l'église
Sainte-Trinité

 
Fermée depuis 1997 pour cause de sécurité publique (des problèmes de tassement de terrain ayant causé d'importantes fissures) l'église de la rue du Bailli rouvre ses portes en été 2004 aux amoureux du baroque.
 
La façade de cette église est celle de l'ancienne église ou temple des Augustins.  Elle répond au type géréralement connu des églises baroques du XVIIesiècle et diffère par conséquent du type des églises du Béguinage et des Riches Claires, plus spécifiquement bruxellois.  Par contre, elle se rapproche dans sa conception de la façade de l'église de Notre-Dame de Bon Secours.
Aucune église ne montre mieux que celle des Augustins l'ordonnance de ce style baroque du XVile siècle qui a cessé d'appliquer les règles rigides et simples de l'architecture de la Renaissance du XVIe siècle.  Toute la façade n'est plus qu’un vaste écran posé devant un vaisseau à trois nefs.  Par une coïncidence curieuse, elle remplit encore aujourd'hui exactement les mêmes fonctions.  Elle sert en effet, de simple placage à la nouvelle église de la Trinité dont elle masque la division tripartite intérieure.
 

HISTORIQUE

Les Augustins s'établirent à Bruxelles en 1589 dans l'ancien couvent des Frères au Fossé, Broederkens op de grecht, situé rue Fossé-aux-Loups, sur l’emplacement de la place de Brouckère.  Au début du XVIle siècle ils obtinrent des Archiducs Albert et Isabelle l'autorisation d'ouvrir un collège dans leur couvent.  Ils construisirent alors de beaux locaux pour leur école et, en 1620, jetèrent les fondements d'une nouvelle église, d'après les plans de l'architecte Jacques Franquart, qui venait de construire le couvent et le collège.  Ils l'achevèrent en 1642 grâce à l'organisation d'une loterie.

Commie toutes les églises de Bruxelles, celle des Augustins fut fermée par ordre des Français, en 1796.  Elle fut rendue au culte catholique en 1805, comme annexe de l'église du Finistère, mais en 1814, elle lui fut définitivement enlevée.  On transporta alors au Finistère les statues de Notre-Dame-de Bon Succès et de Sainte Apclline.  Après avoir servi de salle de spectacle, ensuite d'ambulance en 1814 et 1815, pendant le séjour de l'armée anglaise en cette ville, elle fut affectée, en 1816, au culte protestant, qui était celui de la famille d'Orange-Nassau, et fut appelée dès lors Temple des Augustirs.  La façade fut restaurée en 1828.  Lors de la révolution de 1830. qui enleva la Belgique à Guillaume ler  roi des Pays-Bas, elle servit d'ambulance, et dans la suite à différents usages, à des expositions, à des fêtes ou à des solennités publiques.  Pendant la construction de la Poste Centrale, les bureaux des postes et télégraphes y furent installés et ils y restèrent jusqu'en 1892.  Le corps de l'église fut démoli en 1893.
Placée au milieut de la place de Brouckère. la façade tournée vers la rue Fossé-aux-Loups, dans l'axe du boulevard Anspach, cette église dut inévitablement disparaître à la suite de la construction des boulevards du Centre.  Un instant, en 1872, on eut l'intention do la conserver et de la contourner par une double artère.  On finit cependant par décider sa démolition.  En 1893, l'Etat, propriétaire du monument, céda la façade du Temple à la fabrique d'église de la Trinité.  Après le départ de l'administration des postes et télégraphes pour la nouvelle Poste construite place de la Monnaie, l'édifice fut démoli.  Les pierres de la façade furent numérotées et transportées rue du Bailli, où elles servirent à la réédification.
Quant au couvent, il avait disparu déjà avant 1830 et on avait construit des maisons sur son emplacement.
 

DESCRIPTION

La façade se compose de deux étages.  Au rez-de-chaussée on trouve six colonnes d'ordre dorique engagées, derrière lesquelles se dessinent des pilastres.  Sur les chapiteaux repose une large corniche qui règne sur toute la largeur de la façade.  Les colonnes qui sont érigées de part et d'autre de la porte principale sont accouplées et supportent un fronton triangulaire brisé.

Au-dessus de ce premier ordre d'architecture se dresse l'étage, embelli de quatre colonnes d'ordre corinthien engagées et se détachant sur des pilastres appartenant au même ordre.  Sur l'entablement de ces colonnes corinthiennes repose un fronton circulaire brisé, au milieu duquel s'élève une espèce de vaste lucarne ornée d'un immense cartouche.

Ce premier étage a pour appui deux grandes volutes, destinées à le relier à l'étage inférieur et à masquer le défaut de concordance qui existe, dans le style baroque, entre le toit et la façade. Aux angles, des torchères d'où s'échappent des flammes.

On entre dans l'église par trois portes d'entrée rectangulaires, à fronton cintré, dont la courbe est brisée au centre.  Au-dessus de chacune des portes un oculus, et dans le plat du mur du premier étage une grande fenêtre éclairant la nef principale.  Toutes ces ouvertures sont entourées d'encadrements propres au style baroque du XVIle siècle.

On reconnaît généralement à cette façade une grande harmonie dans les proportions.  A côté de ce mérite elle en a un autre, c'est qu'elle est un type représentatif du style baroque tel qu'il fut appliqué à Bruxelles.  Nous avons ainsi eux types distincts: le Béguinage et les Riches Claires d'un côté, Bon Secours et l'église des Augustins de l'autre.

Ajoutons dès maintenant que l'église des Minimes marquera le trait d'union entre ce groupe d'églises et l'église néo-classique de Saint-Jacques sur Coudenberg.

La facade est classée depuis 1955. L'église se trouve à cheval sur Ixelles (55 %) et Saint-Gilles (45 %)et est propriété de la fabrique d'église.
C'est l'abbé Philippe Dupriez qui s'en occupe.

site www de l'église
 
 
 

retour vers les monuments de Bruxelles



surveillance de cette page 
vie privée   ChangeDetection
..
pour faire une recherche sur www.eurobru.com !

offert par FreeFind
 
site réalisé par 
bruNET ®
glossaire de ce site et moteur de recherche interne

retour à la page antérieure


autres langues
Translate this Page
Cette page en une autre langue!
page modifiée le
taxes régionales