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| rue de la Loi
155 - 175
Centre de Presse International TEL: 32+ 22 35 21 11 |
Construit entre 1922 et 1927 par l'architecte d'origine suisse Michel
Polak
auteur, parmi d'autres, de l'immeuble Empain Réquisitionné par les Allemands en 1941, racheté par l'Etat belge en 1947, le Résidence Palace fut transformé en cité administrative. |
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Jusqu'à l'ouverture du centre de presse international en juin 2001, le Résidence Palace n'a que trop temporairement trouvé des occupants à la mesure du somptueux décor imaginé par Polak. La présence presque ininterrompue, depuis la seconde guerre mondiale, de diverses administrations a d'ailleurs parfois eu de lourdes conséquences sur le complexe (façades modernes du bâtiment A à front de la rue de la Loi) sans heureusement altérer certains joyaux tels que la piscine et ses vestiaires, le théatre et son foyer, et d'autres encore qui méritaient d'être classés. | |||||
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Construit entre 1922 et 1927 par l'architecte Michel Polak sous l'impulsion
du financier Lucien Kaisin, le Résidence Palace correspond à
une première tentative bruxelloise de développer un logement
collectif de prestige destiné aux couches les plus privilégiées
de la société, devançant même en ce sens les
réalisations new-yorkaises tels que le Rockefeller Center et l'immeuble
Dakota. Ce projet ambitieux visait à offrir à ses occupants
un grand confort tout en s'adaptant aux nouvelles réalités
socio-économiques : crise de domesticité, hausse du prix
des terrains, multiplication par quatre des coûts de la construction
entre 1914 et 1920. Comprenant à l'origine quelque 180 appartements
allant du familial de 22 pièces au pied-à-terre à
8 pièces pour célibataire, l'ensemble se proposait de devenir
une véritable ville dans la ville, autarcique, protégée
et secrète. Du monte-charge desservant chaque appartement et permettant
d'accéder au service traiteur des cuisines, jusqu'au système
pneumatique permettant d'envoyer directement le courrier au bureau de poste
privé, en passant par les 200 limousines mises à la disposition
des co-propriétaires ou la gare privée, le complexe offrait
un éventail complet de services commerciaux ou culturels, tels que
banque, boutiques luxueuses, coiffeurs, théâtre de 516 places,
ainsi que des infrastructures sportives, comme les bains turcs ou les salles
d'escrime dont l'élément le plus somptueux est la piscine
Art déco en style pompéien. L'aménagement des toits
en jardins «à la française» ou en terrains de
tennis participait du confort de ce vaste complexe. Son succès ne
fut toutefois que de courte durée.
S'articulant autour de plusieurs cours intérieures et d'un patio à colonnade orné en son centre d'un motif étoilé et d'une belle fontaine, tous deux en mosaïques, la disposition des bâtiments du complexe crée un effet de «ville dans la ville». Les façades possèdent un parement de pierre blanche, ornée de bas-reliefs stylisés, reposant sur un socle en pierre bleue. Le dernier niveau d'origine sous la corniche est embelli par une frise à motifs de volutes. Les cours, voiries et entrées des principaux bâtiments sont éclairées par des lampes à consoles et ferronneries. |
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| La décision (novembre 2002) de classement qui vient s'inscrire dans un processus complet de réhabilitation du Résidence Palace positionnera enfin cet immeuble comme un des éléments les plus incontournables du quartier européen a été prise par Willem Draps. |
| Le
Conseil des Ministres fédéral a décidé en 2000
de profiter de la présidence belge de l'Union européenne
pour y établir un nouveau centre de presse à Bruxelles au
cœur du Quartier européen.
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Un grave incendie a dévasté
le bâtiment en 1947 ..
faisant sept morts ! Les autorités allemandes y avaient stocké dans ses caves des milliers de bobines d'actualités cinématographiques tournées par leurs services pendant la seconde guerre mondiale. |
Tous ces films, sur support
celluloïd, matière très inflammable ont été
détruits lors de cet incendie criminel dont les auteurs sont restés
inconnus.
Mais comme ces images mettaient en avant les actions des "collaborateurs avec l'occupant", on peur penser... |
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| Le vendredi 26 mars 2004, les dirigeants des pays européens
ont décidé d'y organiser les sommets européens.
Le bâtiment (surtout le bloc A) sera rénové, démoli et reconstruit sur la base d'un concours international d'architecture. |
Cette décision est loin de faire l'unanimité !
Les sommets européens pouvaient être organisés ailleurs, au vert, dans un environnement plus facilement sécurisables, en en profitant pour créer de nouvelles infrastructures de congrès. |
Le concours international d'architecture est mal parti !
Après l'échec de celui dédié aux Sentiers de l'Europe... En effet, de grands noms de l'architecture internationale se refusent à porter atteinte à l'oeuvre de Michel Polak ! |
EPISODE SUIVANT
: L'HISTOIRE JUGERA...
| On a donc lancé un concours international d'architecture ! En tenant compte des déplorables expériences du passé... (tous les projets furent présentés de manière anonyme afin que l'identité et la nationalité des architectes restent inconnues) Avec un jury, plus honnête, confronté à 26 projets de haut niveau. Le Conseil des Ministres s'offre dans un bâtiment en verre une urne géante, lové dans un curieux écrin en bois. Le bâtiment devrait être inauguré en 2012. |
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| les gagnants sont >>>>>>>> |
Samyn
and Partners (B), Studio Valle Progettazion (I)i, architectes
Buro Happold (GB), ingénieurs |
De la rue
de la Loi, le bâtiment se présentera comme un grand cube
de verre dont les façades sont organisées en un dense patchwork
de vieux châssis en bois, collectés dans tous les pays européens
et retravaillés pour être parfaits et de verre cristallin.
Derrière cette
façade, se trouve une seconde façade de verre sécurisé.
Horizontalement, des
coursives métalliques protègent la façade qui brillera
la nuit comme une grande lanterne. L'intérieur du bâtiment,
qu'on verra de l'extérieur, est très original. Dans le grand
volume évidé du cube est posé une sorte d'amphore
géante, une bombonnière faite d'ellipses successives qui
tournent progressivement. Elle sera luisante durant la nuit et apparaîtra
comme un objet précieux déposé dans sa boîte.
On y trouvera sur des étages successifs les salles de réunion
et de travail du Conseil des ministres. Chaque étage, et donc chaque
salle de réunion avec ses tables circulaires, est percé en
son centre, afin que la lumière du jour pénètre jusqu'aux
tréfonds de l'amphore, réalisée en verre sablé.
La rue
de la Loi devrait donc ressembler à ceci en 2012...
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