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le
plateau du
KAUWBERG un morceau de
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Le jeudi 27 mai 2004, à l’initiative du Secrétaire d’État
en charge des Monuments et Sites,
Willem Draps, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
a définitivement classé
comme site le Kauwberg, délimité par la ligne de chemin
de fer de Bruxelles - Hal, la
chaussée de Saint-Job, l’avenue Dolez, l’avenue de la Chênaie
et l’avenue Jacques Pastur à
Uccle (l’ouverture de la procédure de classement remontait à
juillet 2002).
Un premier classement comme site intervient en avril 1994
et porte sur 32 ha. Sur recours de propriétaires estimant que la
délimitation de la zone d’étendue de classement n’avait pas
suffisamment tenu compte de la richesse et de la biodiversité
du lieu , le Conseil d’Etat annule l’arrêté de classement
le
7 mars dernier. En sus du classement contesté, le PRAS
définit, en juin 2001, une zone verte de 54 ha. Cette
affectation au PRAS, qui constitue un premier verrou contre
les projets immobiliers qui menacent le site, fait l’objet de
recours en suspension ou en annulation : les 5 recours en
suspension ont tous été rejetés par le Conseil d’Etat.
,
présage positif pour les recours pendants en annulation.
Une étude réalisée par le professeur Martin
Tanghe (ULB), largement argumentée
tant au niveau historique, qu’esthétique ou scientifique démontre
que le Kauwberg est un site exceptionnel.
‘Les espaces verts (bois, réserves naturelles et parcs) représentent
25 % de la superficie du
territoire bruxellois, soit 3.965 hectares sur les 16 140 hectares
que compte la Région.
Préserver ces espaces, c’est agir sur un des facteurs déterminants
pour la qualité de vie
du citoyen bruxellois.
"En ce qui concerne le site du Kauwberg, j’ai toujours eu la conviction
que le combat
mené tant par les mandataires communaux que par le milieu associatif
ou les
riverains était un combat légitime. Ces 20 ans d’opiniâtreté
aboutissent aujourd’hui au
verrouillage complet de toute initiative visant à réduire
à néant leurs attentes. C’est avec fierté
que je prends le relais pour accomplir le dernier tronçon de
cette course d’obstacles. Le
Kauwberg réputé pour sa biodiversité, ses
qualités esthétiques, sa richesse écologique ou son
intérêt paysager, est aujourd’hui doublement protégé
par le PRAS et le classement de
l’ensemble de sa superficie (54 h)" a souligné Willem
Draps .
| Situé au
Sud d'Uccle et faisant partie de l’ancienne forêt charbonnière,
ce vaste plateau participe au paysage ancestral bruxellois. Dès
l'époque de Charles Quint, on entreprit l'abornement de la forêt
domaniale pour prévenir les empiétements toujours possibles
des propriétaires riverains et surtout des nombreuses communautés
religieuses établies dans la forêt.
Une de ces bornes, extrêmement rares, se retrouve au Kauwberg, près de l'avenue de la Chênaie. Défriché et exploité de manière intensive dès la première moitié du XIXe siècle, le site du Kauwberg occupe une colline de 100 m d'altitude qui descend progressivement vers le Geleytsbeek, un petit affluent de la Senne. Cette colline de sable fut exploitée comme carrière de 1920 à 1960 laissant une profonde excavation, colonisée localement par une intéressante végétation pionnière. Livré aux
cultures et au pâturage, ce site fut peu à peu abandonné
et évolua vers un milieu semi-naturel constitué de fourrés,
de friches à hautes herbes, de prairies fauchées ou pâturées,
de prairies humides, de prairies pauvres, de landes à genêts
et de
En période migratoire, on peut voir les fauvettes à tête noire, des jardins mais aussi la fauvette babillarde (plus rare); la linotte mélodieuse y niche, le site attire des migrateurs comme le traquet tarier, les gobemouches noir et gris, des grives, des tarins, des aulnes, des sizerins flammés et, en janvier, des pinsons du Nord. |
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à encore compléter ! photo ?
La borne du Kauwberg
Dès l'époque de Charles-Quint en 152.0, on avait entrepris
l'abornement de la forêt domaniale de Soignes pour prévenir
les
empiètements toujours possibles des propriétaires riverains
et
surtout des nombreuses communautés religieuses établies dans
la
forêt.
La limite du domaine était matérialisée par une levée
de terre
suivie d'un fossé, dont l'autre bord était jalonné
de bornes en
pierre.
Ces bornes de forme carrée portaient une incision parallèle
à la
limite du domaine, et une croix de Bourgogne en relief sur la face
tournée vers l'intérieur de la forêt domaniale. C'est
pourquoi ces
bornes reçurent le nom de « Cruys pael ». Par la suite,
la croix
de Bourgogne constituée par deux bâtons noueux croisés,
dégénéra en une simple croix en X, c.-à-d.
une croix de Saint
André.
Ces bornes sont aujourd'hui devenues extrêmement rares, et
c'est pourquoi celle qui subsiste au Kauwberg est
particulièrement précieuse et il importe quelle puisse rester
à sa
place. Elle est sans aucun doute l'une des mieux conservées
que
nous possédions encore parmi toutes celles qui marquèrent
la
limite de l'ancienne forêt. De plus, contrairement
à la plupart
des bornes du même type, la borne du Kauwberg présente deux
croix de Saint André sur des faces opposées, en fait vers
l'intérieur et vers l'extérieur de la forêt domaniale.
extrait du site du Kauwberg