Quelques détails à propos de la Grand-Place de Bruxelles...
ce qu'il en restait en 1695...
l'oeuvre de Villeroy !
Comtes d'Egmont et de Hornes
[ Petit Sablon ]
Au Xe siècle, les Ducs de Basse-Lotharingie, ayant construit un château-fort sur une île de la Senne, furent à l'origine de la naissance de Bruxelles. 

Vers le XIe, près de ce château s'installa un marché en plein air dans un marais asséché (le quartier de la Grand-Place était à l'époque un vaste marécage entouré d'un banc de sable qui le limitait au S); on l'appelait le "Nedermerkt", "le Marché Inférieur".
Vers le XIIIe siècle, on vit peu à peu la construction de maisons organisées autour des Halles (au Pain, au Drap, à la Viande).

Ces maisons n'étaient pas alignées, ni accôtées les unes aux autres; certaines étaient même entourées de jardins, l'ordonnance vint progressivement grâce à la Ville et à ses architectes qui parvinrent avec le temps à en faire une place rectangulaire de 68 sur 110 m

Au XIVe, on y construisit une magnifique fontaine (huit jets d'eau et huit cuves) face à la "Maison du Roi": elle y demeura 263 ans.
C'est  à cette époque que naquit l'Ommegang.

Si la Grand-Place fut le lieu de marchés et de fêtes elle fut aussi le lieu de d'exécutions, de supplices et de batailles. Le 5 juin 1568, les Comtes d'Egmont et de Hornes y furent décapités sur l'ordre du Duc d'Albe qui faisait régner la terreur sur notre pays au nom de l'Inquisition.

Les 13 et 14 août 1695, le maréchal de Villeroy, 
au service de Louis XIV fait bombarder Bruxelles 
et la Grand-Place dont la plupart des maisons 
sont encore en bois est anéantie par le feu:seuls restent les murs de l'Hôtel de Ville et la structure de la Maison du Roi.

Pendant la révolution française, les Sans-Culottes vinrent saccager la Grand-Place en y arrachant les statues symbolisant la noblesse et la chrétienté.

Au XIXe siècle, commença la restauration de la place selon les plans de l'architecte De Bruyn dont les originaux avaient été conservés.
 

De gauche à droite: 

Le Cornet (ou maison des bateliers architecte Pastorna)
La Louve (à l'origine à la guilde de archers architecte Herbosch)
Le Sac (local des ébénistes et tonneliers architecte Pierre-Paul Mercx; pignon reconstruit par Pastorna après 1695)
La Brouette (maison des graissiers, reconstruit par Jean Cosny, reçu maître-sclupteur en 1678)
Le Roi d'Espagne (ou maison des boulangers probablement par Jean Cosny, décédé en 1708).

le tapis de fleurs


n° 1

La maison des boulangers
actuellement le "ROI D'ESPAGNE"

Au XIIIe siècle, la famille "Serhuyghs", bourgeois nantis, désiraient se protéger eux-même contre d'éventuels assaillants; pour ce faire ils construisirent leur maison en pierre ("steen" en flamand).

Après l'incendie de 1695, le Magistrat de la Ville ordonna aux boulangers d'y rebâtir une grande maison destinée à leur corporation. Sa reconstruction par Jean Cosyn date de 1696-1697 et l'on peut voir sur d'anciennes gravures, son toit coiffé d'un dôme, lui-même surmonté d'une "Victoire claironnante"; sur une photographie datant de 1856, ce dôme a disparu. 

Heureusement, lors de sa reconstruction vers 1900 par l'architecte Samyn, il réapparut et nous pouvons encore l'admirer actuellement. Au niveau du deuxième étage trône le buste du Roi d'Espagne Charles II, d'où son nom.

Jusqu'au début des années 1950, elle fut le siège d'un magasin de quaincaillerie-coutellerie célèbre pour ses ustensiles ménagers mais depuis, elle est devenue une taverne très fréquentée. 


propriété de la Ville de Bruxelles

Tout en haut, une Renommée avec banderole,  par Paul Dubois.

n° 3

la maison des graissiers 
 "LA BROUETTE"

Cette demeure du XIIIe siècle appartenait également à la famille Serghuys mais comme la plupart des maisons à l'époque, elle fut construite en bois.

