dans la Région de Bruxelles-Capitale
- l'Ancien Grand Serment Royal et Noble des Arbalétriers de Notre-Dame
au Sablon
- Grand Serment Royal et de Saint-Georges des Arbalétriers de
Bruxelles
- Ordre des Amis de Manneken-Pis
- Confrérie des Chevaliers de Saint-Michel
- Ordre du Bloempanch
- Les Neuf Nations de Bruxelles
- Les Descendants des Lignages de Bruxelles
- L'Ordre de Michel Ier et les mousquetaires de Laeken
- Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola (les 'noirauds')
Belgique, pays du bien boire et bien manger.
Un peu partout existent aussi bien de délicieux plats régionaux
que de gouleyantes bières spéciales ou autres gourmandises
savoureuses dont les recettes proviennent de temps fort lointains.
Pour défendre les patrimoines culturels et gastronomiques des
terroirs, des bénévoles enthousiastes ont créé,
depuis parfois fort longtemps des Confréries qui ici défend
une tarte locale, qui là-bas promeut une bière ancestrale.
En vue de coordonner leurs actions, elles se réunirent pour la
première fois en 1983 sur la Grand-Place de Bruxelles. Depuis, une
Journée
des Confréries est organisée chaque année.
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le dimanche 18 août à Durbuy |
| Grand conseil de la tradition gastronomique et culturelle wallonne
de de Bruxelles
TEL: 32+ 71 58 93 06 |
CNBB
Conseil noble du Brabant wallon et de Bruxelles-Capitale TEL: 32+ 26 53 53 10 |
| Ordre de la Caricole de Bruxelles | caricolles, caricolekes, karicollékeis | 13 janvier 1987 |
| Ordre de la Griotte de Schaerbeek | apéritif, confitures et galettes à base de griottes | 30 mai 1985 |
| Ordre du Faro de Bruxelles | bière à fermentation spontanée de la vallée de la Senne | 6 décembre 1980 |
| Ordre des Kuulkappers de Saint-Gilles | le chou sous toutes ses formes et la jatte de Saint-Gilles | 2 avril 1985 |
| Les Compagnons du Witloof d'Evere | la tourte aux witloofs et le trou-chicon | 1975 |
| Société des Confrères d'Eggevoort-en-Etterbeek | la gastronomie des poissons d'eau douce et la bière "La Médiévale" (7,5 %) | 1994 |
| Confrérie des Hommes-Oiseaux | le pâté bruxellois (poulet et légumes cuits) | |
| Confrérie de la
Gaufre de Bruxelles |
gaufre de Bruxelles | |
| pour en savoir un peu plus...
Comme son nom l'indique , cette tourte ou quiche aux Witloofs (chicon
- chicorée) est préparée à base de pâte
brisée, de sauce béchamel , de witloofs et d'un fromage dont
nous tairons l'appellation.
Le Pâté aux Witloofs et sa Confiture Pâté, composé de foie, de lard, de hachis et de
collier de porc, servi avec une ou deux feuilles de witloofs remplies de
confiture de witloofs.
Le Trou-Chicon Confectionné à la demande de la Confrérie par un distillateur limbourgeois, ce genièvre dans lequel ont été "montés" 400 g de witloofs par litre d'alcool est particulièrement apprécié par les dames. Malgré son taux de sucre assez élevé, il titre plus ou moins 300 mais méfiez-vous, il bonifie avec l'âge! La consommation de caricoles pris son véritable essor dans la gastronomie bruxelloise au XVIè siècle, lors du rattachement de Bruxelles au Rupel. A cette époque, commenceront les travaux de création du Port maritime de Bruxelles et, avec eux, le développement du commerce des produits de la mer. Parmi les commerçants ambulants s'installent les marchands et marchandes de caricoles. On trouve également sur leurs charrettes d'autres produits marins tels les moules crues sauce piquante, les scholles, les crabes et autres crevettes et langoustines, ... De nos jours, à points fixes à Bruxelles, on rencontre
encore de ces belles charettes folkloriques sur lesquelles on peut apercevoir
une énorme casserole en émail, un céleri émergeant
du jus qui fleure bon les aromates. C'est là que cuisent les
caricoles, invitant à la dégustation...
Le Karikollekeis Fromage blanc à la caricole et aux épices diverses qui se déguste à l'apéritif ou le soir, avec une bière bruxelloise. Le pays de Manneken-Pis est un pays où l'on mange bien, un endroit de «bonne gueule», pour employer le langage de Rabelais. Le bruxellois moderne peut passer facilement pour avoir appartenu jadis à quelque royaume de Gargantua et de Pantagruel, Qui ne connaît d'ailleurs ces splendides gravures du terroir, celles des kermesses brabançonnes breugheliennes? Il n'y est représenté que des scènes de ripailles démontrant, gastronomiquement que c'est un pays de cocagne. Jusqu'en 1870, la cuisine nationale, une cuisine essentiellement belge, y régnait en maîtresse absolue. C'est à la suite de la guerre franco-allemande qu'une infiltration gastronomique se produisit. Ce fut aussi le départ de l'évolution radicale et complète de la cuisine belge. C'est à la suite d'un concours dont le sujet était la création d'un type de pâté dont la composition devait comprendre essentiellement du poulet que le pâté bruxellois est né en décembre 1891. Les membres de la confrérie qui se reconnaissent à une coiffe garnie de plumes de faisans essayent de promouvoir cette ancienne recette. Jadis, on cultivait sur le territoire de Schaerbeek une cerise griotte appelée communément "cerise de Schaerbeek". Aujourd'hui cette dernière a, hélàs, quasiment disparu. Chose peu commune, cette confrérie est actuellement dirigée
de main de maître par une Grande Commanderesse. Celleci bouscule
quelque peu les traditions du Xlllème siècle où
il était fort peu probable qu'un Grand-Maître s'incline pour
faire place à une Dame.
