| rue de la Madeleine |
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A l'initiative du Secrétaire d'État en charge des Monuments
et Sites, Emir Kir, le Gouvernement bruxellois a décidé en 2007 d'ouvrir la procédure
de classement pour les maisons situées du 21 au 31 de cette rue de Bruxelles-Ville. « Cette ouverture de procédure de classement
s'inscrit dans le cadre de la protection du centre historique du Pentagone, un
quartier reconnu par l'UNESCO comme zone tampon autour de la Grand-Place et
inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Les
maisons qui font aujourd'hui l'objet d'une mesure de protection sont en fait
l'un des derniers ensembles monumentaux et spectaculaires qui n'avaient pas
encore été protégés dans cette zone tampon ».
La rue de la Madeleine subit de
très lourdes transformations à deux reprises. Tout d’abord, lors du
bombardement de la ville par les troupes françaises en 1695; ensuite, par la
réalisation de la jonction Nord-Midi, entre 1910 et 1950, qui engendra la
démolition du côté pair de la rue à l’exception de la chapelle de la Madeleine.
Le côté impair n'est quant à lui touché que ponctuellement par la démolition et
la reconstruction de quelques immeubles modernes notamment dans sa partie
haute; il conserve donc sur des tronçons importants l’aspect de la ville
ancienne de la fin du XVIIème siècle, aspect qui est parfaitement visible dans
l’enfilade de bâtiments sis aux n° 19 à 31, les plus remarquables
d’entre eux étant les n° 21, 23-27, 29-31. Deux types de bâti se côtoient dans ce tronçon: la maison individuelle, anciennement à pignon et transformée au XIXe siècle (le n°21), et la maison double de style baroque classicissant (les n° 23-27 et 29-31). Considéré dans son ensemble, ce bâti illustre une période de changement dans l’architecture bruxelloise avec notamment une exploitation nouvelle du parcellaire et l’adaptation aux bâtiments privés de nouvelles références stylistiques, à savoir le baroque classicissant. Conjointement à ces innovations, les modèles traditionnels à pignon se perpétuent. Ce tronçon de rue synthétise donc l’évolution du bâti du Pentagone et, par extension, du tissu urbain au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. La fonction marchande qui est celle de l’artère depuis sa création ne s’est jamais démentie et si aujourd’hui le type de commerce a changé (les boutiques luxueuses ont migré vers les Galeries Saint-Hubert la rue n’en est pas moins commerçante. Cette tendance est accentuée par la proximité avec la Grand-Place et l’attraction touristique de cette dernière |
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