En 1439, la Corporation des graissiers décida de la racheter et d'en faire son siège.

Rebâtie en pierre en 1644, elle résista partiellement aux bombardements de 1695.

Restaurée en 1697 dans le même style que
"le Roi d'Espagne". 

On peut y admirer la statue de Saint-Gilles, 
patron des Graissiers.

Au-dessus de la porte, figure une enseigne représentant une brouette.

Remarquez les fenêtres avec colonnes, consoles et cartouches (1644-1697).
 
 

 


n° 4

la maison des ébénistes et tonneliers ou "LE SAC" 

Comme le Roi d'Espagne et la Brouette, le Sac  bâtie à l'origine en bois était la propriété de la famille Serghuys. Rachetée en 1444 par la Corporation des ébénistes et des tonnelierselle subit les mêmes transformations que la Brouette (Pastorama, 1697)

L'enseigne qui figure au-dessus de la porte nous montre deux hommes,le premier tient un grand sac tandis que le second y plonge les mains.

Elle abrite actuellement le siège de l'agence de voyages "Thomas Cook".



n° 5

la maison des Archers ou "LA LOUVE".

On trouve l'origine de ce nom au XIVe siècle, à l'époque elle était construite en bois.

Elle fut achetée par le Serment ou la Gilde des archers 

Suite à un incendie,elle fut rebâtie en pierre en 1690 suivant plans du peintre et architecte P.Herbosch.

Partiellement endommagée par le bombardement de 1695, sommairement restaurée l'année suivante, elle retrouva son état d'origine vers 1890 grâce à l'architecte de la ville Jamaer.

Son style italo-flamand a plus d'unité que celui de la Brouette et le Sac.

Pour illustrer son nom, le dessus de porte est orné d'une enseigne représentant une louve qui allaite Romulus et Rémus rappelant la naissance de Rome.

Au sommet du toit la statue d'un Phénix renaissant de ses cendres symbolise l'immortalité.

Actuellement elle abrite la Banque CBC.


n° 6

la maison des bateliers "LE CORNET" 

A l'origine cette maison construite en bois s'appelait
"la Montagne","Den Berch".

Lorsque la Corporation des bateliers la racheta en 1434, elle la nomma le "Cornet".

Rebâtie en pierre au milieu du XVIIe siècle, endommagée ensuite par le bombardement de 1695, elle fut restaurée en 1697 par le maître ébéniste Antoine Pastorana.

L'architecte de la Ville Samyn la rénova de 1899 à 1902.

Cette maison est une des plus originales de la Grand-Place, très ornementée avec à son gâble (sommet) la forme d'une poupe d'un navire.

Une enseigne située au centre de la façade représente un cornet.




n° 7

la maison des merciers -  "LE RENARD" 

Son nom est cité dès le XIVe siècle mais c'est au milieu du XVe que la Corporation des merciers la racheta.

Comme les maisons voisines, à l'exception du Roi d'Espagne, elle était construite en bois.

Rebâtie en pierre au milieu du XVIIe siècle,il n'en resta plus grand chose après le bombardement de 1695.

Rétablie dans ses murs en 1699, de style baroque flamand avec une influence de style Louis XIV, elle est consacrée en grande partie à la Corporation des Merciers.

Des années 1920 jusqu'à la guerre, son plancher du deuxième étage avait été transformé en piste de danse par Monsieur et Madame Rosy qui en avaient fait une école de danse de salons. La statue de Saint Nicolas patron des merciers domine sa façade.


L'HOTEL DE VILLE

A l'origine les édiles communaux se réunissaient en plein air pour gérer leur cité, au plus se contentaient-ils d'une chambre dans la Halle mais lorsque la Ville commença à s'enrichir au XIIIe siècle, son administration devint plus complexe et il fallut envisager l'achat d'un bâtiment propre pour y installer ses services. .

La Ville achète alors un "steen" (maison de pierre), appelée "de Meerte", ensuite la Maison "le Sanglier" (den Wilden Ever) mais comme il fallait également loger les fonctionnaires, celles-ci s'avérèrent trop petites et la Ville décide alors vers 1400 de se construire une maison communale digne d'elle. 

