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1.
Contexte juridique et jurisprudence
1950-1970
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Base légale :
l'article 77 du Traité CECA et les articles 216 CEE et 189 Euratom
prévoient que le siège des institutions européennes
soit décidé de manière unanime (d'un commun accord)
par les gouvernements des Etats membres.
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Depuis 1952, l'Assemblée
CECA, appelée "Assemblée européenne" après
la fondation de la CEE et d'Euratom, se rassemblait à Strasbourg
car c'était là que siégeait le Conseil de l'Europe
dont la plupart des Etats fondateurs faisait partie. Le Secrétariat
général était installé auprès du Conseil
des Ministres et de la Commission qui étaient à l'époque
à Luxembourg. Bruxelles ne semblait pas très intéressée
d'obtenir le titre de capitale européenne . Cependant de plus en
plus de réunions se tinrent à Bruxelles. Lire
pourquoi la CE et le PE sont à Bruxelles...
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En 1958, il fut décidé
que le Conseil des Ministres et la Commission siègeraient dans l'Etat
membre ayant la présidence de la CE. De manière tout à
fait fortuite, la Belgique était le premier Etat membre à
présider la CE, et cette coincidence fit de Bruxelles
la capitale provisoire de la Communauté pendant plus de 40 ans
!
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Le traité de
fusion des exécutifs de 1965 contenait une décision provisoire
concernant la localisation de certaines institutions (8 avril 1965). Luxembourg,
Strasbourg et Bruxelles furent désignées comme lieux de travail
provisoires de la Communauté. Le Secrétariat général
du Parlement et ses départements devaient rester à Luxembourg.
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A la fin des années
1960, le Parlement a commencé à se réunir à
Luxembourg, même s'il continuait de se rassembler aussi à
Strasbourg. En tout, sur la période de 1968 à 1979, 58 séances
plénières eurent lieu à Luxembourg et 77 à
Strasbourg.
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Après l'élargissement
de la CE dans les années 1970, l'hémicycle devint vite trop
étriqué. Les députés européens s'habituèrent
à Strasbourg qui offrait l'avantage de fournir un espace de travail
à tous les députés. Les réunions de commissions
parlementaires devinrent plus fréquentes et de nouveaux locaux furent
construits afin de les accommoder. Cela provoqua une grève du personnel
des institutions à Luxembourg et de nombreuses demandes furent exprimées
afin de fixer un siège institutionnel unique. Cependant le Conseil
européen de mars 1981 réitéra le statu quo.
Les années
1980 furent caractérisées par de nombreux débats internes
et procès
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Dans la résolution
Zagari (7 juillet 1981) le Parlement européen avait demandé
aux Etats membres de décider du siège des institutions. Puisque
les Etats membres ne réagirent point, le Parlement déclara
que ses sessions plénières se tiendraient à Strasbourg
et les réunions de commission à Bruxelles.
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Dans le procès
qui en résultat (C-230/81 Luxembourg - Parlement (février
1983)), la Cour européenne de Justice décida que le Luxembourg
ne pouvait pas empêcher le Parlement européen de renoncer
à se réunir à Luxembourg, pratique initiée
par le Parlement lui-même, car cela ne faisait pas partie intégrale
du statu quo. Strasbourg devint donc le lieu régulier des réunions
du PE.
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En juillet 1983, les
députés européens adoptèrent une déclaration
écrite visant à partager le Secrétariat du PE en fonction
des lieux de travail effectifs afin d'assurer un service efficace pendant
les mini-sessions à Strasbourg et les réunions de commissions
à Bruxelles. Cependant la Cour de Justice a annulé la résolution
du PE qui était une violation du statu quo.
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En octobre 1985, une
résolution du Parlement appelait à la construction d'un nouveau
bâtiment pour le Parlement européen à Bruxelles. La
France a immédiatement demandé que la résolution soit
déclarée nulle et non avenue (C-258-85, France - Parlement).
La Cour de Justice a rejeté la requête française, reconnaissant
ainsi que le Parlement européen était en droit de tenir des
réunions ailleurs qu'à Strasbourg.
