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LA TOUR NOIRE
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| . | Cette tour fait partie de
la première enceinte construite au XIIIe siècle.
Au XVIe elle devint propriété privée, d'abord
habitation puis auberge, lorsqu'on vendit, après le creusement du
bassin Sainte-Catherine, les terrains situés entre la rue de Laeken
et la rue Sainte-Catherine.
On en modifia alors l'extérieur et la maison fut appelée den Toren. Lors de la transformation du quartier de la Vierge Noire, on la découvrit, en octobre 1887, enclavée dans des constructions plus modernes: elle héberge un marchand de moules ! On voulut tout d'abord la faire disparaître mais le bourgmestre Charles Buils la défendit énergiquement au sein du Conseil communal et la sauva ainsi de la destruction. Elle est classée en 1937. La Tour Noire est un exemple typique de tour d'enceinte murale du XIIIe siècle. Elle est entourée d'un fragment de fossé, jadis beaucoup plus large, qui en défendait l'approche. Elle est sphérique et l'épaisseur du mur est percée, çà et là, d'une meurtrière par où l'assiégé pouvait lancer des traits sur l'assiégeant ! La partie supérieure fait légèrement saillie. A l'origine, la tour n'avait qu’une plate-forme à ciel ouvert, entourée d'un parapet à créneaux. Dans la suite on surmonta cette plate-forme d'une sorte d'étage supérieur, percé de trois fenêtres et d'un toit conique. Vers la ville, ce toit conique est adossé à un pignon à gradins. A droite, on a conservé. un tout petit fragment du rempart qui venait se joindre à la tour; nous y trouvons quelques créneaux, derrière lesquels passait le chemin de ronde. Engoncée pendant des
années dans les magasins Esders, noircie par la pollution, vieux
monument mal entretenu, la Tour Noire tombe dans l'oubli !
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| La saga immobilière : la famille Esders a racheté
tous les terrains voisins pour y construire un
très grand magasin de textiles en y enclavant la Tour Noire. En 1988, Esders revend son bien pour 56 millions de BEF à une société immobilière, qui le cède à une autre agence, la même année, pour 100 000 000 BEF ! Au mois de janvier 90, Voss, un
très curieux personnage en deviendra propriétaire un
seul jour, le temps de le revendre pour 145 millions de BEF à l'Espace
Sainte-Catherine... Le bien, en démolition, prend feu...
En 1993, le bourgmestre Michel Demaret accorde un permis de bâtir
à la société finlandaise Thomesco qui, crise économique
aidant, finira par le revendre en février 1998 130 000 000 BEF au
groupe Accor qui confie à l'Atelier Urbain la tâche de réaliser
ce qui suit...
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| N.D.L.R.: les commentaires qui précèdent résument olusieurs articles publiés à l'époque dans la presse écrite à propos de cette 'saga' immobilière... Un descendant du propriétaire originel à une autre version des faits: | ||
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| M. Jean Esders, a revendu
le magasin Esders pour 14 000 000 BEF en 1953 à un certain promoteur
immobilier "Samain". En effet, le magasin Esders a malheureusement
été déclaré en faillite. D'autre part, la Tour
Noire a toujours été entretenue lorsque ce terrain appartenait
à la famille. Elle faisait tout le charme du magasin, comme
elle le fait aujourd'hui pour l'hotel qui y est construit.
Les promoteurs immobiliers qui se sont succédés par la suite ont laissés le magasin et la Tour Noire à l'abandon jusqu'à ce qu'un incendie (les mauvaises langues diront qu'il fut providentiel pour eux...) leur permit de raser ce superbe bâtiment. |
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