Au printemps 1402, la première pierre de ce somptueux édifice est posée. Ce travail fut confié à l'architecte Jacques Van Thienen assisté du maître maçon Jean Bornoy.Le projet primitif comprend l'aile gauche ainsi que le beffroi.

Suite à un soulèvement des métiers, il fallut dédoubler l'administration d'où l’agrandissement du bâtiment.

En 1444, le jeune Charles le Téméraire pose la première pierre de l'aile droite de l'Hôotel de Ville et en 1449, la Ville signa une convention avec l'architecte Jean Van Ruysbroeck afin de reconstruire le beffroi écrasé entre les deux ailes.Il garda les bases de l'ancien beffroi, les renforça et construisit une nouvelle tour dessus (96 m)(accès via 420 marches !), celle-ci est en trois parties:une partie carrée qui compte quatre étages.une partie octogonale qui compte trois étages.une flèche pyramidale ajourée sur laquelle pivote la statue en cuivre doré de Saint- Michel, haute de 5 m, écrasant un dragon (oeuvre de Martin Van Rode, restaurée en 1996).

L'Hôotel de Ville a été construit sur le modèle de la demeure fortifiée du Moyen Age ainsi que sur la Halle.

Comme la maison fortifiée, il est constitué d'un plan rectangulaire, à chacun de ses angles, une tourelle, une balustrade crénelée rappelle les créneaux. La tour ou beffroi rappelle le donjon. Comme la Halle, il est constitué d'un portique, d'un escalier extérieur qui mène à la halla (grande salle surélevée), cette salle est appelée actuellement la Salle gothique et l'escalier l'escalier des lions. Le style de l'Hotel de Ville est double, d'une part gothique, d'autre part Louis XIV. 

Le bombardement de 1695 détruit l'intérieur de l'Hôtel de Ville.
Au début du XVIIIe siècle, construction d'une aile arrière et la nouvelle cour intérieure est ornée de deux fontaines dédiées à la Meuse et l'Escaut (1715).
Moitié du XIXe, restauration de la tour.
Le 5 mars 1936, classement de l'Hôtel de Ville.

Actuellement l'Hôtel de Ville abrite la direction de la Ville (bourgmestre et échevins), un bureau d'informations touristique et des expositions temporaires. On peut toujours s'y marier suivant certaines conditions. 


vue aérienne de la Grand-Place de Bruxelles
propriété de la Ville de Bruxelles

Le plus bel édifice administratif de
Belgique !
 
 

La façade de l'Hôtel de Ville rassemble une multitude d'illustrations du style gothique flamboyant: cloches, créneaux, statues et tourelles.

Les murs et fenêtres du bâtiment principal sont ornées de 137 statues ! [question classique pour les rallyes automobiles]

de nuit...

Une légende raconte que lorsque l'architecte Jan Van Ruysbroeck prit conscience de la sévère asymétrie qui frappait le bâtiment (en effet, le beffroi ne se situe pas exactement au milieu du bâtiment entre l'aile gauche et l'aile droite), il se donna la mort en se jetant du haut du bâtiment. 

La réalité est toute autre car l'homme mourut dans son lit, 4 ans après l'achèvement de la flèche.

Si le bâtiment est asymétrique, c’est que l'architecte avait récupéré l'ancien bâtiment sur lequel l'Hôtel de Ville est érigé.

Notez aussi que les fenêtes du premier étage sont rectangulaires à gauche et ogivales à droite.

A voir aussi les mascarons grimaçants qui décorent les clés de voûte !

L'aile gauche (orientale) fut commencée en 1402 par Jacques van Thienen.  La première pierre de l'aile droite (occidentale), dont l'architecte est inconnu, fut posée le 4 mars 1444 par le comte de Charolais (Charles le Téméraire), âgé de 11 ans.  Cette aile, d'un gothique plus évolué que la précédente, - remarquer le dessin des arcades et des fenêtres, - fut achevée en 1450.  Entre ces deux constructions superposant leurs portiques ouverts, leurs balcons, leurs deux étages sous toit, ornés de statues, on avait conservé l'ancien beffroi.  En 1449, contrat fut passé avec Jan van Ruysbroeck pour l'entreprise de la nouvelle tour.  C'est sur la base de la vieille tour, devenue centrale, que l'architecte du XVe siècle dressa la sienne, carrée d'abord, puis octogonale au-dessus des toits, flanquée de tourelles, ajourée dans ses parties hautes, effilée en pointe.
En 1454, le monument était complet.  On pouvait hisser sur sa flèche le “Saint Michel terrassant le démon », groupe en cuivre doré du dinandier Martin van Rode.  L'épée brandie, haut de cinq mètres, l'archange et patron de la ville est monté sur pivot et serf de girouette.
L'aspect élancé de l'Hôtel de Ville, le verficalisme de sa structure s’accusent par le jeu des tourelles octogonales, à trois balustrades superposées, qui flanquent ses angles, par la pente raide des toits à quatre rangées de lucarnes.
propriété de la Ville de Bruxelles
n° 8

