
| Le quai du Bois-de-Construction possède une maison hanséatique
(1711) bien que Bruxelles ne fût pas directement liée à
la hanse teutonique [ une appellation
sans doute abusive puisqu'elle fut édifiée deux siècles
après le déclin de la fameuse ligue]
Cette maison située au n° 9 est l'un des rares exemples bruxellois de reconstruction en style français suite aux bombardements de 1695. Propriété du CPAS de la Ville de Bruxelles depuis 1988, elle a été entièrement restaurée avec des matériaux d'origine. |
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QUAI AUX BARQUES ET QUAI AU BOIS DE CONSTRUCTION Ces quais attestent par l'importance et la beauté de leurs constructions la prospérité commerciale- qui régnait à Bruxelles, au début du XVIlle siècle, après la guerre de la succession d'Espagne Au Quai au Bois de Construction commence une série presque
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| Les immeubles n°1, n° 2, n° 3, n° 4 et n° 5 du
quai au Bois de Construction sont classés comme ensemble depuis le 5 décembre 2002. |
commencez
votre visite
en partant de la rue de Barchon ! |
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Inutile de préciser
qu'il reste beaucoup de rénovations à mettre en oeuvre !
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La maison hanséatique
Au n° 9, vaste et bel immeuble Louis XIV, avec attique triangulaire, daté de 1711. Resté intact, cet immeuble peut servir de modèle à l'étude du style Louis XIV à Bruxelles. Il fut acquis, en 1747, par le banquier J.-A. Ories, le même qui fit construire, en 1761-1762, le château de Sterrebeek. Il y eut sa résidence urbaine jusqu'à sa mort (1789).

Propriété du CPAS de la Ville de Bruxelles, cette maison "hanséatique" rénovée est disponible à la location: quatre salles permettent d'organiser des banquets, des réunions, des colloques et des réceptions (infos au 32+ 25 43 60 29)..
Sa stucture est curieuse. En 1986, Bernard Gochet hésitait sur le sort à réserver à ce bâtiment après sa restauration. C'est l'un des rares vestiges du Bruxelles maritime "intérieur" à la Ville.
| Il y a 6 caves au sous-sol.
L'escalier est suspendu. |
Au premier étage, les chmabres de M. et de Mlle Ories |
| Il y a 3 grandes pièces au rez. | Au second étage, la chambre rouge, la chambre jaune, la chambre bleu Pekin, la chambre verte |
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Au n' 10, jadis In de Drij Visschen, mentionné déjà sous ce nom en 1606, pignon à gradins, note bien locale qui encadre par la droite le n° 9 solennel immeuble Louis XIV. En poursuivant, nous arrivons au point de jonction du bassin des Barques et du Grand Bassin, aujourd'hui remblayés. A droite, le Bassin
au Foin, également remblayé, dans la direction de l'ancien
Entrepôt.
photos
Thierry Willemsens © 2003
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voir aussi Vismet |
Des remblais ont fait disparaître les bassins par où affluait
jadis la vie économique au cœur même de la cité.
Au XIVe siècle, à l'époque où
l'on construisit les Petits Remparts, tout ce quartier était encore
marécageux, entrecoupé de vastes étangs, dont l'étang
des Béguines était le plus considérable. Ses
eaux protégeaient efficacement, entre la Porte à Peine perdue
(rue de Flandre) et la Porte de Laeken, les remparts de la première
enceinte.
La création du Canal de Willebroeck, vers 1550, modifia du tout au tout l'aspect de cette partie de la ville. Le canal pénétrait en ville par la Porte du Rivage et formait une succession de bassins, que nous apercevions de l'entrée même du Vieux Marché aux Porcs. A gauche s'étendait, vers Willebroeck, le Bassin aux Barques, et à droite le Bassin des Marchands. Celui-ci aboutissait au Bassin de Sainte-Catherine, qui lui était perpendiculaire, et sur lequel,. depuis, on a construit la nouvelle église de Sainte-Catherine. C'est dans ce dernier bassin que se concentrait, après l'abandon du port primitif de Bruxelles situé à l'endroit des Halles, tout le commerce fluvial et maritime de Bruxelles. Un peu au delà du Bassin des Barques vient s'embrancher, à droite, le Bassin au Foin, qui aboutissait à l'ancien Entrepôt. Il fut construit, en 1639, par un entrepreneur nommé Henri Faye qui, en même temps, construisit, en face, le Bassin de la Ferme des Boues ou le Mestback. L'importance cornmerciale de Bruxelles augmentant sans cesse, les bassins existants de Sainte-Catherine, des Marchands, des Barques et du Foin devinrent insuffisants. Au delà du Bassin des Barques, on approfondit et on élargit le canal et on créa un vaste et beau bassin, le Grand Bassin,, dont la première pierre fut posée le 1er avril 1830. A ce grand bassin venait se joindre un bassin de dérivation, appelé le Bassin du Chantier. Devenus trop exigus, ces bassins ont été comblés et la Société des Installations Maritimes a construit, au delà des boulevards, des bassins et des quais nouveaux en rapport avec l'expansion économique de la capitale. |
| Entre l'église Sainte-Catherine et la place de l'Yser, les quais,
comblés en deux étapes (1878 et 1911), évoquent le
port primitif de la ville. Le quai aux Briques rappelle par son nom
qu'à partir du XVIe, c'est-à-dire après
la construction du canal de Willebroek, les bateaux y débarquaient
les briques de Boom avec lesquelles on a construit la plupart des maisons
