des voitures électriques dans Bruxelles ?


Au 1er mars 2008, Google donnait 4 030 000 références pour "electric car" et 1 250 000 pour "voiture électrique". La page qui suit ne donne donc qu'une approche très bruxelloise du sujet !
C'est au moment où le litre d'essence franchit la barre du plus de 1½ € le litre que le regain d'intérêt pouir la voiture électrique fait un retour en force !


C'est déjà un bolide, la "Jamais contente",  mû à l'électricité qui a pour la première fois franchi le seuil des 100 km/h le 1er mai 1899. Ce véhicule était piloté par son concepteur, l'ingénieur belge Camille Jenatzy, qui lui avait donné la forme d'un obus, très audacieuse à l'époque des premiers fiacres motorisés. La Jamais-Contente était en concurrence, pour le record des 100 km/h, avec une autre voiture électrique, pilotée par le comte de Chasseloup-Laubat.
Toutefois, les voitures électriques allaient rapidement disparaître des routes. Les batteries au plomb et à l'acide, lourdes et encombrantes leur conféraient une autonomie vraiment trop réduite. La voiture à moteur thermique a pu très vite imposer sa suprématie, longtemps soutenue par la trompeuse abondance d'un pétrole à bon marché.


Dérivé des concepts précedents de Mitsubishi, l'i MiEV Sport est une pure électrique, alimentée par des batteries Li-Ion.

imiev
L'auto n'a pas un moteur, mais 3. Il y a un moteur principal à l'arrière, de 47 kW, il transmet sa puissance aux roues arrières, et il y a petit moteur de 20 kW dans chaque roue avant. On a donc une traction intégrale, mais elle nécessite un contrôle électronique très sophistiqué pour garantir la stabilité de l'auto en toutes circonstances. Mitsubishi explique que son système contrôle aussi bien le freinage que la traction, et surtout régule le couple transmis à chaque roue pour prévenir toute déviation de la trajectoire. Le comportement routier serait d'autant plus efficace que l'auto possède un chassis conçu pour la traction électrique, avec les batteries logées dans le plancher et une caisse en aluminium.

La BlueCar

Avec une anode de lithium, une cathode à base d'oxyde de vanadium et un électrolyte polymère tout solide, la batterie Lithium Métal Polymère (LMP) de Batscap semble promise à un bel avenir. BlueCarAvec 27 kW d'énergie embarquée, la BlueCar ne pèse que 980 kg pour une longuur de 3,05 m. Pour une 5 places électrique, répondant aux normes, c'est à la limite de l'incroyable. Plus légère, plus compacte, la batterie LMP a pourtant encore d'autres atouts, comme celui de se recharger plus vite que des éléments traditionnels (charge complète de la BlueCar en 6 heures), et d'être 100 % recyclable au terme d'une durée de vie plus longue (10 ans). Autonomie de 200 km et vitesse de 125 km/h. Vitrine technologique pour le groupe français Bolloré.

La Reva, de quoi faire rêver...

Le modèle de base à une vitesse maximale de 70 km/h et un rayon d’action d’un peu moins de 80 km, ce qui limite son utilisation à la ville. Pour la recharger, il suffit de brancher son cable dans une prise électrique, tel un GSM, et en 2 heures la batterie sera déja chargée à 80% .reva
Sa petite taille (2,6m x 1,3m x 1,5m) et sa facilité de manoeuvrer la rendent idéale pour se garer en ville.
L'habitacle reste assez grand pour transporter 2 adultes à l’avant et 2 enfants à l’arrière.

La voiture électrique devrait donc déjà être produite en masse, à utiliser pour les déplacements journaliers d'une quarantaine de kilomètres - les consommateurs que nous sommes se demandent donc pourquoi ce n'est pas déjà fait. Il est évident que beaucoup ont à y perdre : les producteurs de pétrole, l'État et ses taxes, les garagistes ( le moteur électrique ne nécessitant quasiment aucun entretien ), mais nous avons, et surtout nos enfants, beaucoup à y gagner !
Comme le disait feu le regretté Professeur Gaston Maggetto de la VUB, on contrôle mieux les rejets d'une centrale électrique que ceux de 100 000 tuyaux d'échappement ! Et en Belgique, l'électricité de nuit est nucléaire...


ET DANS BRUXELLES ?




