
't Serclaes
| Gisant sur le côté gauche
de l'Hôtel de Ville, quand on lui fait face, rue Charles Buls. Everad
't Serclaes sauva la ville des louvanistes et des flamands en 1356, reçu
le titre de Chevalier et deviet ainsi conseiller de la duchesse de Brabant.
Un litige opposant, un jour, celle-ci au comte de Gaesbeek, 't Serclaes
la soutient et parvient à favoriser Bruxelles..
Le comte de Gaesbeek, humilié, fit appel à des tueurs afin de le réduire au silence. Agressé dans un petit chemin creux, il se fit arracher la langue et couper le genou. Laissé là pour mort et agonisant, il fut trouvé par le Doyen de Hal puis transporté à la Grand-Place où une foule nombreuse vint lui rendre un dernier hommage. Il décéda le 31 mars 1388 et les Bruxellois en colère allèrent ravager le château de Gaesbeek. (kasteel van Gaasbeek - B-1750 Lennik) De là viendrait l'expression bruxelloise "kiekefretters" ( mangeurs de poulets ), en souvenir aux abondantes victuailles stockées en prévision du siège du château. Ce fut Charles Buls qui décida de rendre en 1898 un dernier hommage à 't Serclaes, en faisant placer ce bas-relief à l'emplacement de la maison de l'amman où il décéda et ce dans la rue qui portera le nom de ce grand bourgmestre de Bruxelles. Depuis, la légende court que toute jeune fille qui effleure le bras du martyr, trouvera un mari dans l'année... Observez d'ailleurs qu'outre la réputation de porte-bonheur de celui-ci, on pourrait aussi étudier la psychologie du toucher car jamais il n'est nettoyé, les zones brillantes et douces étant celles que touchent les passants. |
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Oeuvre de Julien Dillens (1849-1904)
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| Incendiée en 1695, la maison A
l’Étoile reconstruite en pierres fut ensuite démolie
sous le prétexte d'élargir les avenues conduisant à
la Grand-Place. Charles Buls la fit heureusement rétablir
en 1897 et, pour faciliter la circulation, la fit asseoir sur une colonnade,
une idée de l'architecte Wynand Ganssens.
Cette maison est la plus petite de la Grand-Place. Malgré le peu d'élévation de sa façade, elle ne laisse pas de s'harmoniser avec le groupe dont elle fait partie. Le style de la façade est très simple. Quatre pilastres occupent la hauteur des deux étages. Ils sont ornés d'un chapiteau composite. Le gâble a de fausses volutes et s'achève par un couronnement triangulaire, surmonté d'une étoile. Sous les arcades de cette maison, on
trouve deux plaques commémoratives.
1° PLAQUE CHARLES BULS Érigée en l'honneur de Charles
Buls, en témoignage de reconnaissance pour les services rendus aux
artistes par cet éminent magistrat. inaugurée le 7 décembre
1899 et due au ciseau du statuaire Victor Rousseau. A gauche, l'artiste
a personnifié I'architecture, sous les traits d'une femme assise
qui médite tenant un compas et un plan déroulé. Dans
le fond, se profilent la Maison du
Roi et les deux maisons voisines de cet édifice. L'adolescent
debout, dont le bras étendu tient une lampe allumée, emblème
de la lumière éternelle, symbolise l'immortalité.
C'est une figure délicatement modelée où l'on retrouve
la grâce et la distinction, qui caractérisent le talent de
Victor Rousseau.
La plaque est rehaussée d'une branche
d'acacia, fleur symbolique des «maistres machons», qui fleurit,
suivant la légende, sur la tombe de maître Hiram.
2° PLAQUE EVERARD ‘T SERCLAES La plaque, inspirée de la Renaissance
italienne, est faite de deux pilastres ornés de panoplies. Soutenant
un tympan semi-circulaire d'où surgit un chevalier tout armé,
portant l'étendard de Brabant Limbourg. En dessous, sur l'entablement,
on lit Pro paris et fois. A droite
et à gauche, l'écusson de Bruxelles et celui du Brabant.
Le premier bas-relief se rapporte à la reprise de Bruxelles par 't Serclas. A la mort de Jean III, survenue le 5 décembre 1355. sa fille aînée Jeanne, épouse de Wenceslas de Luxembourg. succéda au trône de Brabant. La succession paternelle lui fut disputée
par le comte de Flandre, Louis de Male, qui avait épousé
une deuxième fille de Jean III. Ce compétiteur envahit le
duché, s’empara de Bruxelles et planta son étendard sur la
maison de l'Etoile. Cependant, dans
la nuit du 24 octobre 1356, Everard ‘t Serclaes escalada les murs de la
ville, se porta à la Grand-Place, arracha l'étendard de Louis
de Male et le remplaça par celui des ducs de Brabant. En dessous
de ce bas-relief, on lit ces fières paroles :
Grâce à ce coup de main,la ville était reprise et Jeanne et Wenceslas firent leur entrée à Bruxelles. C'est cette solennité qui est figurée sur le second bas-relief. En dessous, on lit le cri de guerre des ducs: Le Brabant au riche duc Enfin, le troisième bas-relief se rapporte à la destruction du château de Gaesbeck par les bruxellois en 1388. Everard 't Serclaes, ayant défendu les droits de la cité contre les prétentions injustes du sire de Gaesbeek, fut assailli près de Lennick-Saint-Quentin par 2 émissaires de ce seigneur qui le blessèrent mortellement et lui arrachèrent la langue. 't Serclaes fut transporté mourant
en ville et déposé à la maison de l'Etoile,
qui était le siège de l'amman de Bruxelles, justicier du
duc.
Au bas du monument gît le corps mutilé d'Everard 't Serclaes. Sur la base, on lit Ebehardo t' Serclaes liberatori patriae. L'écusson du héros populaire et des guirlandes de fleurs et de fruits achèvent l'ornementation de ce superbe bas-relief. Sur le socle du pilastre de droite, on rappelle le double épisode que nous venons de narrer- Le 24 octobre 1356, Everard 't Serciaes, par un hardi coup de main, chasse les soldats étrangers qui occupaient Bruxelles. - Après avoir été cinq fois échevin de sa ville natale, il mourut le 31 mars 1388, lâchement assassiné pour avoir défendu les droits de la cité. Sur le socle du pilastre de gauche on a inscrit ces mots: Le 6 juin 1898, le Conseil communal de Bruxelles a chargé le sculpteur Jurien Dillens d'édifier ce monument en honneur d'Everard 't Serclaes, échevin. En dessous, dans un cartel, on lit deux dates: 1320 (?) et 1388. La première est la date présumée de la naissance de 't Serclaes,l'autre est la date de son assassinat En face, sur le mur de l'Hôtel de Ville, l'Administration communale a fait placer une plaque commémorative du 200e anniversaire de la reconstruction de la Grand-Place. Elle est ainsi libellée: Les habitants de Bruxelles, honorant l'énergie de leurs ancêtres qui en deux ans relevèrent de ses ruines leur ville détruite par le bombardement de 1695, ont célébré, le 26 juin 1897, le 200e anniversaire de la réédification des maisons de la Grand-Place [l’inauguration se fit en réalité le 11 juillet 1897]. La rue dite aujourd’hui rue Charles Buls s'est appelée à travers l'histoire, rue de l'Etoile. |
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