technologies en faveur d’entreprises nouvelles
ou existantes. Ces transferts se positionnent pour une large part dans
le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication
et dans le secteur de la santé.
Dans ce cadre, il convient à la fois de stimuler les jeunes
entreprises (à créer ou déjà installées
en Région de Bruxelles-Capitale) et d’attirer de nouveaux investisseurs.
Du reste, la Région n’est qu’à 50% de son potentiel d’accueil
selon une étude récente. Il est donc temps de déployer
la pleine puissance de la Région en la matière, sous peine
de voir des sociétés innovantes quitter la Région.
EEBIC est actuellement saturé et doit refuser des entreprises !.
La VUB, par ailleurs, a estimé à 11 le nombre de spin-off
qu’elle n’a pas pu maintenir dans la Région du fait de l’absence
de structure d’incubation. Quand on sait que certaines de ces spin-off
engendrent, par la suite, des sociétés de production, on
réalise l’enjeu, pour l’emploi, que représente ces nouveaux
d’incubateurs.
La nécessité de mise sur pied de nouveaux incubateurs est encore exacerbée par l’annonce faite par B. Cerexhe du lancement en 2006 de l’action Spin-off in Brussels. Ce programme financera pour 2 ou 3 ans des chercheurs universitaires afin qu’ils montent un projet de spin-off. Il faudra bien, alors, les mettre quelque part !
La Région a consenti en tout un effort de 20 000 000 € si
l'on tient compte des budgets investis et des prise de participation
dans le capital des deux incubateurs. Prise de participation dans le but
de permettre aux deux sociétés d'avoir les reins assez solides
pour garantir la viabilité commerciale des deux incubateurs qui,
faut-il le préciser, mènent des activités à
haut risque commercial.
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