la Maison de l'Amman "L'ETOILE" 

Déjà mentionnée au XIIIe siècle, c'est la plus petite mais l'une des plus anciennes de la place.

Au XIVe siècle, elle était occupée par "l'Amman" (officier de justice représentant le Souverain).

En 1356, Louis de Male, comte de Flandre, y planta son drapeau à la plus haute fenêtre; quelques mois plus tard, Everard 'tSerclaes l'arracha héroïquement. Malheureusement, il y fut ramené agonisant et y mourut en 1388.

Sur l'ordre du Bourgmestre De Brouckère, elle fut démolie pour donner une plus large ouverture à la rue Ch. Buls (ex rue de l'Etoile), afin d'y faire passer une ligne d'omnibus sur rails.

Projet qui ne vit jamais le jour et 45 ans plus tard, le bourgmestre Charles Buls la fit reconstruire un peu plus étroite en remplaçant son rez de chaussée par des arcades, au-dessus desquelles on peut remarquer son enseigne décorée d'une étoile.
Sous les arcades, un monument dédié au bien-aimé bourgmestre Charles Buls, réalisé par Victor Horta et le sculpteur Victor Rousseau en 1899.
Juste à côté, un autre monument dédié cette fois à la mémoire d'Everard't Serclaes par le sculpteur Julien Dillens. Explications détaillées ici..


n° 9

la Maison des Bouchers
"LE CYGNE" 

Mentionnée au XVe siècle, c'était alors un cabaret entouré d'un jardin en retrait par rapport aux maisons voisines.

Rebâtie en 1523 par Apollonie d'Ouderghem dans le même alignement avec l'Arbre d'Or et l'Etoile.Sa façade était en bois.

Reconstruite en 1698 par le financier Pierre Fariseau (voir monogramme au centre de la façade), elle fut ensuite rachetée par la corporation des bouchers en 1720.

Vers 1830,elle fut transformée en "café-logement".
En 1847, Karl Marx écrivit avec Engels son Manifeste.
Le parti ouvrier belge y fut fondé en 1885.

Son style est différent des autres maisons de la Grand-Place (exception faite du "Cornet"); il a une vision plus moderne de l'architecture sans plus d'attaches avec le baroque flamand et s'inspirant du style Louis XIV

Son enseigne, au-dessus de la porte, représente un cygne. Cette maison accueille aujourd'hui un célèbre restaurant.

propriété de la Ville de Bruxelles
 
 

photo © 2004 T. Willemsen

propriété de la Ville de Bruxelles
n° 10

La Maison des Brasseurs ou "L'ARBRE D'OR" "

Au XIIIe siècle, elle s'appelait la "Colline"
et devient au XVe siècle la propriété de la corporation des tanneurs pour passer ensuite à celle des tapissiers.

Au XVIe siècle, elle fut reconstruite en pierres.

Elle est rachetée en 1638, par la Corporation des brasseurs qui l'agrandirent. Suite au bombardement de 1695, elle fut rebâtie par l'architecte De Bruyn,elle était surmontée d'une statue équestre de "Maximilien de Bavière" taillée dans une pierre de basse qualité (les passants se plaignaient d'en recevoir des morceaux sur la tête).
Son scupteur De Vos dut en réaliser une nouvelle en bronze !

En 1752, elle fut remplacée par celle du Gouverneur "Charles de Lorraine", très aimé des Bruxellois. Le style de cette maison est classique:ordre corinthien + style flamand pour le décor et le fronton. L'Alliance libérale "libre penseuse" y fut fondée en 1845.

