| villa EMPAIN
avenue Franklin
Delano Roosevelt 67
| B-1050 Bruxelles |
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Autres
réalisations bruxelloises de
Michel Polak : Résidence Palace
Hôtel Plaza
Ceria (Anderlecht) Institut dentaire Georges Eastman
(parc Léopold)
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| C'est en 1931 que le baron Louis
Empain, âgé de 23 ans fait ériger l'actuel n° 67
de l'avenue des Nations de l'époque en confiant l'ouvrage à
l'architecte suisse Michel Polak (1885-1948).
La propriété se compose d'une villa monumentale à quatre façades de granit poli, d'un jardin dont l'élément principal est une piscine entourée d'une pergola et d'une conciergerie établie à front de l'avenue Victoria. Dès le départ, l'immeuble suscita l'enthousiasme: l'œuvre de deux étages est très cohérente. La diversité des matériaux (marbre, bronze, bois), le goût et la finesse des moindres détails contribuent à la valeur historique et artistique de l'immeuble. Grand mécène et amateur d'art, Louis Empain fit don du bien à l'État belge en 1937, pour y créer un Musée des arts décoratifs. Ce qui sera fait. Mais la seconde guerre mondiale en décide autrement; l'immeuble est occupé par la Gestapo de novembre 1943 jusqu'à la libération de Bruxelles en septembre 1944. Ensuite, à l'initiative de M. Paul-Henri Spaak, c'est l'ambassade de l'U.R.S.S. (aujourd'hui Russie, à l'avenue Defré) qui s'y installera, ce qui ne plut guère au généreux donateur ! La famille Empain récupérera dès lors le bien dans les années 60, à la fin du bail et y organisera quelques expositions prestigieuses d'antiquaires. M. Tcherkezian, un homme d'affaires
belgo-américains de l'industrie du tabac en feuilles et des cigares
(Tobesco sa) l'acquiert en 1973 et le donnera en location à RTL-Télévision
qui y établira provisoirement son quartier général bruxellois. On envisage d'y installer le 'Club Diplomatique de Bruxelles' (Moniteur belge du 26 août 1982, n° 9367) Depuis 1995, inoccupé, l'immeuble sera utilisé de temps à l'autre pour des prises de vue cinématographiques. Tout récemment, l'importateur des voitures Porsche (la société d'Ieteren) y célébra les 50 ans de la célèbre marque, en y exposant la 911 GTI victorieuse au Mans en 1998. On y donnera
également
quelques représentations théâtrales. Et les projets
se succèdent: installation du Musée Tintin,
aménagement en salon d'esthétique (!), L'homme d'affaires Stephan Jourdain en a été propriétaire et y voulu y recréer un ensemble culturel en commencant des travaux sans permis de batir ! Ce qui lui a valu quelques ennuis... Des pièces classées, des faiences, des meubles, des mosaïques, des céramiques, des porcelaines... ont curieusement "disparu"; une salle de bain très originale et classée a même "quitté" les lieux ! Le 67, en état
d'abandon,
est aujourd'hui propriété de la sa Robelco qui l'a
racheté
à la sa Belgian Estate Cy. qui l'aurait cédé
récemment à
un groupe d'Arméniens... Il faudra attendre 2007 pour que
tout change ! La nouvelle vie du 67 est décrite ci-dessous. Ce temple de l'Art déco comprend encore, dans l'état, - et aujourd'hui classés -, une salle de bain en mosaïque bleue, le (petit) bureau que s'y était fait aménager le baron Empain et tout un système de verrières pour contrôler l'éclairage intérieur. La propriété compte
55 ares, le bâtiment représente 3 500 m².
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La fortune de la
famille Empain remonte au
général-baron Edouard Empain, né en 1852 à Beloeil (son père y était instituteur) et décédé en 1929. Anobli en 1907, il se voyait ainsi reconnaître
C'est lui qui fonda
Il eu deux fils, Jean, le père d'Édouard-Jean
Louis Empain était un personnage
Il s'occupa
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L’originalité du plan, le remarquable agencement des espaces intérieurs tout autant que celui des volumes extérieurs qui leur correspondent parfaitement, confèrent à ce bâtiment une grande lisibilité. Il s’inscrit par-là dans le courant moderniste héritier de l’architecture viennoise du début du XXe siècle. L’emploi des matériaux tant pour les façades (pierre polie et bronze) que pour les intérieurs (marbres, bois précieux, ferronneries...) confère à l’hôtel Empain un cachet remarquable dont il n’existe aucun autre exemple à Bruxelles, si ce n’est le Palais Stoclet situé avenue de Tervueren. L’intérieur se caractérise par la rigueur et la simplicité du plan : un étonnant contraste avec la mise en œuvre de matériaux particulièrement luxueux ! Différentes variétés de marbre (Onyx, Escalette et Bois-Jourdan) créent des effets de polychromie remarquables. De même, les menuiseries ont recours à différents bois précieux, tels que le palissandre, l’acajou de Cuba massif ou encore le noyer strié. Enfin, il est fait largement usage de bronze travaillé avec le plus grand soin pour, entre autres, la très belle clôture séparant le grand hall de la réception. Le décor fait appel à un vocabulaire ornemental varié, dont certains éléments paraissent s’inspirer des arts africains. C'est le 12 juillet 2001 que
le Secrétaire d’Etat aux Monuments et Sites, Willem
Draps, a fait adopter par le Gouvernement bruxellois un arrêté
qui inscrit le 67 sur la liste de sauvegarde
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| 2007 |
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| Depuis
le 29 mars 2007, la spectaculaire résidence du 67 fait partie de
la liste des bâtiments intégralement classés dans
la Région de Bruxelles-Capitale. Ce chef d'oeuvre de
l'architecture 'Art déco' le méritait bien. M. Jean Boghossian en est le nouveau propriétaire. Au travers de sa Fondation Boghossian, il compte rendre tout son lustre à l'édifice, en en faisant une vitrine des cultures orientales au coeur de la capitale de l'Europe. C'est l'architecte Francis Metzger, bien connu à Bruxelles pour être l'auteur de la renaissance spectaculaire de trésors de l'Art nouveau [voir par exemple la Maison Delune, située quasi en face, au n° 86 de la même avenue Roosevelt] qui est chargé des travaux de restauration "à l'identique" (sur la base des plans et des photos d'époque, heureusement conservés par la famille Empain). Diane Hennebert, qui avait dirigé de mains de maître la rénovation de l'Atomium et est passionnée par le patrimoine architectural bruxellois, assurera la coordination générale des travaux et des projets liés à la villa Empain. Dans la foulée, la Fondation a également acquis l'ancienne propriété Bernheim (au n° 65) et souhaite créer un lien entre le 67 et le 65. Jean Boghossian pense à demander alors à de grands architectes (il cite Tadao Ando et Zaha Hadid) de reconstruire la maison Bernheim et d'en faire un centre d'art contemporain pour des artistes venus d'Orient, avec un jardin de sculptures. La famille Boghossian a fui le génocide arménien (1915) et la guerre du Liban avant de trouver en 1975 un refuge en Belgique. Jean Boghossian, joaillier, présentera toute sa collection de famille (tiares, montres à gousset, ...) dans la villa Empain qui hébergera également des expositions contemporaines d'art contemporain et qui sera donc enfin ouverte au public. |
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| Photos du passé [origine: archives de Nathalie Empain] |
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Si vous souhaitez voir d'autres photos ou consulter des plans détaillés (en PDF) consultez le site de la villa. Infos sur la fondation Boghossian |
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