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Benjamine des Confréries de Brabant, cette société rappelle le souvenir d'une 3ème composante de l'ancien Etterbeek, dont le territoire en fut, au cours des siècles, presqu'entièrement détaché, le fief d'Eggevoort, dont le nom même avait à peu près entièrement disparu des mémoires, la toponymie gardant de ce domaine "les pieds dans l'eau" les rues du Brochet, du Vivier et de l'Etang... Subsiste cependant d'Eggevoort, sur le territoire actuel d'Etterbeek, outre le site du Valkmolenn (actuel Borchette), le territoire délimité par la frontière avec Ixelles d'une part, la place Jourdan, la chaussée de Wavre vers la Chasse et le Grand Etang d'Etterbeek de l'autre. Souvenir du temps où Etterbeek comptait 3 rivières, 23 étangs ou viviers et 21 auberges, se voulant aussi digne résurgence de la "Maatschappy de 3de Gilde" qui eut pour but, au long de ses 5 ans d'existence dans les années 1860, de vérifier le proverbe "Plus on est de fous, plus on rit", on y défend la gastronomie des poissons d'eau douce, le passé piscicole, gourmand et convivial d'Etterbeek et le souvenir d'Eggevoort où faisaient bon ménage Vischhuys et Hostellery met Brouwery (poissonnerie et hostellerie avec brasserie). Produit d'accompagnement: "La Médiévale d'Eggevoort-en-Etterbeek" bière artisanale blonde de refermentation naturelle titrant 7,5 % d'alcool. La création du faro fut source de nombreuses légendes. En voici une: Hugues, seigneur de Kantersteen, lassé de boire de la "Peeterman" de Louvain, voulut déguster autre chose. Ayant tenté de fabriquer une bière à son goût, il en trouva une qui le fit entrer dans des transports prodigieux de frénésie. Hélas, dans son agitation, il oublia la formule et ne la retrouva plus jamais. "Je donnerai mille écus pour revivre pareille émotion" s'écria-t-il. Ce qui incita les seigneurs voisins à participer aux recherches: douze bières nouvelles furent créées! Tous les cabaretiers-brasseurs de la région s'y étaient mis et tous reçurent la visite du seigneur. "La Haute Pinte », brasserie tenue par un dénommé Géry Knaps, remporta la timbale. Hugues en but plusieurs brocs, tressaillit et s'exclama : "Maître Knaps, votre bière est merveilleuse. Elle est vivante, moelleuse, gaillarde et faraude". C'est donc de ce dernier mot que naquit la «Faro». Il y a d'autres explications plausibles... Le terme 'Faro' est mentionné dans un édit de 1411 disant que les Bruxelloises, vu leur tempérament, sont interdites de Faro. Manière élégante de leur interdire les estaminets de l'époque. (Jo Gérard) Le Faro, est un coupage de lambic avec de la bière de mars ou "petite bière". Cette dernière est obtenue à partir des troisième et quatrième passages de l'eau sur le moût en cuve. Lorsque le coupage est fait, on l'additionne de sucre candy, ce qui lui donne sa belle coloration ambrée. Quant au lambic, sa lente fermentation spontanée se produit sous l'effet de micro-organismes ambiants dans la vallée de la Senne et en particulier le Pajottenland, les Brettanmoyces Lambicus et Bruxelencis. Aujourd'hui, à Bruxelles, ne subsiste qu'un seul brasseur de Faro. Ils sont une petite dizaine pour la vallée de la Senne (en 1900, ils étaient plusieurs centaines). A l'occasion de son chapitre annuel, l'Ordre du Faro ne manque jamais d'aller saluer son petit maître, Manneken-Pis, qui pour la circonstance revêt le costume de l'Ordre. Dès la construction de la seconde enceinte murale de Bruxelles au XlVè siècle, la vocation nourricière de l'actuelle commune de Saint-Gilles s'affirme. C'est vers 1550 que se développa sur ce territoire, appelé alors "Obbrussel", la culture maraîchère de divers légumes et surtout du chou. Ces cultures maraîchères prirent peu à peu une extension considérable. C'est ainsi que les prairies, les vergers et les étangs (que
l'on assécha) et enfin toutes les terres arables, furent transfor-
Aussi vers 1650, les inventifs ancêtres des saint-gillois, afin de rentabiliser au maximum la superficie cultivable, créèrent dans un type de culture verticale, occupant moins d'espace, les Brassica capitata polycephalos ou Choux de Bruxelles [ en anglais, les Brussels Sprouts], mieux connus encore dans la région sous le nom de "sprôtches" ou "sprôtjes". Cette culture intensive des choux valu aux Saint-Gillois de l'époque, le surnom de "Kuulkappers" (coupeurs de choux). Ces petits brassica assurèrent un avenir certain aux valeureux habitants de Saint-Gilles. Ce n'est qu'au début de ce siècle, urbanisation galopante oblige, que disparut le dernier champ de culture intensive de choux à Saint-Gilles... Sic transit gloria mundi... |
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