Aujourd'hui, ses caves abritent le très beau musée de la brasserie.


n° 11

"LA ROSE" 
 

Achetée au XIVe siècle par la Ville,elle devient propriété de la famille "Van der Rosen" au Xème.

Incendiée en 1695, elle fut rebâtie en 1702 par J.B.'t Serstevens. Elle est restaurée en 1885.

De style flamand du XVIIe, elle a les trois ordres: dorique, ionique et corinthien; c'est un habitation bourgeoise.

En février 1919, on y fonda la Fédération Nationale des Combattants de 1914-18.

Elle est aujourd'hui,une taverne connue sous le nom de "LA ROSE BLANCHE".

propriété du CPAS de la Ville de Bruxelles

n° 12 

"LE MONT THABOR" 

C'est une Maison bourgeoise comme la Rose.

Elle fut construite en 1699 pour J.B.Van de Putte par le menuisier F.Timmermans et le maçon P.de Roy. Elle est restaurée en 1885.

Elle est aujourd'hui appelée "AUX TROIS COULEURS" .

Elle abrite actuellement une joallerie.

n° 13 - 19

LA MAISON DES DUCS DE BRABANT

A cet endroit se trouvait au Moyen Age, le "Meynaert steen" (maison en pierre des Meynaert).

Bâtie sur une colline de sable, elle servait de défense à l'îlot St-Géry; désaffecté lors de la construction de la première enceinte de la Ville, elle fut démembrée.

En 1441, elle fut expropriée par la Ville qui la restaura avec les maisons voisines et les réunit en une même construction (façade à pilastres).

Après le bombardement de 1695, elle fut reconstruite l'année suivante par l'architecte Guillaume de Bruyn et ce groupe de 7 maisons fut alors réuni sous un même fronton, sur le côté Est de la Grand-Place.

Maison des Brasseurs - Bruxelles - Grand-Place
La dénomination découle de la présence
des bustes des anciens ducs de Brabant
ornant la base des pilastres.


n° 13

la Renommée 
statue enseigne illustrant son nom.
propriété de la Ville de Bruxelles

n° 14

l'Hermitage

enseigne au-dessus de la porte.

Son acquisition par la Ville de Bruxelles est prévue à un niveau de 2 500 000 €.
propriété de la Ville de Bruxelles

n° 15

la Fortune 

achetée par la Corporation des tanneurs

n° 16

le Moulin à Vent 

acquise par la Corporation des meuniers; l'enseigne est parlante.

n° 17

le Pot d'Étain 

appartenait à la Corporation des charpentiers et des charrons
enseigne au-dessus de la porte.


n° 18

la Colline 

Maison de la Corporation des "QUATRE COURONNES" c.à.d. les sculpteurs, les tailleurs de pierre, les maçons et les ardoisiers. Enseigne au-dessus de la porte.




n° 19

la Bourse 

Elle est de style classique et flamand comme la Maison des Brasseurs. La base de ses pilastres est décorée par 19 bustes des anciens Ducs de Brabant d'où l'origine de son nom . 

En 1795, les révolutionnaires français qui avaient supprimé les Corporations vendirent aux enchères la Colline, le Pot d'Etain et le Moulin à Vent.

Dans un état de délabrement avancé, cette maison fut sauvée par la Ville en 1830.

Au XIXe siècle, les caves de l'Hermitage et de la Fortune furent aménagées en friture; c'est là que les maraîchers et les petits bourgeois venaient déguster des moules et frites.

Et c'est paraît-il, dans une de ces fritures que l'on créa en 1918 l'oeuf à la russe pour marquer la différence avec "l'oeuf dur salade" des Français qui ne connaissaient pas encore la mayonnaise et les frites. Victor Hugo habita pendant 1 mois au n° 16 "le Moulin à Vent".

Actuellement la Renommée est un Musée du Cacao et du Chocolat.

l'Hermitage abrite au rez-de-chaussée,le tourisme
suédois et dans sa cave,"la Cave du Roi". 

la Fortune est devenu "l'Hôtel St-Michel" et sa
cave "het Kelderke".