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En janvier 1989 une
résolution fut adoptée par 222 voix contre 176, demandant
un siège unique, la réduction de la dispersion du travail
et du personnel du Parlement européen, appelant ainsi à rassembler
le travail des commissions à Bruxelles. Le rapport du député
britannique Mr Prag jouit d'un large soutien de la part des Pays-Bas, de
la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, du Danemark et de la Grande-Bretagne
ainsi que des Socialistes allemands. Il fut par contre fort contesté
par les députés français et luxembourgeois !
Les années
1990
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En novembre 1991, deux
affaires furent jugées (C-213/88 et C-39/89 Luxembourg - Parlement
(O.J. 224/2, 30 Août 1988), basées sur l'art 173 CEE et les
articles 31 et 38 CECA. Le gouvernement luxembourgeois ayant contesté
la résolution, la Cour de Justice lui a adressé une fin de
non recevoir objectant que la construction de bâtiments à
Bruxelles était justifiée eu égard à l'organisation
interne du Parlement européen. De plus, la Cour a estimé
que le transfert du PE à Bruxelles n'était pas assez important
que pour constituer une violation des décisions précédentes
sur la question du siège.
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En mars 1990, il y eut
une controverse concernant la location des nouveaux bâtiments à
Bruxelles. Le Bureau présenta un compromis proposant que les séances
plénières se tiennent de manière permanente à
Strasbourg et que des négociations aient lieu pour la construction
d'un nouvel hémicycle à cet endroit. La proposition soutenue
par la France, le Luxembourg, l'Allemagne, l'Italie et la Grèce
fut finalement adoptée en avril.
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Dans le courant de l'année
1991, des séances supplémentaires se tinrent à Bruxelles
suite aux développements de la guerre en Irak et à la situation
dans les Etats baltes. Mais les représentants de la Présidence
du Conseil, à l'époque le Luxembourg, étaient absents
à ces réunions. La charge de travail du Parlement augmentant,
en raison notamment de l'introduction de la procédure de codécision,
les députés continuèrent à se réunir
à Bruxelles. Les réunions furent officiellement appelées
"réunions de 'Bureau élargi' " ou "réunions de la
conférence des présidents ouvertes à tous les députés",
ou encore "mini-plénières" ouvertes à tous les députés,
mais excluant le droit de vote.
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En janvier 1992, le
bail pour les bâtiments de Bruxelles fut signé et des séances
supplémentaires furent planifiées à Bruxelles. La
France mit la pression sur les Etats membres.
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En décembre 1992,
le Conseil d'Edinbourg (P.J.1992, C341/1) a définitivement décidé
que "le Parlement européen aura son siège à Strasbourg
où se tiendront les douze séances plénières
mensuelles, y compris la session concernant le budget. Les séances
plénières supplémentaires se tiendront à Bruxelles.
Les commissions parlementaires se réuniront à Bruxelles.
Le Secrétariat général du Parlement européen
et ses départements resteront quant à eux à Luxembourg".
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Le PE s'est cependant
étonné de cette décision prise par les Etats membres
sans aucune consultation du Parlement. Il contesta la légalité
de cette décision arguant que la division du travail du PE dans
trois Etats membres différents était contraire aux Traités
(arts 5, 142, 216 CEE) et au droit inhérent au PE de décider
de sa propre organisation.
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Pendant les négociations
du Traité d'Amsterdam, le problème du siège fut soulevé
durant la phase finale de la CIG par le gouvernement français. Un
protocole fut joint au Traité. La position du Secrétariat
général à Luxembourg futrenforcée.
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Des tensions se développèrent
entre le gouvernement français et le Parlement lorsqu'il demanda
des garanties pour que le Parlement respecte les conditions incluses dans
la décision du Conseil d'Edinbourg en 1992. En 1993, l'Assemblée
française a postposé les procédures de ratification
concernant l'augmentation du nombre d'eurodéputés sur laquelle
un accord avait été trouvé en 1992 jusqu'à
ce que le Président signe le bail du nouveau bâtiment de Strasbourg.
Le Président Klepsch signa finalement en 1994.
