Bruxelles serait-elle
encore la même sans ses rivières et vallées? Cet enjeu
a fait l'objet d'un débat citoyen en décembre 2004.
Associations nature
et environnement, Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement
(IBGE), mais également élus,
éco-conseillers, architectes-paysagistes et urbanistes ou simples
habitants de la Région, ils furent nombreux à apporter leur
grain de sel au débat.
Depuis 10 ans, la Région a développé des politiques ambitieuses pour assurer le maintien et le développement de la nature dans ces vallées: maillage vert et bleu, gestion écologique, Natura 2000, promenades vertes, éco-cantoniers, …
Les résultats sont à l'avenant:
Si les vallées
bruxelloises abritent aujourd'hui une grande part des milieux naturels
et de la biodiversité de la Région, ces aménagements
profitent largement à tous les habitants.
Pêcheurs, promeneurs,
amoureux de la nature, cyclistes, joggeurs, écoles, …peuvent aujourd'hui
mieux profiter des plaisirs champêtres au bord des étangs,
cours d'eau et milieux humides bruxellois.
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Mais tout n'est pas rose pour autant.
Les aménagements
et la gestion des vallées sont souvent freinés par le nombre
d'acteurs impliqués dans cette gestion: IBGE, AED (administration
des équipements et Déplacements), Intercommunale IBRA, communes
et propriétaires ne partagent pas toujours la même vision
pour l'avenir.
Les associations
nature, comme souvent les communes et les riverains sont (trop) souvent
informées en dernière minute - sans pouvoir vraiment
donner leur avis - des aménagements réalisés,
pas toujours en adéquation avec leurs attentes.
Les divers usagers
de ces milieux ne sont pas toujours des plus respectueux des milieux et
des autres usagers !
La pollution des
milieux aquatiques par des rejets d'eaux usées provenant de la Région
flamande ou par des pollutions 'accidentelles' n'a toujours pas trouvé
de solutions.
La 'nature' est
encore le parent pauvre des politiques bruxelloises. Les moyens financiers
et humains dévolus à ces réhabilitations sont sans
commune mesure avec ceux attribués à d'autres politiques
environnementales (épuration, assainissement, déchets, ….).
Deux points méritent toute l'attention des autorités :
| Le développement de Bruxelles est étroitement lié
à l’histoire de ces cours d’eau et de ces zones humides. Le long
de la Senne et de ses affluents se trouvaient de nombreuses petits fabriques
et ateliers qui contribuaient au développement de la ville. A l’époque,
les vallées de la Senne et de ces tributaires formaient un ensemble
dense mais discontinu de zones humides, souvent inondées.
Tout le réseau hydrographique a été profondément
modifié par l’homme au fil du temps. Surtout depuis la
Actuellement, la superficie totale d’eau à ciel ouvert est de 172 ha . La seule grande étendue d’eau à ciel ouvert est le canal Charleroi-Bruxelles-Willebroek, qui couvre 81 ha. L’axe du canal est parallèle au lit de la Senne. Elle est presque entièrement voûtée (à l’exception d’un petit tronçon au S-O d’Anderlecht et à l’extrême N-E de Bruxelles) et coule dans le sens S-O N-E dans une large vallée. Les principaux affluents sur la rive droite sont la Woluwe, le Geleytsbeek (ou Molenbeek) et, sur la rive gauche, le Vogelzangbeek, le Neerpedebeek et le Molenbeek. Les rivières et ruisseaux non voûtés sont souvent
intégrés en grande partie dans les parcs et les forêts.
Le Molenbeek, qui se situe au N-O est voûté sur la majorité de son parcours. Le Vogelzangbeek, le Neerpedebeek, le Broek- et le Maalbeek, qui font
leur entrée dans la Région à la
Le Geleytsbeek (ou Molenbeek) serpente encore en grande partie à
ciel ouvert dans la partie urbanisée
Malgré l’urbanisation, les vallées originales sont toujours visibles dans le paysage bruxellois. Mais le passé marécageux de la région se reflète sans doute le mieux par la présence des nombreux étangs, qui couvrent quelque 113 ha. Ils sont tous artificiels. |
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