Quant aux Maisons suivantes, le Moulin à Vent, le Pot d'Etain, la Colline et la Bourse, elles sont pour l'instant en pleine restauration. 


n° 20

LE CERF VOLANT 

En 1710; G.Van den Eynde en était le propriétaire; tailleur de pierre de son métier, il en était certainement l'architecte.

Restaurée en 1897.

Elle abrite aujourd'hui le restaurant "le Cerf".



n° 21 - 22

LES MAISONS JOSEPH ET ANNE
 

Ce sont deux maisons particulières reconstruites en une façade unique après le bombardement de 1695.

Restaurée en 1897.

Aujourd'hui magasin de pralines "Godiva".



n° 23

L'ANGE

Elle s'appelait "l'Olivier"au XIVe siècle.

Expropriée par la Ville pour agrandir le Marché,elle devint ensuite au XVIe, propriété de l'Abbaye de Forest qui la céda à son tour à un particulier.

Reconstruite en 1697 par l'architecte De Bruyn,elle est du style italo-flamand comme sa voisine "la Chaloupe d'Or".

Restaurée en 1897.

Actuellement, magasin de dentelles.


n° 24 - 25

la Maison des Tailleurs 
LA CHALOUPE D'OR 
et LA TAUPE DE MOL 

Cette maison représentative de la Corporation des tailleurs regroupe deux maisons. 

Expropriée par la Ville au XIVe siècle pour agrandir le marché.

Reconstruite en 1697 par l'architecte D.Bruyn dans le style baroque italien et décor flamand qui caractérise presque toute la Grand-Place.

A son sommet, la statue de l'Evêque St-Boniface patron des tailleurs.

A l'heure actuelle, elle abrite un restaurant.



 

n° 26 - 27

:La maison des Peintres "LE PIGEON"

La Corporation des "PEINTRES" eut en 1510 l'autorisation de la Ville de la reconstruire.

En 1533, ils purent remplacer le frontispice en bois par de la pierre.

Le style de la Maison est gothique au rez-de-chaussée mais Renaissance à partir du premier étage.

Bombardée en 1695,elle fut rachetée par un tailleur de pierres P.Simon en 1697 qui la rebâtit en style deuxième renaissance.

Elle fut restaurée en 1908.

"Victor Hugo"(sous le nom de Lanvin), ayant du fuir la France, alors sous le règne du futur Napoléon III, s'y installa en 1852. Il y écrivit un pamphlet "Napoléon le Petit" et commença le plus grand pamphlet du siècle "les Châtiments" qu'il achèvera à Jersey.

Actuellement le n° 26 est occupé par un magasin de dentelles et le n° 27 par le pralinier "Neuhaus".

A noter, l'emploi  - exceptionnel sur la Grand-
Place - de fenêtes arrondies en plein ceintre et 
de curieux mascarons placés entre les baies
de l'entresol.


n° 28
 

"LE MARCHAND D'OR" 

Elle s'appelait autrefois "la petite chambre de l'Amman" (Het Ammanskamerke).

Lors du bombardement de 1695, elle fut totalement incendiée, car contrairement aux autres maisons, elle était encore entièrement en bois à cette époque.

Reconstruite en 1709, elle était la propriété du faïencier C.Mombaerts.

Son style est sobre et ne présente rien de remarquable.

Restaurée en 1897.

 


n° 29 - 33

La Halle au pain (broodhuis)
"LA MAISON DU ROI "

Malgré son nom, aucun roi n'y a jamais résidé ! Elle porta également le nom de "MAISON DUCALE", le duc de Brabant y ayant établi un bureau d'impots.

L'origine de la halle au pain remonte au XIIIe siècle; c'était alors une construction très simple.
Elle fut bâtie sur un ancien marécage en même temps que la halle au drap ainsi que la halle à la viande construite sur une éminence sableuse à l'arrière. Elle fut érigée en 1405, mais les boulangers ayant décidé de vendre leur pain chez eux, la désertèrent.

Elle fut démolie en 1512 et c'est Charles-Quint
qui fit commencer les travaux de reconstruction; ceux-ci s'achevèrent seulement en 1536.

Trois architectes furent chargés de coordonner ce chantier: A.Keldermans, L.Van Bodeghem et H.Van Pede. 

De style gothique, elle fut construite sur pilotis reliés entre-eux par des peaux de boeuf.

