| Depuis 1961, il
n'y a plus eu de recensement linguistique en Belgique ! Mais d'autres
|
Sur base des chiffres de l'année 1999,
le calcul est vite réalisé: 85% des décès
étaient enregistrés en français pour 15% en néerlandais.
En 1999 toujours, 89,8% des naissances étaient déclarées
en français, contre 10,2% en néerlandais.
En ce qui concerne les mariages, les francophones battaient tous les records avec 94,8% contre 5,2% aux néerlandais. En tenant compte de ces données, nous atteignons une moyenne de 89 % de francophones contre 11 % de néerlandophones (flamands). Le recensement linguistique ayant été supprimé, seules les élections législatives constituent encore un "baromètre linguistique" ! Le 10 juin 2007, le total des voix francophones sur Hal-Vilvorde est passé de 70 000 (2003) à 76 000 en 2007, soit près d'une voix sur cinq. A Bruxelles, il n'y a eu que 53 000 voix flamandes. D'ou ce constat ! Il y a donc plus de francophones dans la périphérie que de Flamands à Bruxelles... |
| Le carcan bruxellois existe
dans les faits depuis 50 ans. C'est en effet en 1954 que, pour la
dernière fois, trois communes flamandes vinrent s'unir à
Bruxelles : Ganshoren, Berchem-Ste-Agathe et Evere. Non sans mal.
Le traditionnel recensement décennal de la population, qui, à l'initiative d'Adolphe Quételet, l'inventeur de la statistique moderne, était organisé depuis 1846, n'avait pu avoir lieu en 1940 à cause de la guerre. Il fut effectué en 1947, mais les résultats pour la région de Bruxelles étant tellement positifs pour les francophones, que la majorité flamande réussit à retarder la publication des résultats jusqu'en 1954 ! Bruxelles continuait logiquement à se franciser. En outre, la périphérie flamande, de plus en plus urbanisée, subissait le même phénomène. Les Flamands décidèrent alors de construire à leur manière un mur de Berlin autour de la capitale. Invisible mais terriblement efficace. En application des lois de 1932, les trois communes citées plus haut, intégrèrent Bruxelles en 1954, mais les Flamands, au mépris des libertés individuelles, décidèrent de supprimer de nouvelles extensions éventuelles du régime bilingue pour des communes flamandes. Ils passèrent à l'acte six ans plus tard. Le recensement suivant, qui devait avoir lieu en 1960, fut boycotté par 300 bourgmestres flamands. Ils exigèrent la suppression du volet linguistique qui disparut dans la loi en 1961, consacrant ainsi le droit du territoire au mépris du droit des gens. Depuis, la délimitation des territoires unilingues et bilingues n'est plus modifiée démocratiquement par le recensement des populations. La loi impose une véritable frontière linguistique et Bruxelles est limitée à 19 communes, en dépit d'une réalité socio-économique bien plus large. C'est ce qu'on appelle le carcan. Gordel (ceinture) en flamand, d'où les «promenades» du même nom, qui sont organisées par les milieux flamands, chaque année autour de Bruxelles, et qui épousent les contours de la Région de Bruxelles-Capitale. |
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