Après
le scrutin du
13
juin 2004 qui a vu
en
Flandre une
avancée
du
Vlaams Blok (un
flamand
sur cinq a
voté
pour ce parti !),
l'idée
d'un divorce
belge
revient évidemment à
la
une... |
. |
Pourquoi ne pas proposer
à la Flandre de quitter cette Belgique tant honnie ?
De grâce, ne nous
positionnons plus seulement par rapport à la dynamique de l'autre,
mais bien par rapport à notre propre vision de l'avenir.
La Flandre veut s'en
aller, très bien, voici nos conditions :
1) La Flandre devient
une république unilingue néerlandophone et la Belgique une
monarchie unilingue francophone
2) La Belgique est
constituée des actuelles régions wallonne et bruxelloise
ainsi que des actuelles communes à facilités et des quelques
communes actuellement flamandes situées sur les axes de circulation
reliant Bruxelles à la Wallonie, ainsi que de toute commune limitrophe
de la frontière linguistique existante, dont la population présente
depuis plus de dix ans aurait majoritairement décidé son
rattachement à la Belgique
3) Les deux pays traitent
les minorités linguistiques résidant sur leur sol en vertu
des lois et traités internationaux en la matière, et ce notamment
en matière de représentation parlementaire et d'emploi des
langues dans l'administration
4) La Flandre doit
se choisir une autre capitale et y déménager ses institutions
actuellement établies à Bruxelles, les bâtiments concernés
étant vendus sur le marché
5) La Belgique garde
ses institutions nationales existantes (ministères, armée,
police, SNCB, Poste, BNB, etc.), à charge pour la Flandre de créer
les siennes. La Belgique reste seule partie de tout traité
ou convention internationale qui la liait précédemment
6) Les infrastructures
(routes, ports, chemins de fer, aéroports, etc. ) sont partagées
suivant le droit du sol ;
7) Les dettes fédérales
et celles des entreprises publiques fédérales sont partagées
suivant une clé basée pour moitié sur la population
et pour moitié sur le PIB de chaque pays (sur le modèle utilisé
pour la participation au capital de la Banque centrale européenne,
accepté par les vingt cinq pays membres de l'Union européenne)
8) Les impôts
sur le travail et les charges sociales afférentes sont dus dans
le pays où la fonction est exercée. Les pensions seront
payées par le pays où la fonction est exercée au moment
de la mise à la retraite. La TVA est due dans le pays où
les ventes finales sont effectuées
9) La Flandre ne fera
éventuellement partie de l'Union européenne et de la zone
euro après en avoir fait la demande satisfait aux critères
d'admission normaux
10) La Belgique
interdit tout survol de sa capitale et de sa banlieue à moins de
10 000 pieds.
Utopique, tout cela
? Impossible pour les francophones ? Essayez de mesurer le nombre d'emplois
récupérés, notamment à Bruxelles en appliquant
ces mesures.
Essayez de mesurer
le potentiel de développement, notamment en Wallonie, que cette
liberté nouvelle nous forcera à conquérir.
Exorbitant pour la
Flandre ?
Peut-être, mais
la liberté a un prix, et, dans un divorce, il est rare que celui
qui s'en va emporte la maison. Wie zegt nu neen?
Michel
Bourgeois
idée
développée en juillet 2004
et
reprise notamment dans Le Soir |