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L'aménagement du 'quartier européen', du premier pôle européen
à Bruxelles; est une très vieille histoire (qui remonte à 1958) émaillée
d'incidents, d'anecdotes et de quelques drames urbanistiques !

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réalisée
sur la base documentaire de l'ARAU |
1974 – 1978 : Table
ronde de la vallée du Maelbeek
Mise en place de la Commission de l’Aménagement de la vallée du Maelbeek (dite table ronde de la vallée du Maelbeek) suite aux efforts des comités d’habitant pour faire échouer un projet d’autoroute de pénétration dans le fond de la vallée du Maelbeek. Cette table ronde, pilotée par Serge Moureaux, membre du collège d’Agglomération bruxelloise (l'ancêtre de la Région de Bruxelles-Capitale), associe les comités d’habitants, les trois communes concernées (Bruxelles, Ixelles et Etterbeek), la Société de développement régional bruxellois (SDRB), le Ministère des travaux publics (routes et urbanisme). Cette commission a débattu e.a. des modalités d’implantation du bâtiment du Conseil des Ministres (le Juste Lipse). 1982 : Étude « L’Europe à Bruxelles » de l’ERU Étude urbanistique réalisée par un bureau d’études indépendant : le Centre d’Étude et de Recherches Urbaines (ERU asbl) qui constitue la première analyse quantitative des besoins des institutions européennes et de l’impact sur l’environnement urbain. Cette étude reprenait en annexe les propositions de l’ARAU en ce qui concerne une localisation alternative sur le site de la gare Josaphat. 1987 : Plan « Espace Bruxelles-Europe » de feu Jean-Louis Thys Premier plan urbanistique global de l’implantation des institutions européennes, assuré par les autorités bruxelloises grâce au charisme de Jean-Louis Thys, secrétaire d’État à la Région bruxelloise. Ce plan est prolongé par un plan particulier d’affectation du sol (PPAS) en 1989 qui prévoit la reconstruction de 40 000 m² de logements pour un maximum de 196 000 m² de bureaux sur le chantier du Parlement européen (D1-D2-D3). Si tous les bureaux ont été réalisés, la construction des logements prévus est sans cesse reportée. 1997 : Concours « Les Sentiers de l’Europe » d’Hervé Hasquin Concours international d’architecture à l’initiative d’Hervé Hasquin, ministre régional bruxellois en charge de l’Aménagement du Territoire. Le lauréat, le bureau d’architecture Art and Build, proposait entre autre une dalle sur le chemin de fer et remplaçait les îlots d’habitations, rue De Pascale et de Toulouse par des bureaux. Ce concours fait l’objet d’un recours en justice, toujours pendant, suite à des vices de procédures dans son organisation. Les résultats de ce concours sont maintenant oubliés ! Juin 2001 : Plan « Espace de l’Europe » de Guy Verhofstadt En décembre 2000,
au Sommet européen de Nice, il est décidé que l’ensemble
des Sommets européens se tiendrait à
l’avenir à Bruxelles.
Romano Prodi, président de la Commission européenne et Guy Verhofstadt prirent ensuite l’initiative de réunir un groupe de 12 intellectuels européens pour réfléchir à l’avenir de l’Europe à Bruxelles. Ce groupe, dominé par l’architecte hollandais d’Euralille, Rem Koolhaas, n’aboutit à rien du propre aveu de Romano Prodi. Novembre 2001 : « Schéma directeur du quartier Léopold-Schuman » d’Isabelle Durant Le plan d’Isabelle Durant ministre fédérale de la Mobilité, a mis à plat la situation existante et proposa des pistes concrètes pour inverser les tendances : renforcement des noyaux de mixité (place Jourdan, du Luxembourg…), reconstruction des logements sempiternellement promis, meilleures liaisons piétonnes et des transports en commun, mise en place d’une cellule de coordination, centre de presse au Résidence Palace. Mars 2002, Convention entre la commune d’Ixelles et la SEL, promoteur de la construction du Parlement européen En mars 2002, la commune d’Ixelles saisi l’occasion de la demande de permis d’urbanisme de l’extension du Parlement européen (D4-D5) pour imposer par convention à la Société Espace Léopold (promotrice du projet) de réaliser le solde des 40 000 m² de logements prévus par le PPAS du 7 juillet 1989 (soit 38 000 m²). Mai 2002 : « Axes directeurs Bruxelles-Europe » de Fançois-Xavier de Donnéa Les axes directeurs traduisent les options de la Task Force sur le quartier européen, groupe de travail mis sur pied au Cabinet du Ministre-Président régional. C’est dans ce document que réapparaît l’idée de faire un tunnel sous l’avenue de Cortenbergh et le rond-point Schuman. 17 janvier 2003 : Accord de Coopération entre l’État fédéral et la Région bruxelloise relatif au quartier Léopold-Schuman (accord bipartite) Le 14 juin 2002 et le 20 décembre 2002, le Conseil des Ministres fédéraux décide de la mise en place d’un groupe de travail afin d’assurer le suivi du schéma directeur dit « plan Durant ». Cette décision est traduite dans l’Accord de coopération. Cet accord décidait de la mise en place d’un comité de suivi et d’une structure opérationnelle qui ne sont toujours pas en place ! Janvier 2003 : Accord tripartite Cet accord définit pour chacun des acteurs les actions à mener et les délais à respecter (rédaction des cahiers des charges, vente de terrains, réalisation de projets…). Cet accord a été approuvé en janvier 2003 par le Gouvernement fédéral, par deux des trois communes concernées (Bruxelles, Ixelles) mais n’a finalement jamais été soumis à l’approbation du Gouvernement de la Région bruxelloise. 21 février 2003 : résolution du Parlement régional bruxellois sur l’aménagement du quartier européen Au terme
d’auditions
partielles, les parlementaires tentent par cette résolution de
stimuler
l’action du Gouvernement régional dans le sens voulu par les
habitants ( 14 avril 2003 - document Parl A-403/1.2002/2003
) . 2003 : L’Ombusplan d’ARIES L’Accord de coopération
du 17 janvier 2003 prévoyait que le schéma urbanistique global
devait s’inscrire dans le cadre de l’Accord tripartite (surfaces de logements,
charges d’urbanisme et engagements pris dans les différents dossiers
depuis quinze ans). Encore une fois, on propose de délocaliser les
logements promis depuis 1989 au terrain Van Maerlant (affecté partiellement
au logement) pour y mettre un vague équipement.