Le Bruxellois lamda, motorisé, ne fait guère plus de 80 km par jour... Et la vitesse en ville est limitée à 50 km/h !
La motorisation électrique est donc idéale ! La consommation électrique, c'est  - de nuit -  même pas 1 €/jour !

A noter aussi le confort de conduite...Il n'y a évidemment pas de boîte de vitesses. Le moteur s'éteint ou repart. Dans les bouchons, le grand plaisir des bruxellois, fini de jouer du débrayage et de gaspiller essence ou diesel !



Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la voiture électrique peut résoudre moultes problèmes en Région de Bruxelles-Capitale !
A condition, évidemment, d'oser "prendre les choses en main" !
Et, à la clef, de grandes décisions politiques...

- interdire les 4x4 en ville...
- interdire la circulation des 'diesel' lors des pics de pollution
- imposer l'achat de bus à hydrogène à la STIB...
- limiter drastiquement la circulation de bus et de camions 'diesel' au coeur de la cité (cfr Paris, avec les livraisons par de petits véhicules électriques)




La qualité de l'air étant tout un problème en Région de Bruxelles-Capitale, ne pas oublier que la voiture électrique n'émet aucun gaz !


Début mars 2008, nous avons posé la question de la problématique de la voiture électrique en Région de Bruxelles-Capitale aux Ministres B. Cerexhe et P. Smet.

Voici déjà la réponse de B. Cerexhe, reçue le  6 mars 2008.

Comme vous Ie savez très certainement, la voiture électrique n'est pas, a proprement parler, une nouveauté. La première a circulé en 1881 et, s'il y a même eu des taxis électriques à Paris en 1911, c'est cependant dans les années 1980, avec Ie renchérissement du pétrole et l'augmentation de la pollution dans les centres urbains, qu'elle s'est développée voire réellement apparue.

Les États-Unis lancèrent les recherches avec le projet « California Clean Air» (CCA) et l’Europe avec Ie programme Association Européenne des Véhicules Électriques Autoroutiers

(AVERE) mais, si les faibles performances des véhicules nés de ces projets ne furent pas un obstacle majeur a leur développement, leur très faible autonomie et leurs tarifs très élevés, tant à l'achat qu'à l'entretien, les rendirent vite sans intérêt pour Ie public et ils disparurent rapidement des catalogues.

Aujourd'hui, avec la pollution, Ie bruit, les émissions de gaz à effet de serre et l'augmentation du prix du pétrole, Ie secteur des transports est au cœur de nouvelles nombreuses problématiques et des recherches sont a nouveau menées pour améliorer les nouveaux modes de motorisation et notamment les motorisations électriques. La demande de véhicules écologiques et économiques croit d'ailleurs incontestablement comme Ie montre Ie succès des véhicules dits hybrides.

Après PSA qui fut l'un des plus grands constructeurs de ce type de véhicule avec la Peugeot 106, la Citroën Saxo et la Citroën Berlingo, deux industriels français, les Groupes Bollore et Dassault, misent aujourd'hui clairement sur leur redéveloppement.

Si, dans la foulée de leur présentation de la voiture électrique BlueCar au Salon de l'automobile de Genève en 2005, les groupes français Bolloré et italien Pininfarina annoncèrent fin décembre 2007 un partenariat pour la création, et Ie développement d'une voiture 100 % électrique, qui, selon la presse, pourrait être commandée dès décembre 2008 et les livraisons intervenir fin de IWe 2009, la « Société de Véhicules Électriques » (SVE), créée par les groupes français Dassault et le carrossier Heuliez, propose déjà depuis un certain temps un système de motorisation électrique baptisé  «cleanova », conçu pour être adaptable à divers types de véhicule de série et décline en une version électrique et une version rechargeable.

J'ai, moi même, eu l'occasion, quelques semaines avant le dernier Salon de l'automobile, de rouler dans une voiture d'origine indienne, la Reva .

L'intérêt de la propulsion électrique réside, selon moi, dans une possible triple diminution, a savoir une diminution de la pollution urbaine, une diminution de notre dépendance vis à vis du pétrole et une diminution des rejets de gaz carbonique si l'électricité est produite, soit par des énergies renouvelables, soit par l'énergie nucléaire, soit par des combustibles fossiles - tel que Ie charbon - avec séquestration du gaz carbonique. A coté de celle-ci, l'utilisation de moteurs « brush less » associés à des régulateurs électroniques aux efficacités énergétiques excellentes et au poids très léger, la possibilité de parcourir 200 km à une vitesse maximum de 120 km/h avec des batteries au lithium, la récupération de l'énergie cinétique au freinage pour recharger la batterie, ... sont également d'intéressants atouts.