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Le Parlement européen
tint seulement 11 réunions à Strasbourg en 1992, 1993 et
1996 et 10 réunions en 1994.
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Une controverse vit
le jour concernant l'organisation de 12 sessions à Strasbourg, ce
qui, compte tenu des vacances parlementaires du mois d'août, impliquait
d'organiser 2 sessions en un mois, traditionnellement lors la session du
budget d'octobre.
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En octobre 1997, le
gouvernement français entama des procédures afin d'annuler
la décision du PE du 20 septembre 1995 (C-345/95) invoquant la compétence
des Etats membres établie par l'art. 216 à déterminer
les sièges des institutions. Selon la France, ce sont les Etats
membres qui sont compétents pour fixer un nombre spécifique
de séances plénières par an, pouvoir inhérent
à celui de fixer le siège du PE. Le PE quant à lui
argumenta que les Etats membres devaient respecter le pouvoir du Parlement
de décider de sa propre organisation interne tel que prévu
par l'art. 142 CE et que la décision d'Edinbourg n'était
pas valide pour la fixation du nombre précis de séances plénières.
L'Avocat Général a défendu une interprétation
flexible de la Décision d'Edinbourg en conformité avec la
pratique existante, selon laquelle tant les sessions plénières
supplémentaires que les réunions de commissions devaient
avoir lieu à Bruxelles. Il a également demandé dans
quelle mesure la notion "mensuelle" exprimait une volonté explicite
des Etats membres d'obliger le PE à se réunir chaque année
en août et en juin durant les années électorales. Cependant,
dans son verdict, la Cour s'est éloignée de cet avis: "Etant
donné la multitude des lieux de travail, l'exercice de cette compétence
implique non seulement l'obligation de déterminer le lieu du siège
du PE, mais aussi le pouvoir de préciser les activités qui
doivent y être exercées." En conséquence, le vote du
Parlement européen du 20 septembre 1995 fut annulé.
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Une autre affaire en
cours concernant le nombre de mini-sessions du PE en 1997 fut retirée
suite à cette décision.
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En octobre 1999 la question
fut à nouveau soulevée lors de l'adoption du calendrier 2000.
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Le 12 avril 2000, le
PE adopta une résolution concernant des propositions pour la Conférence
intergouvernementale de 2000. Un nouvel article du traité établirait
que le PE décide à la majorité absolue de son siège.
2. Parlements nationaux
Le Parlement hollandais
a adopté une résolution le 30 septembre 1999 constatant que
le déménagement du Parlement 12 fois par an était
un véritable gaspillage de l'argent de la Communauté et demandant
au gouvernement de mettre la question à l'ordre du jour de la CIG
et de modifier le Traité en nommant Bruxelles comme unique siège
du PE.
3. Faits et chiffres
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Le Parlement européen
est la seule assemblée au monde à ne pas avoir de siège
unique. Le Parlement européen est à présent composé
de neuf bàtiments s'étendant sur trois villes dans trois
des pays membres fondateurs de la Communauté européenne:
le Grand-duché de Luxembourg, la France et la Belgique.
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Les 732 députés
ont des bureaux à Strasbourg et à Bruxelles. Le personnel
du Secrétariat a des bureaux à Luxembourg ou Bruxelles et
partage un plus petit nombre de bureaux à Strasbourg.
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Pour le moment, Luxembourg
représente 20% de la surface totale des bâtiments du PE et
2000 bureaux. Bruxelles représente 50% du total de la surface des
bâtiments du PE et 3000 bureaux, et Strasbourg représente
environ 30% du total de la surface des bâtiments du PE et 2200 bureaux.
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Le coût de cette
dispersion géographique est estimé à 15% du budget
du PE. La plus grande partie de cette somme est engloutie par le coût
des 12 séances plénières représentant 60 jours
par an à Strasbourg: soit 13% du budget total du PE
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Une étude du
Prof. S. Hix (London School of Economics) démontre qu'un quart des
députés ne viennent pas voter pendant l'entièreté
de la semaine de séance plénière.
