| GALERIES
ROYALES
SAINT-HUBERT
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| En 1845, la Société des Galeries
St-Hubert et de leurs embranchements s'était constituée
pour la création d'un passage couvert entre le Marché
aux Herbes et la rue de l'Ecuyer. La Maison des Orfèvres fut démolie
et le roi posa la première pierre le 6 mai 1846. L'année
suivante, le passage de 213 m se trouvait déjà achevé
et fut inauguré, le 20 juin 1847 par le roi Léopold Ier et
ses deux fils.
C'est l''architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaer (1811-1880) qui en dressa les plans et Joseph Jaquet en réalisa la décoration. Une plaque rappelant la construction des Galeries est placée à l'angle de la rue des Bouchers et de la Galerie du Roi, en 1897, à l'occasion du cinquantième anniversaire de leur fondation. La façade, d'inspiration classique, est ornée de pilastres superposés répondant aux trois ordres. Dans les niches se trouvent des statues, Flore, Pomone, le Commerce et l'Industrie. Des bas-reliefs rehaussent le plat de la façade. Au milieu une tête de Mercure entourée de deux fleuves. La devise Omnibus omnia a été empruntée à l'ancienne Maison des Orfèvres. Les Galeries Saint-Hubert, les premières qui furent construites
en Europe, sont bordées de 54 magasins et extrêmement animées,
vu la présence très discrète d'une centaine d'appartements
privés (oui, on habite encore dans les Galeries !)
Dans les Galeries se trouvent le Théàtre royal des Galeries et le Théâtre du Vaudeville. Le premier s'ouvrit en 1847. On y représenta tout d'abord le drame romantique et le mélodrame, ensuite l'opérette. Le Théâtre du Vaudeville succéda sous ce nom, en 1887, au Casino, fondé en 1852, sur l'emplacement d'un petit marché aux fleurs, par le comte de Juvisy, un Français proscrit après le coup d'État. Ce fut au début un café-chantant et dans la suite, on y joua le vaudeville, l'opérette et l'intermède. En 1973, il fut même transformé en boîte de nuit ! Les Galeries furent pendant longtemps le siège de l'Association Libérale et du Cercle artistique et littéraire, où Deschanel, Challemel-Laccur, Madier de Montjau et Bancel donnèrent, après le coup d'État de 1851, leurs premières conférences dont Victor Hugo fut l'un des auditeurs les plus assidus. Les familles dirigeantes de la Société originale ont pu, à travers les siècles, préserver l'aura esthétique du bâtiment qui ne sera finalement classé par la Région de Bruxelles-Capitale qu'en 1986, en évitant certaines dérives de l'urbanisme bruxellois ! Ce souci d'authenticité n'empêcha pas les responsables concernés de faire évoluer l'espace tout au long de son histoire; avant la seconde guerre mondiale, le cinéma des Galeries vit le jour et en 1950, le théâtre des Galeries fut transformé avec le concours de René Magritte. Dans les années 60, les façades intérieures furent repeintes dans différents tons grisés. Il importe aussi de mettre en exergue les innombrables réalisations des locataires contribuant à valoriser le bâtiment. En 1993, on décida de lancer la première grande rénovation globale depuis 1847 en concertation avec la Commission royale des Monuments et des Sites; avec le concours des meilleurs architectes (entre autres Michel Verliefden (bureau A2RC) et un budget estimé à 17,5 millions d'euiros. La première phase du programme visa à restaurer les grandes verrières et à rénover les façades intérieures afin de rétablir la « qualité spatiale et lumineuse des galeries . Les travaux furent achevés en 1997 pour leur 150ème anniversaire La deuxième phase cdincida avec la rénovation du théâtre du Vaudeville, dernier vestige, avec la Monnaie des théâtres bruxellois du XIXème siècle. En métamorphosant les sous-sols, on a créé le 20 juin 2003 une quatrième galerie, après la Galerie du Roi, la Galerie de la Reine et la Galerie des Princes. Une troisième phase est encore à venir: il s'agira principalement
de s'atteler aux façades extérieures, au péristyle,
à la Galerie des Princes et au théâtre des Galeries.
Précisons qu'il conviendra également de pérenniser
l'avenir du cinéma Arenberg !
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| Une alimentation électrique particulière
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A noter l'existence de la Société
d'électricité des Galeries Saint-Hubert sa (fondée
le 1.6.1895) mais installée rue des Bouchers dès 1887 comme
producteur et distributeur d'énergie électrique (la première
petite centrale électrique de la Ville a été créée
en 1885).
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La
galerie est constituée de 2 branches, la Galerie du Roi qui donne
vers la Grand-Place et la Galerie de la Reine, légèrement
en biais, qui donne vers la ville. A leur intersection, ces deux galeries
donnent sur la rue des Bouchers. Le Passage des Princes, plus petit, est
prependiculaire à la Galerie de la Reine.