bruxelloises. En 1982, sur le site de l'ancien Marché au Poisson, on aménagea, à l'occasion des travaux du métro deux bassins ponctués par la fontaine-obélisque (située antérieurement place de Brouckère) créée par Janlet (1897) en l'honneur du bourgmestre Anspach (décédé en 1879 et promoteur des quartiers centraux) La dénominations des quais permet de facilement deviner les diverses activités qui les animaient: quais au Bois-à-Brûler, à la Houille, à la Chaux, aux Barques, au Foin, aux Pierres-de-Taille, etc. |
A l'angle du quai et de la rue du Marché-aux-Porcs, la belle maison du Cheval Marin bâtie en 1680 (reconstruite en 1898-1899) séduit l'cail du passant par ses pignons à redents coiffés de frontons cintrés qu'ornent de petites volutes. |
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Le port intérieur « primitif » de Bruxelles se forme dès 1560 à partir d’une série de bassins creusés dans les terrains marécageux, à peine bâtis, situés entre la rue de Flandre et le Grand Béguinage. Avec la création des bassins se développe peu à peu un nouveau quartier au sein duquel s’installera une population de commerçants, négociants, petits marchands, ouvriers, artisans aux activités directement liées à celles du port. Au XIXe, les difficultés de circulation dues
à l’étroitesse des bassins et des quais rendent peu à
peu le port inadapté au développement et à la modernisation
des moyens de communication, surtout face à la concurrence de plus
en plus pressante du chemin de fer. La Ville entame dès 1850 la
reconquête des terrains occupés par le port ; l’ensemble des
bassins fut remblayé en 1910-1911, après l’aménagement
d’un nouveau port, à l’extérieur des boulevards de ceinture.
Occupés en leur centre par des vastes terre-pleins plantés
d’arbres, les quais devenus voiries furent reliés au nouveau «
Quartier Maritime ».
Les immeubles sis quai au Bois à Brûler 25-27 témoignent d’un type d’architecture particulier : en effet les habitations les plus anciennes du port offrent une typologie reconnaissable entre mille, celle de la maison au gabarit ramassé et se développant sur deux niveaux.; les deux immeubles portent le millésime 1609.
L’immeuble n°63 sis quai au Bois à Brûler est un autre
témoin historique de cet ancien port. De style néoclassique,
il résulte de l’aménagement vers 1840 d’un immeuble du XVIIIe
siècle qui occupait lui-même l’emplacement de deux maisons
plus anciennes. La décoration intérieure mêlant les
styles néo-Pompéien, néo-Régence et néo-Renaissance
flamande, fut conçue par le peintre-décorateur Charles-Léon
Cardon (1850-1920), élève et collaborateur de l’architecte
A. Balat et à l’époque propriétaire.Cet ensemble décoratif,
qui confère à l’immeuble un intérêt esthétique
indéniable, témoigne de la tendance historiciste en vogue
au XIXe siècle.
Les immeubles sis à l’angle du quai du Commerce 48-50 et du boulevard de Dixmude 65-71 constituent quant à eux un bel ensemble illustrant parfaitement la période industrielle qui suivit le comblement des bassins à partir de 1910. Edifié en 1920 d’après les plans des architectes G. Dufas et G. Martin, ce vaste complexe, très présent dans le paysage urbain du quartier, se compose d’une maison directoriale de style Beaux-Arts et d’une manufacture (ancienne Manufacture Charlet & Cie) construite sur une ossature en béton armé. Tous ces immeubles ont été classés le 26 juin 2003, à l’initiative de Willem Draps, Secrétaire d’Etat en charge des Monuments et Sites. |
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L''immeuble sis 21 quai aux Pierres de Taille
à Bruxelles-Ville constitue l'un des derniers entrepôts
conservés dans l'ancien quartier portuaire avec le n° 20
voisin. Dès le XVIIe siècle et jusqu’au début du XXe , le bassin de l'Entrepôt (que l’on dénommait à l’origine bassin au Foin)était bordé de nombreux hôtels particuliers et entrepôts qui attestaient non seulement de l’importante activité économique mais également du caractère mondain du quartier. Cet immeuble traditionnel qui remonte au XVIIe siècle témoigne d'une époque où le quartier s'urbanise en liaison avec l'intense activité portuaire et les industries, les entrepôts, les commerces qui s'installent autour. La récente rénovation a permis de dégager dans la pièce avant, sous l’enduit de 1800, d’anciens décors peints (motifs de feuillages et rinceaux) sur le plafond et sur le trumeau entre les deux fenêtres côté rue. Ces fresques, exceptionnelles en raison de leur rareté, ont très certainement été réalisées au XVIIIe siècle à l’époque où l’entrepôt a été transformé en maison d’habitation. Au début des années 1920, c’est la façade avant qui subit une transformation: le pignon, à l’origine à gradins, fut à cette époque transformé en pignon en profil de cloche en même temps que l’on appliqua un enduit en simili-pierre blanche d’Euville recouvrant la façade encore aujourd’hui. « La protection de ce bâtiment me ravit non seulement parce qu'il participe au cachet très particulier de ce quartier typique du coeur de Bruxelles, indique Emir Kir qui l'a fait classer totalement en novembre 2007, mais également parce qu'elle complète la protection du quartier par celle d'un immeuble dont le grand intérêt sur le plan historique et artistique a déjà été confirmé par l'IRPA en ce qui concerne ses peintures murales. » |
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