| LES IMPASSES | |||||||||||||
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Elles constituent une particularité du développement territorial de Bruxelles. Pendant longtemps, au moyen âge, la ville garda un aspect agricole et les premières maisons furent élevées le long de la lisière des champs. Quand le champ primitif fut entièrement entouré d'habitations, ses riverains se partagèrent l'intérieur du bloc. Ils en firent des cours, des jardins, des vergers, voire des blanchisseries. L'ancien chemin d'exploitation rurale perdit sa signification première et devint une rue urbaine, bordée de maisons. Plus tard, quand la population de la ville s'accrut, à partir du XVI siècle surtout, il fallut mettre à profit les jardins et les cours et on y créa des petites cités intérieures qu'on mit en communication avec le dehors par un couloir ou allée. On créa ainsi, à travers les siècles des centaines d'impasses dont les premières se formèrent dans les environs immédiats de la Grand-Place, d'autant plus rapidement que le Marché était un centre d'attraction autour duquel se pressait la population marchande. Le système des impasses est propre au développement urbain bruxellois et il mérite, à ce titre, d'attirer notre attention. Il est inconnu, ou presque, dans les villes de Flandre. Écloses de bonne heure, au IXè siècle déjà, ces villes ont morcelé rapidement leur sol en tout petits blocs. Aussi y trouvons-nous non des impasses dont la formation n'était plus possible, mais un réseau de ruelles étroites et sinueuses sillonnant les champs primitifs et dont la rue d'Une Personne à Bruxelles nous donne une idée précise. Des Galeries jusqu'à la rue des Fripiers se succèdent quatre impasses, le Marché aux Peaux avec son impasse de la Tête de Bœuf, l'impasse du Chapelet, celles de Saint-Nicolas et des Cadeaux. L'ancien Marché aux Peaux a été aménagé dans une cour intérieure. il se trouve, presque à côté des Galeries, entre les n° 80 et 82. |
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Le LISTING ACTUEL DES IMPASSES DU PENTAGONE BRUXELLOIS Impasse de la *, des * , du *
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Malgré un évident problème de parking (et pour cause !), les impasses de Bruxelles connaissent un regain d'intérêt… immobilier. Il est évident qu'au cœur de la ville ce sont des havres de paix et de silence (parfois). On y revient pour y habiter ou pour y installer des bureaux particulièrement au calme en plein centre-ville ! En 1999, il y avait déjà 64 raccordements téléphoniques installés dans les impasses ; une belle preuve de l'intérêt qu'elles suscitent !
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En février 1998, quatre étudiants de l'ULB [ Laurent Gabele - Sandrine Gathy - Isabelle London - Ariane Thieabaut ] ont dressé un inventaire des impasses existantes à Bruxelles. Cette page d'information reprend d'ailleurs beaucoup d'éléments de leur travail qui devrait contribuer à la défense de ce patrimoine historique de Bruxelles Après leur investigation sur le terrain en 1998, il s'est avéré que la Petite impasse des Lunettes mentionnées par Jean d'Osta n'existent plus. Par contre, quatre autres ont encore leur plaque urbaine. Il s'agit de l'impasse de la Providence (rue Haute, 13), de l'impasse Bullincks (rue Haute, 198) obstruée par un restaurant, de l'impasse de la Bouquetière (rue Terre-Neuve, 153) et de l'impasse des Souliers (rue des tanneurs, 92). Ce qui fait, au total, 28 impasses existant encore à Bruxelles. Il reste encore une inscription à la main de l'impasse du Coq dans l'impasse des Lunettes. L'impasse aux Huîtres (rue Marché au Charbon) est englobée dans un parking, mais elle porte toujours son nom d'impasse. |
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