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Les députés
les moins assidus sont les Italiens, les Portugais et les Irlandais. Les
plus réguliers sont les députés hollandais, grecs
et français. S. Hix (même étude)
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Avant l'élargissement,
3 000 personnes se rendaient de Bruxelles à Strasbourg (une distance
de 450 km) pour une semaine, chaque mois, avec les dix nouveaux Etats membres
et plus de 100 nouveaux eurodéputés, ces chiffres ont augmenté
considérablement. Nous attendons une réponse de la Commission
à nos questions afin d'avoir les chiffres et le coût exacts.
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Avant l'élargissement,
la perte en temps de travail due à ces déménagements
était estimée à 1 million d'euros. A l'opposé,
lorsque les réunions se tiennent à Bruxelles, 170 personnes
seulement font le trajet depuis Luxembourg.
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Le fait de ne pas avoir
de siège unique coûte chaque année 200 000 000 €.
Si le PE travaillait sur un seul site, ces 200 millions pourraient avoir
un autre usage...
4. Actions prises
par le Parlement européen
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Dans les années
1990, le Parlement a traité de la question du siège presque
tous les ans à l'occasion du vote en séance plénière
sur le calendrier des réunions de l'année suivante
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Le 10 décembre
1999, 250 députés ont signé une lettre disant que
" la transhumance d'un lieu de travail vers un autre et les conditions
difficiles dans lesquelles nous devons travailler et nous rendre à
Strasbourg ne nous permettent plus d'exercer notre mandat avec la dignité
et l'engagement requis de la part d'un député, pour ne pas
mentionner les problèmes liés au nouveau bâtiment et
les coûts exorbitants dûs à la fragmentation géographique
du Parlement européen.
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Le 13 décembre
1999, 15 députés n'ont pas participé à l'ouverture
officielle du nouvel hémicycle de Strasbourg. Le but de leur action
était de marquer leur désaccord avec la dispersion géographique
de leur siège.
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Dans une résolution
du 13 avril 2000 adoptée par 401 voix contre 77, le PE exigeait
le droit de décider lui-même de son lieu de travail
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L'initiative du Quorum:
32 députés peuvent demander un vote sur le quorum. Le quorum
nécessaire pour procéder au vote est atteint lorsque le tiers
des 626 membres sont présents, un vote ne peut avoir lieu si 209
sont absents (Règlement interne du Parlement, nr 12)
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Le 14 avril 2000, le
quorum était demandé par trois députés hollandais
(Van der Laan, Buitenweg, Van Hulten)
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Lors d'une réunion
à Strasbourg du 15-19 mai 2000, le Bureau et la Conférence
des Présidents ont discuté de la nécessité
des réunions du vendredi lors des séances plénières
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Dans ses propositions
en vue de la CIG de 2000, le Parlement a présenté une proposition
de révision de l'article 289 du Traité afin que celui-ci
puisse légalement décider de son propre siège. Cependant,
puisque le Traité de Nice fut rédigé sous présidence
française, cette proposition ne fut pas retenue
La démocratie
participative
L'article 47 sur
la démocratie participative de la Constitution pour l'Union européenne,
soutenu par la Commission européenne, encourage les citoyens de
l'Union européenne à s'impliquer plus activement et à
participer au débat sur les questions européennes. C'est
pourquoi, nous lanà§ons une initiative citoyenne afin de recueillir
un million de signatures pour mettre fin à ce gaspillage de l'argent
des contribuables.
1. Les institutions
donnent, par les voies appropriées, aux citoyens et aux associations
représentatives la possibilité de faire connaîre et
d'échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d'action
de l'Union.
2. Les institutions
entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les
associations représentatives et la société civile.
3. En vue d'assurer
la cohérence et la transparence des actions de l'Union, la Commission
procède à de larges consultations des parties concernées.
4. Des citoyens de
l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif
d'états membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission,
dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée
sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un
acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application
de la Constitution.
La loi européenne
arrête les dispositions relatives aux procédures et conditions
requises pour la présentation d'une telle initiative citoyenne,
y compris le nombre minimum d'états membres dont les citoyens qui
la présentent doivent provenir. . |