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Dans la série
des églises de la
Elle est également
remarquable
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Les frères Minimes de l'ordre de Saint François de Paule,
établis à Anderlecht, obtinrent des archiducs Albert et Isabelle
l'autorisation de venir s'établir à Bruxelles. Le 7
décembre 1616, ils acquirent de la duchesse de Bournonville la maison
bâtie par le célèbre anatomiste André Vésale
et y installèrent leur couvent. En 1621, ils commencèrent
la construction d'une église dont l'infante Isabelle posa la première
pierre le 6 avril. Cet édifice fut démoli pour faire
place à l'église actuelle dont I'ÉIecteur de Bavière,
alors gouverneur général des Pays-Bas, posa la première
pierre le 8 octobre 1700. Cette église fut terminée
en 1715, sauf toutefois la façade, dont une des tours seulement
fut construite.
Vers 1625, on construisit, grâce à l'intervention de l'Infante Isabelle, sur l'emplacement d'une maison de débauche acquise à grands frais et avec beaucoup de difficulté, à côté même de l'église, une chapelle conçue sur le modèle de la Santa Casa de Lorette. On y plaça cette inscription: Quoe fuerunt Veneris nunc fiunt Virginis oedes (ce qui fut d'abord l'autel de Vénus est devenu celui de la Vierge). On reconstruisit cette petite chapelle en même temps que la nouvelle église. On y plaça en 1715 cette inscription-chronogramme Domuncula Lauretana. Le couvent des Minimes fut supprimé en 1796. On y établit un dépôt de mendicité en 1801 ainsi qu'un atelier de travail et de cliàrité, une fabrioue de tabac en 1813, un atelier de lithographie en 1815; sous le Gouvernement hollandais un hôpital militaire et une école d'enseignement mutuel. Dans ces derniers temps, on y avait établi une prison pour femmes. Quant à l'église, elle fut fermée le7 novembre 1796. Après le concordat, elle fut momentanément rendue au culte catholique, en 1806, mais fermée de nouveau en 1811, lorsqu'il fut question d'y établir la manufacture impériale de tabacs. Sur les réclamations des parossiens, elle fut définitivement restituée air culte, en 1818 et érigée en paroisse. Le clocher et la partie supérieure de l'église furent restaurés en 1849. Adssée aux fondations du Palais de Justice, l'église est réputée pour ses concerts de musique classique et pour son orgue |
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Gravure de Daniel Vancutsem (1981) (21 x 29 cm) |
Dès 1980, l’Abbé Van der Biest attire l’attention
sur la vétusté du plus ancien orgue de Bruxelles et rencontre
François Houtart.
Il en résultera l’organisation de nombreux concerts, la création en 1983 de La Renaissance de l’Orgue asbl puis, en 1994, d’Organum Novum asbl et la désignation d’une succession d’auteurs de projet (les organistes Hubert Schoonbroodt - +1992, François Houtart, Carlo Hommel et enfin les architectes Charles Vandenhove et Olivier mathieu). La Fondation Roi Baudouin accorde son soutien au projet qui est soumis aux Pouvoirs publics. |
L’orgue Noelmans de 1681 : le plus ancien orgue de Bruxelles
L’orgue de l’église des Minimes est le seul orgue baroque du XVIIe siècle à Bruxelles et le plus ancien de la capitale (1681). Il a fait l’objet de plusieurs remises en état et transformations au cours des siècles et possède encore de nombreux éléments fort intéressants.
Construit à l’origine pour l’église du Béguinage à Bruxelles, l’instrument a été transféré un siècle plus tard à Louvain avant de se retrouver à Bruxelles lors de la constitution de la paroisse des Minimes en 1807. Il a été classé en 1943 en même temps que l’église.
Parmi les nombreuses restaurations et modifications de l’instrument
au fil des ans, celle du XIXe siècle a rendu possible
l’exécution du répertoire romantique : le buffet a été
élargi, afin de contenir les nouveaux éléments, ce
qui lui a donné son côté unique et remarquable, à
savoir celui d’un orgue à la fois baroque et romantique.
Au cours du XXe siècle, les orgues (romantique et
baroque) se sont lentement détériorées, au point d’être
totalement hors d’usage depuis plus de vingt ans en raison de leur usure
!
La restauration des orgues a été confiée à l’architecte Charles Vandenhove, auteur de projet, conseillé par François Houtart, Carlo Hommel, et Olivier Mathieu et est exécutée par le facteur d’orgue Guido Schumacher. Cette restauration s’appuie sur un projet élaboré par les organistes Hubert Schoonbroodt (†1992) et François Houtart. Ce projet a reçu l’approbation de la Fabrique d’église, de la Commission Royale des Monuments et Sites, de la Ville de Bruxelles et de la Région de Bruxelles-Capitale. L’esprit qui a inspiré les concepteurs du projet fut de rétablir la configuration originelle des instruments, en préservant leur caractéristique baroque et romantique.
L’orgue primitif, dans son buffet d’origine de type liégeois,
est situé au centre, les ajouts des siècles suivants sont
intégrés dans des buffets placés en façades
latérales, et le positif de dos est reconstitué, en grande
partie avec les éléments anciens. Le buffet du grand-orgue
rénové retrouve ainsi ses dimensions d’origine, tandis que
les buffets de pédale et du positif sont neufs. Avec deux claviers
et un pédalier pour l’orgue baroque, un clavier expressif et une
pédale pour l’orgue romantique, ces instruments originaux permettent
l’interprétation d’un très large éventail d’œuvres
d’époques diverses.
La restauration est financée en grande partie par la Région
de Bruxelles-Capitale (Service des Monuments et Sites) et la Ville de Bruxelles.
Le coût total sera de 700.000 €, dont 570.000 € sont d’ores
et déjà pris en charge par les Pouvoirs publics. Organum
Novum a déjà pu récolter 57.000 € par un premier
appel de fonds privés. Il reste donc encore à trouver 73.000
€.
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