               

Quant à l'avenir de la voiture électrique, que ce soit en Région de Bruxelles-Capitale ou dans toute autre grande métropole européenne, il est, à mon avis, à cause des exigences liées à ce mode de locomotion, indissociable, à court et à moyen terme, des performances des batteries au lithium. La Société de Véhicules Électriques (SVE), par exemple, fait appel en la matière à une technologie classique d'accumulateurs lithium-ion tandis que les groupes Bollée et Pinifarina usent de batteries lithium-métal-polymère dénuées de composant liquide.

Le développement technique est, en ce domaine, en pleine effervescence et permet clairement ici d'avancer dans la résolution d'un problème écologique. Il faut toutefois le laisser poursuivre son travail, notamment dans la recherche sur de nouvelles batteries qui se chargeraient plus rapidement.

Nonobstant ce qui précède, l'utilisation optimale de la voiture électrique restera, selon moi, probablement urbaine, avec des scooters ou de petites voitures, type « secondes voitures », éventuellement mises en location, dans une ville ou une région comme la notre, en libre-service tandis que sur les grandes distances les voitures à propulsion hybrides ou les transports en commun garderont sans doute Ie rôle principal

La Région de Bruxelles-Capitale, au travers de toutes les aides financières qu'elle accorde régulièrement aux entreprises comme par l'intermédiaire de ses structures d'investissement, de conseil, de formation, ... est bien évidemment prête a examiner tout projet qui amènerait une richesse supplémentaire pour les Bruxelloises et les Bruxellois, que ce soit en matière d'économie, d'emploi ou d'environnement.

Toutefois, à l'heure actuelle, comme Ie regrettait Ie Ministre français de l'Industrie Michel Loos Ie 27 mars 2007 « ... Le véhicule électrique en série existe sous forme de prototype chez Dassault et chez Bolloré mais aucun constructeur n'accepte de le lancer ... » et de poursuivre « ... Ce n'est pas l'argent qui manque, ce sont les projets ... ».

A ma connaissance, à ce jour, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, n'a pas encore été saisi d'un tel projet.

Benoît Cerexhe

les liens hypertexte sont de notre rédaction


Les voitures électriques sont plus efficaces !


Dans son étude nommée "Plugged In: The End of the Oil Age", le World Wildlife Fund (WWF) montre que les véhicules fonctionnant entièrement ou partiellement à l'électricité fournie par le réseau de distribution sont bien plus efficaces et peuvent émettre moins de gaz à effet de serre que nombre de soi-disant "carburants alternatifs" et ce même lorsque l'électricité est essentiellement produite à partir de combustibles fossiles.

Le rapport montre que les véhicules électriques peuvent se révéler trois fois plus performants que les véhicules fonctionnant avec des hydrocarbures, et surtout, que ceci est réalisable en ayant recours aux technologies et aux infrastructures de distribution déjà en place.

Combustibles

Il considère que l'avenir du secteur des transports repose actuellement à 95% sur les hydrocarbures liquides, et analyse les possibles avantages et impacts de l'électricité par rapport à d'autres substituts du pétrole pouvant servir de carburant à de futurs moyens de transport.

"À l'heure actuelle, alors que le pétrole est de plus en plus difficile d'accès, les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Australie et l'Afrique du Sud recherchent activement des techniques visant à créer des combustibles liquides à partir du charbon", indique le rapport  alors que les combustibles liquides provenant du charbon coûtent cher, consomment beaucoup d'énergie, sont extrêmement polluants et n'ont jusqu'à présent été utilisés à grande échelle que dans des pays en état d'urgence, explique le docteur Gary Kendall, auteur de cette étude.

Aérodynamique

Une autre source de pétrole, l'exploitation des sables pétrolifères (sables bitumeux), génère quant à elle trois fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que la production de pétrole et détruit l'environnement local. Selon les déclarations de James Leape, directeur général de WWF International, "les voitures du futur devront être beaucoup plus performantes - plus petites, plus légères, plus aérodynamiques - et il faudrait qu'elles fonctionnent de plus en plus à l'électricité".

