DES TAXIS BRUXELLOIS
Les Taxis Verts plongent leurs racines dans un lointain passé
en ce qui concerne le transport à Bruxelles.
![]() 1890 - LA TRACTION HIPPOMOBILE En octobre 1890, Polydore VANDERSCHUEREN fondait une société en commandite simple qui assurait un service de cars hippomobiles entre les gares du Nord et du Midi. La forme juridique de cette société en limitait l'extension et c'est pourquoi dès 1895, les sept associés créèrent une société anonyme dénommée TRAM-CAR NORD-MIDI dont le capital était à ce moment de 1.000.000 F. 1907 - LES TRAM-CAR NORD-MIDI En 1907 déjà, les Tram-Car Nord-Midi avaient mis en place un service d'omnibus entre la Bourse et Ixelles. Les habitants mécontents prétendaient que les tremblements occasionnés faisaient tomber les tableaux des murs, cassaient des porcelaines, les miroirs et les lustres, dérangeaient les malades et rendaient le vin mauvais. La société Tram-Car Nord-Midi poursuit son développement jusqu'en août 1914, date à laquelle la première guerre mondiale éclate. Les occupants réquisitionnaient les chevaux, l'avoine était hors de prix et les gares du Nord et du Midi pratiquement fermées. 1922 - La sa Bruxelloise d'Auto-Transports "B.A.T." et les voitures de tourisme Lorraine Dietrich. Le 7 mars 1922, la société des Tram-Car Nord-Midi change de nom pour devenir la S.A. BRUXELLOISE D'AUTO-TRANSPORTS. C'est cette année également que la B.A.T. assure la représentation des poids lourds de Dion et des voitures de tourisme Lorraine Dietrich. La nouvelle raison sociale de la société exprimait l'intention de celle-ci d'étendre son activité au transport de particuliers. La B.A.T. se lance dès lors dans l'exploitation de taxis; des taxis qui se distinguent par leur couleur verte, lignée de rouge : les couleurs de Bruxelles. Les TAXIS VERTS sont nés. En 1925, La B.A.T. cède à la société des Tramways bruxellois ses lignes d'autobus et en 1927 prend une importante participation dans l'Agence belge des Automobiles Renault. En 1928, la B.A.T. absorbe une société de taxis viennois, la Vienna Motor Cab Ltd. "Le Soir" du vendredi 31 décembre 1929 informe ses lecteurs de l'unification des compteurs dans les taxis. Dès lors, tous les véhicules de la compagnie sont pourvus d'un compteur indiquant le prix exact de la course sans majoration d'aucune sorte ( Les premiers compteurs apparaîtront sur le territoire de la commune de St.josse-ten-Noode). En 1930, la crise économique en Amérique contraint la B.A.T. à mettre un quart de son personnel en chômage mais l'Exposition de 1935, avec ses 20 millions de visiteurs, ramène un regain d'activité. En 1940, la nouvelle tourmente, de nouvelles réquisitions, de nouvelles restrictions. Seulement 10 % des taxis étaient autorisés à circuler. Seuls les malades, les médecins ou les courses urgentes sur des parcours où il n'existait pas de transport en commun étaient autorisées. Les Taxis Verts continuent de circuler avec une cinquantaine de véhicules dont une partie équipée au gaz. En 1954, la B.A.T. met en exploitation les premiers taxis équipés d'un moteur diesel : des Fiat 1400, des Chevrolet et Plymouth équipées progressivement de moteur Perkins Diesel. L'exposition de 1958 fait grimper le nombre de taxis verts à 425 unités. 13 mai 1960 - Ouverture des soumissions pour le renouvellement de la concession d'exploitation des taxis par la Ville de Bruxelles. Un nouveau concurrent, inconnu jusqu'alors, soumet une meilleure offre que la B.A.T. qui perd les concessions de Bruxelles et de Saint-Gilles, commune importante dans la mesure où la Gare du Midi se trouve sur son territoire. Le 31 décembre 1960, date d'échéance des concessions en question, une grande innovation intervient : les "TAXIS VERTS" obtiennent l'autorisation de la commune de Molenbeek-Saint-Jean d'exploiter 75 taxis non concédés, équipés de radio-téléphonie, au départ de son garage. La compagnie continuait à exploiter en plus de son activité taxi, un service de taxis-camionnettes. LA SA TAXIS VERTS La B.A.T