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Le
Sablon |
Le Bruxellois parle "du Sablon"...
En fait, il faut bien distinguer entre le
'petit',
au caractère historique confirmé
(détails) et le
'grand', situé en contrebas de l'église
Notre-Dame
des
Victoires, qui abandonné dans les années 1960-1975
connait aujourd'hui un regain d'activités
économiques
et culturelles.
| Le Sablon était jadis une vaste plaine déserte, entrecoupée de marécages, de prairies et de sables. Un ermite y vivait et l'hôpital Saint-Jean y ensevelissait, au XIIIe siècle, les morts que son cimetière exigu ne pouvait plus contenir. L'érection de la chapelle de Notre-Dame, en 1304, par les arbalétriers fut le signal de la transformation de ce désert. Les dévots et les pèlerins y accoururent pour vénérer une statuette miraculeuse qu'une femme avait enlevée à une église d'Anvers et amenée à Bruxelles, en 1348. Des habitations s'alignèrent dans le voisinage immédiat de l'oratoire et tout autour de la mare d'eau qui occupait le centre du Grand Sablon. Au XVe siècle, le quartier avait pris déjà une grande extension et on reconstruisit dans un style somptueux la chapelle de Notre-Dame. En 1470, Charles le Téméraire ordonna à la Chambre des comptes de créer une rue entre son palais du Coudenberg et l'église; en 1505, le cortège de baptême de la princesse Marie prit, non plus le chemin traditionnel de l'église de Sainte-Gudule, mais celui de Notre-Dame au Sablon. Marguerite d'Autriche vint souvent y faire ses dévotions et y institua, en1530, la grande procession du mois de juillet. Toutes ces marques de faveur princière assurèrent définitivement le succès du quartier du Sablon et du Pré aux Laines (la rue aux Laines actuelle) qui lui était contigu et qui s'étendait sur la pente de la colline du Galgenberg, où s'élève aujourd'hui le Palais de Justice. |
n° 43 l'enseigne lumineuse n'est hélas
pas du
photo
© 2005 Marcel Vanhulst
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Le Grand Sablon occupe une place importante
dans l'histoire de Bruxelles. Dès le XVIe siècle,
les familles nobles s'installèrent à proximité de
l'église N-D du Sablon.
La juxtaposition de bâtiments prestigieux tels que le Palais
d'Egmont et d'habitations plus modestes de façades traditionnelles
et néoclassiques témoigne de l'évolution sociale et
architecturale du quartier. Le Grand Sablon correspond à un quartier
délimité à l'Est par la place
Royale, à l'Ouest par le Palais
de justice, au Sud par le Palais ducal et au Nord par le quartier des
Marolles .
Les sept maisons situées dans le
bas du Grand Sablon figurent parmi les constructions les plus anciennes
du quartier. Elles ont pour la plupart conservé une façade
et des volumes de type traditionnel. Parmi ces maisons protégées
en fin 2005 par Emir Kir
, citons celles des restaurants « Au grand mayeur » (n°43),
« Aux bons enfants » (n°49) ou encore
Parmi ces maisons traditionnelles, celle portant le n° 43 mérite une attention toute particulière : sa façade présente en effet des réminiscences de style gothique tardif illustré par une arcade en pierre bleue exceptionnelle qui marque l’avancée des étages par rapport au rez-de-chaussée. Cette partie de la façade remonte sans doute à la première moitié du XVIe siècle. Ce traitement de façade en avancée, que l'on retrouve dans certains tableaux du peintre Sallaert au XVIIe siècle, est probablement le dernier exemple de ce type visible à Bruxelles. |
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Un Sablon sans voitures ? |
projet en étude
vidéo de la réunion du 10 avril 2008 sur ce sujet
Marché des antiquaires du Sablon
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