Il y a six niveaux: cave, rez, entresol, deux étages d'appartements et les combles.Les façades intérieures du passage créent l'illusion d'une élévation à trois niveaux, affirmés par la superposition des trois ordres (toscan, ionique et corinthien). Dans
les Galeries Royales, la verrière en demi-berceau est portée
par une série
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L'asbl Passages & Culture a fait appel à l'expérience et à la créativité de Serae Goldwicht et de Jacques Simon, avec la collaboration d'Hélène Taquet pour la création graphique. «Bruxelles, dit Goldwicht, c'est avant tout le rêve, l'imagination, l'émotion. Le challenge, c'est de faire percevoir cette ville qui ne se perçoit pas de l'extérieur. Jacques, Hélène et moi-même avons tout mis en oeuvre pour toucher l'âme de Bruxelles. Nous avons également pu compter sur la participation de grands créateurs: Olivier Baudoux, Paul Day, René de Broyer, José Géal, Marie-Françoise Plissart, François Schuiten, pour ne citer qu'eux, nous ont apporté leur regard sur la ville. Précisons, enfîn, que ce parti pris de l'émotion et de la subjectivité n'empêche pas d'être rigoureux. Chaque élément du parcours est contrôlé par Hélène de Zagon, muséologue de l'Ecole du Louvre » BRUXELLES EN SCÈNE est une expo-spectacle permettant de découvrir ou redécouvrir la ville si chère à Victor Hugo et à Jacques Bbrel. Le visiteur accède au parcours par le théâtre du Vaudeville rénové à l'identique. Il traverse la scène pour descendre dans les 200 m de souterrains, ce qui ne manquera pas de l'impressionner. Il est alors immergé dans un univers fantasmagorique. Il entame un parcours initiatique et ludique à travers les mythes bruxellois. L'histoire, la culture, la gastronomie, la nature, l'architecture, les institutions sont autant de portes d'entrée vers cette ville qui sait se faire désirer, sans trop se prendre au sérieux. Quinze mises en scène poétiques évoquent les différentes facettes de Bruxelles: Bienvenue au Vaudeville, les Dragons de Saint-Michel, l'Origine de Bruxelles, Mille ans d'histoire, Bruxelles à portée de main, le Cabinet Surréaliste, l'Album Dessiné, la Comédie Urbaine, le Couloir des Manneken Pis, la Joyeuse Entrée, Visions d'Europe, Architectures en création, Nos murs ont des oreilles, la Multiplication des tables, la Station de Métro. Créations originales, objets symboliques, oeuvres d'art se cotoient dans une atmosphère décalée, paradoxale, mystérieuse. Le marais (authentique) parsemé d'iris sauvages, les grilles (également authentiques) de la Maison du Peuple de Victor Horta, la représentation de Bruxelles en terre cuite par Paul Day, les photos des Bruxellois à table captées par Marie-Françoise Plissart, les musiques du Concours Reine Elisabeth et de Couleur Café sont parmi les attractions qui recréent les saveurs, les odeurs, les images, les sons de Bruxelles. Le visiteur met plus ou moins une heure pour parcourir l'exposition. Il terminera son périple dans la salle des clés de Bruxelles où il pourra reçevoir tous les renseignements et tous les conseils, utiles et pratiques, sur les multiples activités de Bruxelles Les travaux de Bruxelles en Scène ont connnencé en 1999.
Ils s"étalent sur 42 000 heures de travail ont été nécessaires pour métamorphoser les sous-sols en abaissant au passage leur niveau de 70 cm pour le confort des visiteurs. BRUXELLES EN SCENE, c'est aussi BRUSSEL IN DE KIJKER, BLICK AUF BRÜSSEL
ou BRUSSELS ON STAGE. Cette expo est une attraction hors du commun,
à la fois dans le coeur de la région de Bruxelles et pour
le coeur des amoureux de Bruxelles. Ce parcours souterrain est un
véritable spectacle. Il s'inscrit dans la tendance actuelle
qui privilégie la force de la mise en scène. Le concept
n'est pas figé; cette exposition est pemanente mais pas définitive.
Culture et tourisme sont indissociables.
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| Informations
pratiques
prix entre 6 et 9 €
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Un tram 2000 de la STIB
décoré aux couleurs de la publicité marketing de Bruxelles en scène photographié devant le Parlement de la Communauté française Wallonie Bruxelles rue Royale photo Pascal Lebrun |
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IMPASSES DU MARCHÉ AUX HERBES Dans les environs immédiats, on n'oubliera pas de remarquer les
impasses.
Elles constituent une particularité du développement territorial
de Bruxelles. Pendant longtemps, au moyen âge, la ville garda
un aspect agricole et les premières maisons furent élevées
le long de la lisière des champs. Quand le champ primitif
fut entièrement entouré d'habitations, ses riverains se partagèrent
l'intérieur du bloc. Ils en firent des cours, des jardins,
des vergers, voire des blanchisseries. L'ancien chemin d'exploitation
rurale perdit sa signification première et devint une rue urbaine,
bordée de maisons. Plus tard, quand la population de la ville
s'accrut, à partir du XVe siècle surtout. Il fallut
mettre à profit les jardins et les cours et on y créa des
petites cités intérieures qu'on rnit en communication avec
le dehors par un couloir ou allée. On créa ainsi, à
travers les siècles, des centaines d'impasses dont les premières
se formèrent dans les environs immédiats de la Grand-Place,
d'autant plus rapidernent que le marché était un centre d'attraction
autour duquel se pressait la population marchande.
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le Passage du Nord |
la galerie Bortier |
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autres langues |
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