décide de dissocier certaines de ses activités, et participe avec un autre groupe à la constitution d'une nouvelle société qui reprendra ses exploitations de taxis et taxis-camionnettes. Le 1er décembre 1964 naquit ainsi juridiquement la sa TAXIS VERTS. La nouvelle direction ouvre la clientèle et l'organisation à d'autres exploitants de taxis. C'est ainsi que se créa, le 17 mars 1966, la S.C. COTAX regroupant des exploitants indépendants de taxis, très satisfaits de pouvoir bénéficier de la renommée et de la clientèle des TAXIS VERTS, de même qu'un soutien logistique et l'expérience. De par son dynamisme et l'expérience des plus anciens, la société développe un département moderne de transport de choses ainsi qu'une division " déménagement". Quelque 100 véhicules utilitaires de tous tonnages sont ainsi mis journellement à la disposition de la clientèle. |
Evolution du mode d'exploitation
du taxi au cours des 25 dernières
années
A partir de 1971, la mise en place progressive des nouvelles structures politiques du pays va entraîner le transfert du pouvoir de décision aux autorités, aujourd'hui régionales, concédant à chacune d'elles le soin d'en reporter les compétences au plan local. A Bruxelles, cette mutation sera réalisée par étapes transitoires dont l'une d'entre elles verra la création de l'Agglomération de Bruxelles qui aura notamment la compétence en matière de transport local, dont l'exploitation du taxi. L'Agglomération de Bruxelles, en s'emparant du secteur, allait mettre un terme au système des adjudications publiques, au grand dam des communes qui perdaient par la même occasion des ressources substantielles. L'Agglomération met en place sa propre réglementation en attendant la fin des concessions communales en cours tandis que les autorités nationales, dans la foulée, concoctaient un règlement qui allait se concrétiser sous la forme de la loi du 27 décembre 1974. Depuis plusieurs décennies, chaque station de taxi de moyenne importance sur la voie publique disposait de son propre numéro d'appel téléphonique. Dès 1960, la sa Auto Taxi.Bruxellois allait innover en la matière en dotant chaque station dont elle avait la concession d'un numéro d'appel unique relié à un central téléphonique. La fin du système des concessions allait à la fois sonner le glas du principe des stationnements exclusifs et des bornes téléphoniques à numéro unique, ainsi qu'à terme, la ruine de la sa Auto.Taxi.Bruxellois. Entre-temps, néanmoins, l'idée du numéro d'appel unique relié à un central téléphonique avait fait son chemin. Par ailleurs, la mise en place par paliers de l'interstationnement généralisé par l'Agglomération, nécessitait l'autonomie des véhicules affiliés à ce numéro d'appel unique. D'où l'innovation par les Taxis Verts de véhicules taxis guidés par radio. La grande mobilité d'une flotte de taxis guidés par radio allait rapidement bouleverser les habitudes de la clientèle. Parallèlement, pour répondre à cette clientèle en constante extension, le nombre de taxis adhérant à ce système augmentait en proportion au point que, en moins de dix années, près de 400 voitures-radios étaient affiliées aux Taxis Verts et les demandes d'adhésion ne cessaient d'affluer. Pour harmoniser tout ce charroi ainsi que le personnel qui en dépend, il fallait s'organiser. Aussi, dès 1966 les Taxis Verts mirent en place une société coopérative, la COTAX, chargée de contrôler en permanence la qualité du charroi proposé à la clientèle et les aptitudes des conducteurs appelés à la servir. Le succès de cette formule allait rapidement faire école.
C'est ainsi que la clientèle fidélisée à la
sa Auto.Taxi.Bruxellois mise en faillite par la fin des concessions communales
et sévèrement mise à mal par la concurrence des Taxis
Verts évoluant en radio, céda sa clientèle à
la sa Taxis Orange qui allait s'empresser d'imiter sa soeur aînée,
la société des Taxis Verts, en créant à son
tour une société coopérative, la COBRUTAX.
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