l'église Saint-Nicolas
 
 

rue au Beurre

L’église Saint-Nicolas, située rue au Beurre à Bruxelles, est l’un des derniers exemples d’église médiévale ancrée en milieu urbain.

L’église Saint-Nicolas remonte aux environs de 1125. Mais elle fut réduite au rang de chapelle de Sainte-Gudule en 1174 et ne deviendra paroisse qu’en 1618
On peut la considérer en quelque sorte comme une église de marché, dédiée à l'un des patrons favoris des marchands. Il ne reste pas grand-chose du premier édifice dont la tour, mentionnée en 1289 et modifiée après 1367, servit de beffroi. Le chœur de l’église fut achevé en 1381; il est incliné sensiblement à gauche.

Au XVIe siècle, l’église Saint-Nicolas eut à souffrir des guerres de religion et fut gravement touchée par le bombardement de 1695. Elle fut rapidement restaurée. Mais sa tour reconstruite s’effondra en 1714 et ne fut plus rebâtie.

En 1799, elle fut vendue comme bien national et son mobilier fut acheté par Ferdinand Meeus, l'ancien marguiller de l'église. Elle fut rachetée par des paroissiens et garnie de son ancien mobilier, rendue au culte en 1804.

Une restauration en 1956 lui a donné une façade neuve en pierre blanche de Massangis. A cette occasion, quelques vestiges romans ont été mis au jour. A l’intérieur, la surprise vient de la rupture d’axe entre la nef et le chœur.

Une atmosphère étrange émane de ce sanctuaire : elle est due sans doute à l’obscurité qui y règne, en raison de la petitesse des baies de la nef, à la perspective inaccoutumée et à la lumière diffuse des vitraux, exécutés dans les années cinquante.
 
 
 
L'intérieur est divisé en trois nefs.  La voûte assez basse, la forme des fenêtres et des ogives, les gros piliers carrés, l'absence de transept  produisent au premier abord une étrange impression qu'accentue davantage encore la disposition inclinée du choeur et de la chapelle de la Vierge. 
Heureusement les lambris en chêne qui revêtent les murs, les tableaux et les objet,,, mobiliers réunis en grand nombre sur un petit, espace, ne tardent pas à rendre l'église sympathique au visiteur.
Le maître-autel, en style Louis XIV, très solennel avec ses hautes colonnes corinthiennes, son baldaquin lambrequiné et son immense manteau royal, occupe toute l'abside du choeur. Quatre vases, ornés de guirlandes, sont posés sur l'architrave des colonnes. C'est une oeuvre de Corneille Van Nerven, sculpteur et architecte-ingénieur. Le tabernacle, qui provient du couvent supprimé des Carmélites, est également attribué au même Van Nerven. Il rappelle d'ailleurs l'architecture de l'autel.
Au centre on remarquera un tableau, la Chananéenne, par Siger-Jacques Van Helmont. Les stalles, en style Louis XIV, dont les médallions racontent la légende de  Saint-Nicolas, ne sont pas sans mérite. Elles furent exécutées par J.-B. Vanderhaegen.

L'église Saint-Nicolas bénéficie d’une restauration générale qui lui redonnera  sa splendeur d’antan.
Sur la proposition de Willem Draps, Secrétaire d’Etat aux Monuments et Sites, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a en effet donné son feu vert pour l’exécution des travaux de restauration. Le montant de l’intervention régionale a été fixé à 3 249 916 €.

Il s’agit de l’un des premiers dossiers importants issus des accords entre l’Etat fédéral et le secteur du patrimoine. « A la fin de l’année 1999, explique Willem Draps, les discussions des accords de coopération entre l’Etat fédéral et la Région ont permis de dégager une ligne budgétaire allant de 4,95 à 7,43 millions d'euros pour la restauration de biens classés bruxellois.

Le montant total des travaux prévu avoisine les 6 618 000 € .

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