10 décembre 2003 : Communication de la Commission européenne sur la politique immobilière et les infrastructures à Bruxelles présentée par Neil Kinnock Le vice-président de la Commission qui
passera au picrate le style Ceaucescu du bâtiment du Conseil ! Et
qui confirmera que la Commission veut, à l'avenir, être dans
"ses" murs. Présidence belge du Conseil des Ministres Mars 2007 : un "Central Park" version bruxelloise C'est au MIPIM (Marché international des professionnels de l'immobilier) de Nice que la Madame Europe de la Région de Bruxelles-Capitale, alias Marie-Laure Roggemans a présenté le plan directeur du quartier européen, basé sur une mixité bureaux-logements-pôle culturel. Ce dernier conforté par une liaison entre les parcs Léopold et du Cinquantenaire. 288 sociétés belges y étaient inscrites (ce qui représente ± 850 professionnels). Elles étaient entourées d'une forte délégation protocolaire composée des ministres Picqué, Cerexhe, Dupuis, Huytebroeck, etc. Bruxelles y a offert une maquette utopique et très surprenante du quartier européen. Atenor Group, Breevast Belgium, Cofinimmo, Immobel, l'UPSI et le bureau d'architecture Jaspers-Eyers & Partners ont innové en jouant la carte de la provocation volontaire. Deux tours localisées de part et d'autre de la rue de la Loi étaient modélisées. L'une derrière le Lex, en lieu et place de l'hôtel Europa appartenant à Atenor et du terrain voisin aux mains de Dexia; l'autre quasiment en vis-à-vis, qui remplacerait un immeuble appartenant à la Commission européenne. Le débat sur le retour des tours à Bruxelles a donc été relancé. Et quand on parle de gratte-ciel, c'est bien de cela qu'il s'agit : 60 étages soit 220 m de haut pour la première (150 000 m2) et 40 étages pour la seconde. 5 septembre 2007 : nouvelle jeunesse du quartier européen de Bruxelles Présente depuis 50 ans à Bruxelles (à ce jour une superficie de 865 000 m² avec 61 immeubles), la Commission européenne a fait le choix de rationaliser tant ses implantations immobilières que la gestion de son portefeuille immobilier. En matière d’implantation, la décentralisation de certains services initiée il y a plusieurs années est confirmée: à côté du Quartier européen comme site principal de ses activités, un maximum de trois pôles à l’extérieur du quartier seront ainsi développés de manière progressive. « L’entente entre nos institutions sur un réaménagement d’envergure du Quartier européen marque un moment historique: celui où nous tournons définitivement le dos à l’image de ghetto administratif sans vie ni réelle intégration qui colle encore à la peau du Quartier européen» a déclaré le vice-président Siim Kallas. De son côté, le ministre-président Charles Picqué, en charge de l'aménagement du territoire au sein du gouvernement bruxellois, a précisé les axes forts de ce nouveau plan de développement international de Bruxelles : "Le projet de schéma directeur a pour ambition de faire du quartier européen un vrai quartier mixte, intégrant un pôle économique européen et international, un pôle résidentiel diversifié, et un pôle culturel et récréatif accessible à tous." Le programme commun peut se résumer en deux chiffres clés : 400 000 m² pour la Commission européenne de part et d’autre de la rue de la Loi et plus ou moins 180 000 m² de logements dans l'ensemble du quartier européen. Il s’inscrit pleinement dans la politique immobilière d'ensemble
de la Commission
européenne, qui
vise à regrouper ses services dans un nombre plus petit de bâtiments
fonctionnels d’une taille d’au moins 50 à 100 000 m²,
à intensifier les acquisitions, et à respecter des principes
directeurs notamment en matière de qualité architecturale et technique
des bâtiments, de sécurité, de confort de l’environnement
de travail, et d’équipements sociaux. La stratégie de
réduction de l'empreinte carbonique de la Commission y est partie
intégrante, à travers la maîtrise des émissions de
CO² provenant des bâtiments, l'optimisation de la desserte
par les transports publics, et l'amélioration de la synergie dans la
gestion des immeubles. 24 avril 2008 Le gouvernement bruxellois approuve le schéma directeur du quartier européen. L'ambition est d'en faire un Central Business District
d'avant-garde, un "éco-quartier européen" exemplaire en
termes de mixité fonctionnelle et sociale, en termes de
mobilité accordant la priorité aux transports publics
inter-quartiers et aux modes de déplacement doux (piétons
et cyclistes) et en termes de convivialité.
à suivre !
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| vue aérienne détaillée du premier pôle européen |

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