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La situation économique d'une part sans cesse croissante de la population bruxelloise se détériore au fil du temps: en d'autres mots, la pauvreté, dans la capitale de l'Europe, gagne du terrain. Si le Belge a un brique dans le ventre, ce n'est pas le cas de tous les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale où la proportion de locataires reste très importante. Tous les loyers sont à la hausse et l'offre de logements décents à prix normal est en chute libre. Et ce qui est 'rare' devient évidemment 'cher' ! Cette hausse continue frappe évidemment de plein fouet les groupes défavorisés ce qui revient à dire un bruxellois sur deux ! La problématique du logement est devenue un facteur clé de l'exclusion sociale. Il est impératif d'augmenter l'offre, depuis le logement social jusqu'aux unifamiliales. Il est impératif de réinvestir dans la construction. Et si les moyens sont limités, essayons d'être intelligents. Il y a d'abord tous ces logements vides ! Depuis les 'chancres' jusqu'aux maisons de maître aux volumes démesurés. Il faut investir plus et plus vite dans la rénovation des premiers; il faut réaménager les seconds en faisant appel à nos brillants architectes (cfr, par exemple, le succès de ces lofts aménagés dans d'anciens halls industriels). Il faut évidemment trouver le nerf de la guerre… Commençons, comme à Berlin, par (réellement et sans exception) taxer tous les immeubles vides depuis plus de 6 mois, dans une formule progressive de forme exponentielle : cela remettrait très vite pas mal de biens sur le marché locatif bruxellois. Chacun connaît dans son quartier ces immeubles encore en bon état mais abandonnés depuis longtemps… pour des raisons pas toujours très claires !
Si l'on veut (et il le faut
!) favoriser le retour en ville d'une population de classe moyenne et de
nouvelles familles, il faudrait également songer à créer
une banque de données des 'terrains à
bâtir' qui subsistent !
Ensuite, favorisons des conventions d'occupation / rénovation. Evidemment pas pour la part des travaux de gros œuvre et de structure. Mais inciter un locataire à terminer lui-même l'achèvement de son logis (peinture, jardin, etc.) en troc de x mois de loyer.
Bruxelles, par son rôle européen, a aussi la "chance" de devoir encore créer des surfaces de bureaux ! On oublie trop souvent que cela génère de très importantes "charges d'urbanisme". Ces fonds, importants, sont malheureusement trop souvent détournés de leur destination première, à savoir la promotion de l'habitat urbain. Les oublis, les copinages communaux, des glissements d'affectation sont aujourd'hui chose courante et l'impact des charges d'urbanisme varie d'une commune à l'autre. Il faut donc donner une compétence régionale à un fond des charges d'urbanisme affecté à la rénovation et à la construction.
Il existe une solution hollandaise pour rendre abordable le prix des maisons individuelles et des grands appartements (à 3 ou 4 chambres). Une formule à mi chemin entre la propriété et la location: le bail emphytéotique de 99 ans. Une régie foncière régionale rachèterait des maisons existantes (par ex. les nombreuses 'abandonnées') ou en construirait, pour les céder ensuite en emphytéose.
Ces propositions, ces solutions tiennent la route: il suffit d'avoir et le courage et la volonté de les mettre en œuvre. Elles sont moins démentes que le projet démentiel et schizophrénique lancé par d'aucuns voulant faire payer le logement bruxellois par les clients des hôtels ! Outre le fait que le secteur Horeca est déjà touché par la crise et les retombées des événements du 11 septembre, il importe peut-être de rappeler à ces illuminés que le secteur hôtelier est l'un des rares donnant du travail à une masse de gens sans grande qualification. Il n'existe pas de robot pour faire un lit, pour nettoyer une chambre d'hôtel…. C'est le seul débouché social offert par l'hôtellerie bruxelloise à ces quasi exclus du marché du travail. Il importerait, tout au contraire, de mettre enfin en œuvre un réel city-marketing international de Bruxelles, à grande échelle et au niveau mondial, de manière à enfin augmenter le taux d'occupation de nos hôtels. |
| Le 15 juillet
2003
le Parlement Bruxellois a adopté qui
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Sécurité. En matière de stabilité,
l'état structurel de l'immeuble devra permettre non seulement
d'habiter en sécurité mais également de circuler de manière sûre dans les communs et les abords. Les installations d'électricité & de gaz devront être conformes aux règlement en vigueur et avoir fait l'objet d'une réception par un organisme agréé (AIB-Vinçotte). Salubrité. En aucun cas, le logement ne pourra souffrir
d'une humidité permanente. Par ailleurs, le logement, les communs
et les abords ne pourront présenter d'attaques par champignons,
parasites,
Equipement. Le logement devra disposer d'un point d'eau potable privatif ainsi que d'un point d'alimentation en eau chaude à l'intérieur du bien loué. Il en sera de même pour la présence d'un WC privatif. Tout bien mis en location devra être équipé d'un compteur électrique individuel. |
pour réagir : bru21@topica.com
- Baromètres du logement bruxellois
. En 1994, la Constitution belge a été complétée par l'article 23, qui porte sur les droits socio-économiques fondamentaux: «Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce droit comprend le droit à un logement décent ». Dix ans plus tard, la situation sur le marché bruxellois du logement est très critique. Du fait de la hausse des prix et de la baisse de l'offre, il est de plus en plus difficile détrouver encore un logement correct et abordable. La hausse du coût du logement est attribuée à l'afflux des institutions européennes et des fonctionnaires qui y travaillent, ainsi qu'à l'inoccupation et à la démolition (spéculatives) qui vont de pair. Le nombre de logements disponibles a dininué à cause de l'inoccupation et de la taudification. Il n'existe pas de chiffres exacts concernant l'inoccupation. D'après les sources, elle toucherait entre 5 400 bâtiments ou parties de bâtiments et 30 000 logements. L'Observatoire de la santé et du social à Bruxelles a entièrement consacré son huitième rapport sur la pauvreté (juin 2002) à la problématique du logement. Sa conclusion: « Le parc du logement bruxellois est dans un tel état qu'il ne suffit pas d'adapter légèrement la politique. Une politique publique clairement volontariste et proactive doit être menée ».
Il ressort de la dernière enquête sur le budget des ménages (2000) effectuée par l'Institut national de statistique que le Bruxellois affecte une part plus importante de son budget au loyer que le Belge moyen. Le loyer représente en moyenne 24,26 % du budget des ménages bruxellois, tandis qu'en Wallonie et en Flandre, ces chiffres sont respectivement 20,49 % et 20,31 %. Pour les 10 % des ménages bruxellois les plus pauvres, ce poste atteint même 37 % de leur budget. Les familles qui touchent une allocation minimale ne sont pas les seules à éprouver des difficultés à trouver un logement bon marché. De plus en plus de familles qui disposent d'un petit salaire d'ouvrier ou d'employé ne trouvent pas de logement abordable. Les loyers à la hausse constituent un facteur important d'insécurité pour les revenus modestes !
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