Les transports sont la deuxième plus grande source d'émissions de gaz à effet de serre dues à l'utilisation d'énergie après le secteur de l'électricité. Il y a actuellement environ 800 millions de véhicules dans le monde "et ce nombre pourrait doubler d'ici 25 ans selon le World Business Council for Sustainable Development", indique encore le rapport du WWF.                                                                                       (source belga)


au Danemark, dès 2011 !
 A cette date, les conditions seront réunies pour commercialiser des véhicules électriques à grande échelle.
Des incitants fiscaux, des véhicules en nombre dont ldes Renault Megane et à l'intitaive de Better Place Danmark un réseau électrique de recharge des batteries sur l'ensemble du territoire danois.  Détails ici.

Le Portugal sera, avec Israël et le Danemark, l'un des premiers pays à tester dès 2011 la voiture électrique à "zéro émission" de C02 développée par le groupe automobile Renault-Nissan, selon un protocole d'accord signé mercredi à Lisbonne avec le gouvernement portugais.

"Nous voulons être un laboratoire pour les voitures électriques", a déclaré le Premier ministre portugais, José Socrates, lors de la cérémonie de signature de cet accord avec le constructeur automobile, en présence de plusieurs ministres de son gouvernement et des responsables de Renault-Nissan.

Dans le cadre de cet accord, le gouvernement portugais s'engage à créer les conditions favorables à l'introduction au Portugal de la nouvelle génération de voitures électriques dans un délai de trois ans.

Conditions avantageuses
"Nous voulons créer les conditions nécessaires pour que les utilisateurs de la nouvelle voiture électrique puissent le faire à des conditions avantageuses: au même prix qu'une voiture normale et sans difficulté d'accès à l'alimentation électrique" grâce à des "infrastructures permettant de charger ou de remplacer rapidement les batteries de ces voitures" sur l'ensemble du territoire, a indiqué M. Socrates, précisant que des avantages fiscaux sont également à l'étude.

La voiture électrique, qui devra être commercialisée au Portugal à partir de 2011, est prévue pour cinq passagers et aura une autonomie de 160 km, a précisé le vice-président exécutif de Nissan, le Portugais Carlos Tavares. "Le Portugal est le premier pays à avoir mis en place un partenariat direct avec Renault", a souligné le patron du groupe Carlos Ghosn, sans communiquer le montant des investissements car "le modèle de développement est encore à l'étude".

Pour le Portugal, l'engagement dans ce projet a un double objectif. Il doit non seulement aider le pays à atteindre ses objectifs ambitieux en matière de réduction d'émissions polluantes, mais également lui permettre de réduire sa dépendance au pétrole.

"Les transports sont responsables d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Alors s'attaquer aux transports, c'est une partie importante" du problème, a estimé le ministre de l'Economie Manuel Pinho, rappelant que le Portugal prévoit de produire 45% de son électricité à partir de sources renouvelables en 2010.

Plusieurs groupes portugais ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet. Energias de Portugal (EDP) est intéressé par une participation aux infrastructures d'alimentation de ces voitures électriques. Outre EDP, M. Pinho a indiqué que plusieurs entreprises du secteur de la distribution, des concessionnaires d'autoroutes ou de la banque allaient également être associés à ce consortium. Ces groupes doivent étudier dans les prochains quatre mois les modalités de leur participation à ce projet.

Plus d'ambition
Au cours de son discours, le chef du gouvernement portugais a regretté que l'Union européenne ne s'investisse pas d'avantage dans le développement de voitures propres. "L'Europe devrait avoir plus d'ambition, a-t-il fait valoir. Ce mémorandum est la preuve que nous n'allons pas attendre les bras croisés les conséquences de ce troisième choc pétrolier."

"C'est un long chemin, si bien qu'il vaut mieux commencer le plus tôt possible", a observé M. Socrates. "Nous voulons éviter que les prochaines générations soient dépendantes des impôts fixés par d'autres."

Renault-Nissan s'est fixé l'objectif de devenir le premier constructeur automobile du monde à commercialiser à grande échelle une voiture tout-électrique, en pariant que ce type de véhicule à zéro émission polluante finira par peser 15% du marché mondial.









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