Les Comtes d'Egmont et Hornes y furent logés la veille de leur exécution en 1568.

Gravement endommagée par le bombardement de 1695, on la restaura plusieurs fois mais hélas de manière fort peu heureuse.

Cette maison servit de tribunal pendant un temps. Les Républicains français la nommèrent "Maison du Peuple".

Elle fut louée à des sociétés privées, la Loyauté et le Cercle Artistique.

Le 24 avril 1864,Charles Baudelaire, écoeuré‚ par les critiques parisiens s'installa à Bruxelles.Il donna des conférences à la "Maison du Roi"mais  celles-ci n'eurent aucun succès. Désappointé et se faisant une image un peu rapide de la Belgique, il écrira alors "Pauvre Belgique".

Acquise par la Ville en 1860, la Maison du Roi fut totalement démolie puis reconstruite en 1873 suivant l'esprit des architectes du XVIe dans le style gothique tertiaire par Jamaer.

Charles Buls décida d'y installer un musée historique communal afin de conserver les vestiges de la Ville. Il sera inauguré en 1887 et existe toujours actuellement: c'est un musée remarquable que peu de Bruxellois connaissent !

propriété de la Ville de Bruxelles
Vous pouvez notamment y voir la collection complète de tous les costumes offerts à Manneken-Pis !
Le groupe des maisons du N-E est beaucoup plus simple et comprend six habitations. Malgré leur simplicité, ces maisons ne sont pas sans intérêt. On y retrouve la caractéristique des trois ordres qui distinguent toute l'architecture des maisons de la Grand-Place mais aussi le souvenir de l'ancienne maison bruxelloise des XVIe et XVIIe siècle

de gauche à droite:

l'Ane (39), Sainte-Barbe (38), le Chêne (37), le Petit Renard (36), le Pan (35), le Heaume (34) 

(photo de 1945)

n° 34

"LE HEAUME" 

C'est une maison particulière, élégante, on la connaît sous ce nom depuis le XVe siècle.

Elle fut reconstruite après le bombardement de 1695 et restaurée en 1920.

Actuellement, elle abrite la taverne "Casa Manuel".

n° 35

"LE PAON" 

Maison particulière, sa façade est rehaussée de guirlandes dorées.

Reconstruite en 1697 et restaurée en 1882.

Enseigne parlante représentant un paon.

Actuellement une taverne du même nom.


n° 36 - 37

"LE PETIT RENARD" anc."LE SAMARITAIN" 

"LE CHENE" 

Simples maisons bourgeoises bruxelloises, du style des n° 21 et 22 , Anne et Joseph.

Construites sous le même fronton en 1696 et restaurées vers 1884.

Actuellement le "Petit Renard" abrite une taverne "El Greco", tandis qu'au "Chêne", on peut trouver un coffee shop.


n° 38

"SAINTE-BARBE" 

Elle également connue sous le nom de :"Ronce Couronnée".

Reconstruite en 1696 et restaurée en 1918.
A part son gâble,elle est d'une grande simplicité.
Actuellement, c'est un magasin de dentelles.
 


n° 39

"L'ANE" 

Maison particulière, restaurée en 1917, on y retrouve, grâce aux 3 ordres, le clacissisme. 

Actuellement, comme sa voisine, c'est un magasin de dentelles.
 

 

c'est la msion de gauche sur la photo ci-dessus

propriété de la Ville de Bruxelles

Elle va faire l'objet, en 2005-2006, d'importants travaux de restauration  (381 000 €).
La maison de l'âne se compose en fait de deux bâtiments du XVIIIe siècle. Celui à front de place a été reconstruit après le bombardement de 1695 mais ses caves sont évidemment antérieures. Celui donnant sur une cour arrière est très dégradé mais la Ville espère y remettre du logement, après rénovation.

La Grand-place en direct
(webcam)
retour vers les monuments de Bruxelles



surveillance de cette page 
vie privée   ChangeDetection
..
pour faire une recherche sur www.eurobru.com !

offert par FreeFind
 
site réalisé par 
bruNET ®

glossaire de ce site et moteur de recherche interne




retour à la page antérieure


autres langues
Translate this Page
Cette page en une autre langue!



page modifiée le
Manneken-Pis